Sécrétion vaginale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir cyprine.

Les sécrétions vaginales sont produites dans le vagin, à partir de deux types de glandes sécrétoires. Le mélange de ces sécrétions forme un mucus plus ou moins liquide, habituellement translucide à légèrement laiteux, dont la quantité et la composition biochimique et microbienne varie selon les moments du cycle menstruel et l'état de santé. Parfois, le terme cyprine est utilisé pour désigner ces sécrétions avec une connotation érotique.

Origine[modifier | modifier le code]

Trois types de sécrétions sont distingués :

  • Les sécrétions émises par des glandes situées en hauteur dans le fond du vagin, au niveau du col de l'utérus.
    Elles sécrètent continuellement (un peu comme la salive dans la bouche ou les larmes dans les yeux) une petite quantité d'un liquide légèrement mucilagineux (visqueux) qui s'écoule le long de la paroi du vagin (à l'origine des pertes blanches). Ce liquide entraine avec lui d'éventuels germes (bactéries, champignons) et surtout un grand nombre de cellules mortes issues du renouvellement de la muqueuse vaginale. Il entraine aussi les résidus de menstruations (règles).
  • Les sécrétions lubrifiantes émises sous l'effet de l'excitation sexuelle (stimulation psychique ou stimulation physique lors de la masturbation et/ou d'un rapport sexuel).
    Cette sécrétion est un mucus et un lubrifiant anatomique. Elle provient de glandes dites glandes de Bartholin, situées dans la partie basse du vagin, à hauteur de la vulve[1].
    Ce mucus facilite la pénétration et les mouvements du pénis dans le vagin. Après un accouchement, la chute du taux d'œstrogène et/ou des déchirures de vaisseaux sanguins alimentant le vagin peuvent entraîner une moindre capacité d'excitation sexuelle et de congestion vasculaire vaginale « ce qui altère les réactions physiologiques à la stimulation sexuelle ainsi que la lubrification vaginale »[2].
    L'augmentation du taux de prolactine durant l'allaitement peut aussi diminuer la lubrification vaginale.
    Une sécheresse vaginale (c'est-à-dire l'absence de lubrification vaginale) peut causer une dyspareunie voire un vaginisme[3], ainsi qu' « une augmentation du pH du vagin. Le vagin devient alors plus susceptible aux infections »[4].
  • L'épithélium vaginal ne contient pas lui-même de glandes sécrétoires, mais quand l'excitation sexuelle est importante, les vaisseaux sanguins de la muqueuse vaginale gonflent et libèrent un autre liquide (« transsudat ») qui percole (transsudation) au travers de la muqueuse à partir du système veineux et se mélange aux autres sécrétions vaginales.

Composition[modifier | modifier le code]

Les sécrétions vaginales contiennent de l'eau, de la pyridine, du squalène, de l'urée, de l'acide acétique, de l'acide lactique, des aldéhydes, des cétones, des complexes d'alcools et de glycols, ainsi qu'une abondante flore bactérienne[5].

Le fluide est généralement clair et ressemble plus au liquide pré-éjaculatoire masculin qu'au sperme. Il peut présenter une grande variété de texture, goût, couleur et odeur, suivant l'état d'excitation sexuelle, la phase du cycle menstruel, la présence d'infections, la consommation de drogues, l'alimentation et des facteurs génétiques.

Les sécrétions vaginales sont acides avec un pH normal compris entre 3,8 et 4,5[6],[7]. Des IST peuvent augmenter leur acidité.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Ces sécrétions ont plusieurs origines et plusieurs fonctions.

Elles évoluent (qualitativement, et quantitativement) dans le temps selon le cycle de l'ovulation, ainsi que de l'adolescence à la période post-ménopause[8] ou selon certaines circonstances (grossesse, certaines maladies, certaines vaccinations[9]…).

Elles ont plusieurs fonctions qui interagissent de manière complexe.

Épuration[modifier | modifier le code]

Les sécrétions vaginales forment un flux relativement constant. Ce flux emporte hors du corps les déchets métaboliques de la microflore vaginale (métabolites, métabolites secondaires…), les matières détritiques issues du renouvellement des parois utérines (les règles) ou issues des muqueuses du col ou du vagin (élimination des cellules mortes) ; ce sont elles aussi qui contribuent à éliminer les restes d'éjaculat (sperme).

Immunité[modifier | modifier le code]

Cette fonction immunitaire semble plutôt liée aux sécrétions de la région du col de l'utérus (dite région « cervicale »[10]) ; les sécrétions directement issues de la paroi vaginale semblent peu appropriée à la production d'anticorps ;

Une partie au moins des sécrétions semblent contribuer à éliminer les germes pathogènes le vagin, et à y entretenir une flore vaginale qui protège les muqueuses d'infections par des microbes pathogènes ou opportunistes.
Les immunoglobulines IgC et IgA varient au cours du cycle d'ovulation[11]. Par exemple, le taux d'IgG augmente après la menstruation, et diminue en phase ovulatoire et est relativement faible durant presque toute la phase lutéale[11]. À certains moments les taux d'IgG ou d'IgA sont identiques dans la glaire cervicale et dans les sécrétions vaginales, à d'autres moments, ils diffèrent[11].
Il n'y a pas de lien direct entre le volume de fluide vaginal et la concentration en IgG. les IgA sont bien moins présent que les IgG dans les fluides vaginaux (à tous les moments du cycle) et ils sont au plus bas au milieu de la phase lutéale[11].

Les sécrétions vaginales contribuent à l'entretien d'un milieu légèrement acide ; l'« écosystème vaginal », en équilibre dynamique et normalement défavorable à de nombreux pathogènes ;
Parmi les constituants volatiles des sécrétions vaginales humaines (qui évoluent au cours du cycle de l'ovulation, et qui modulent l'odeur de ces sécrétions), on trouve toujours de l'acide lactique (c'est le composé acide majeur, et constant, accompagné en moindre quantité d'acide acétique. S'y ajoutent parfois des acides aliphatiques C3-C5 [12] et de nombreuses molécules qui sont des déchets métaboliques de la microflore et de son hôte.

Lubrification[modifier | modifier le code]

Les sécrétions vaginales, quand elles ont une consistance mucilagineuse adéquate, favorisent la pénétration et les mouvements du pénis dans le vagin et permettent et augmentent le plaisir sexuel, y compris au niveau du clitoris et lors de la masturbation.

Reproduction[modifier | modifier le code]

De l'adolescence (à partir des premières règles) à la ménopause, la composition (en glycogène par exemple[13],[14] chez l'animal, et chez la femme[15]), et le volume de fluide sécrété par le col, le vagin et la région vulvaire varie ;
Elle varie selon les moments du cycle (et selon le degré d'excitation sexuelle), et la consistance des sécrétions émises au niveau du col varient considérablement selon ce cycle, facilitant la remontée des spermatozoïdes vers l'utérus et les trompes au moment de l'ovulation, mais non le reste du temps [16].
Chez un certain nombre d'espèce (ceci est encore discuté chez l'être humain notamment concernant la fonctionnalité de l'organe voméro-nasal[17] ou de manière plus générale [18], mais bien démontré[19],[20],[21] chez certains primates non humains), l'odeur de ces fluides a aussi une valeur de « chémosignal » (voir ci-dessous) ;

Fonction phéromonale[modifier | modifier le code]

La fonction phéromonale est reconnue chez de nombreux mammifères chez lesquels elle joue un rôle plus ou moins important selon l'espèce considérée. Mais, comme plus généralement le rôle ou l'importance des phéromones, elle encore discutée chez l'être humain[22].

Cette fonction a été très étudiée, notamment dans les années 1970, chez certains animaux de laboratoire.

Chez l'animal[modifier | modifier le code]

Chez la souris, c'est l'urine de la femelle qui semble surtout porter le message sexuel phéromonal, chez le macaque Macaca arctoides (espèce qui ne présente pas de « gonflements sexuels » visuellement attractifs pour les mâles en phases folliculaire et périovulatoires du cycle menstruel, comme c'est le cas chez les femelles d'autres macaques)[23] ; Un mâle anesthésié exposé à l'odeur de sécrétions folliculaires produites en période ovulatoire ou juste après l'ovulation présente une montée rapide du taux plasmatiques de testostérone (maintenu jusqu'à 120 min après l'exposition), cet effet n'étant pas obtenu en l'exposant à l'odeur de règles ou des sources d'odeurs salines[23].

Chez le hamster, les pertes vaginales émises par les femelles au moment de l’œstrus jouent un même rôle : Les mâles expérimentés[24], tout comme les mâles « sexuellement naïfs » de hamster se montrent fortement attirés par l'odeur de sécrétions vaginales produites au moment de l'œstrus par la femelle, alors qu'ils ne le sont pas par l'odeur d'urine[25]. Lors de la parade nuptiale puis de l'accouplement normal de hamsters, le mâle renifle activement les pertes vaginales de la femelle, et les lèche[26]. Ces mâles passent beaucoup de temps à renifler l'odeur et cherchent à lécher la dite sécrétion ; ils lèchent son contenant si la sécrétion leur est inaccessible[25], mais ils ne cherchent pas à monter la bouteille[26] alors qu'ils affichent une activité sexuelle envers un hamster mâle anesthésié parfumé avec des sécrétions vaginales[26]. De même des mâles actifs tentent de copuler avec d'autres mâles parfumés de sécrétions vaginales[26], et ils se montrent moins agressifs envers d'autres mâles actifs si ces derniers sont « parfumés » avec des sécrétions vaginales[26]). Enfin, les neuroendocrinologues observent la même réponse biochimique (augmentation du taux de testostérone plasmatique) chez le hamster mâle quand une femelle en œstrus est introduite dans sa cage, que quand on y introduit seulement des pertes vaginales provenant de cette femelle[27].

Dans les pertes vaginales de la femelle du hamster, on a identifié le disulfure de diméthyle[28]. Isolé, il se montre capable d'attirer les mâles vers les femelles mais non d'induire un simulacre de copulation avec un autre mâle parfumé de ce disulfure de diméthyle[28]. À lui seul, ce disulfure se montre moins efficace comme phéromone que le mucus vaginal naturel de la femelle[28]. La castration du hamster mâle réduit significativement son attirance pour cette odeur sexuelle[24], et inversement, un traitement par le propionate de testostérone la restaure partiellement[24]. Il est démontré que c'est l'organe voméronasal du hamster qui capte les odeurs des sécrétions femelles et non son système olfactif[29].

Chez l'être humain[modifier | modifier le code]

L'odeur (normale ou anormale) des sécrétions vaginales humaines pourrait également jouer un rôle dans la « réponse sexuelle » de l'homme vis-à-vis de la femme[30], et inversement (à partir des hormones émises par certaines glandes spécialisées des aisselles masculines[31]. Il pourrait aussi exister une fonction de « messager chimique » entre femmes et au sein d'une communauté dans les phénomène de synchronisation depuis longtemps évoquées au sein de communauté de femmes (ex : au sein d'un même dortoir de couvents) ou de femmes ayant une relative proximité physique (ex : au sein d'un même dortoir de pensionnats féminins)[32], en lien avec les phéromones qu'elle contiennent.
En raison d'études aux résultats contradictoires et parce que de nombreux biais possibles, l'importance, voire l'existence de cette synchronisation au sein de l'espèce humaine reste discutée, et pourraient en outre être « perturbée » ou « masquée » par les comportements récents d'hygiène intime (Cf. déodorant, parfums, serviettes hygiéniques parfumées…) ou par les pratiques socialement normatives d'origine sociale et/ou religieuse[33],[34] consistant à s'épiler les aisselles, et plus récemment la zone anopubienne, pratiques qui se sont peu à peu diffusées à partir des années 1970. Stern and McClintock (1998) ont de plus montré que des composés émis par des glandes exocrines associés aux poils d'aisselles féminines intervenaient aussi, en étant capable d'influencer les dates de cycles menstruels d'autres femmes, d'une manière opposée, selon le moment où ces « odeurs » étaient produites.

La teneur des sécrétions féminines en certaines substances volatiles pour partie émises par les métabolites acides du milieu vaginal évolue également au cours du cycle, en relation avec l'ovulation[12], mais on mesure mal son importance en termes d'attractivité sexuelle pour l'homme.
L'odeur semble pouvoir jouer un rôle (tantôt positif, tantôt négatif) dans les mécanismes de l'attractivité sexuelle, de l'excitation sexuelle et des relations sexuelles[35].
Pour le chien mâle, les pertes vaginales jouent en partie ce rôle, mais il est partagé avec les odeurs d'urine de la femelle et les sécrétions odorantes produites par ses glandes anales de la femelle[36].
L'ovulation est accompagnée d'une modification de la température corporelle humaine[37].

Tout ou partie de ces quatre fonctions contribuent à faciliter les rapports sexuels et à évacuer les cellules mortes qui se forment naturellement à partir de toutes les muqueuses.

Certaines molécules présentes dans les sécrétions vaginales pourraient aussi indirectement jouer un rôle en matière de fidélité dans le couple via l'ocytocine ou dans l'attachement de la mère au bébé[38].
Rem : une odeur forte et anormale (principalement due à l'émission dans l'air de triméthylamine[39], dont l'odeur évoque celle de poisson ou de crevette non frais[40], associé à un pH élevé (supérieur ou égal à 4,7[41]) indique généralement une infection polymicrobienne (vaginose, due à des bactéries (ex : Haemophilus vaginalis[42]) et/ou à un champignon)[41] (Un test est l'apparition d'une odeur d'amine quand les sécrétions vaginales sont mélangées avec de l'hydroxyde de potassium à 10 %[41]). Les vaginoses bactériennes sont la manifestation d'un déséquilibre de l'écosystème vaginal : recul de la flore normalement dominante des Lactobacillus au profit d'une flore mixte "anormale" et produisant de la sialidase (enzyme). Les vaginoses sont la première cause de pertes vaginales anormales chez les femmes adultes[43]. Elles doivent être soignées, car potentiellement sources de maladie inflammatoire pelvienne et/ou de MST[41].

Variations physiologiques[modifier | modifier le code]

Cycle menstruel[modifier | modifier le code]

La couleur, l'épaisseur et l'odeur des fluides vaginaux évoluent selon le moment du cycle menstruel et le degré d'excitation sexuelle (plus ou moins selon les femmes, selon leur âge).
L'odorat de l'homme comme celui de la femme perçoit le changement dans l'odeur de sécrétions vaginales (douceur, intensité ou caractère désagréable, expérimentalement estimés par la méthode d'estimation des grandeurs) au cours des phases successives du cycle menstruel et ovulatoire[44] ; En moyenne, les sécrétions des phases pré-ovulatoires et ovulatoire sont perçues comme légèrement moins odorantes et comme moins désagréable que l'odeur des sécrétions menstruelles, et lutéale précoce ou de la fin des phases lutéales. Cependant des biais dus à des facteurs culturels sont possibles, et lors de cette étude, des variations considérables ont été observés au cours de cycles différents d'une même donneuse, et selon les différentes donneuses de sécrétions[44]. Dans ce cas, l'étude n'a pas validée l'idée que ces odeurs sont particulièrement attrayants pour les êtres humains, en tous cas dans un test in vitro en situation[44].
Au moment de l'ovulation le mucus cervical (produit par les glandes proches du col) se font plus liquides, ce qui favorise et accélère la remontée des spermatozoïdes vers les trompes et l'ovaire, mais les pertes vaginales deviennent plus épaisses et visqueuses.
Une modification du pH vaginal induit une modification de la quantité de sécrétions produite[45] (et souvent de leur odeur). Une forte acidification traduit une infection (vaginose) ;
La grossesse ou l'allaitement peuvent aussi, sous l'effet de poussées hormonales, augmenter la quantité de sécrétions produites par le vagin, et peut être modifier les messages phéromonaux émises par la femme. L'allaitement rétrocontrôle le cycle menstruel en l'inhibant[46].

Grossesse et accouchement[modifier | modifier le code]

La perte des eaux « nettoie » le vagin d'une partie de ses sécrétions.

On cherche depuis longtemps à prédire la naissance prématurée, ou plus exactement le risque de « rupture prématurée des membranes » (RPM)par un marqueur biologique (ex : IGFBP-1, car très abondant dans le liquide amniotique[47],[48],[49]) facile à mesurer ou tout moyen efficace de diagnostic non-invasif, pourrait diminuer la mortalité qui lui est associée[50] (l'accouchement prématuré est la 1re « cause » de mortalité néonatale aux États-Unis). On a donc cherché et évalué[51] des marqueurs biologiques de grossesses à risque de prématurité.

Au second ou troisième trimestre de grossesse, une modification de la qualité biochimique des sécrétions cervicales et vaginales, si elle est due à l'apparition de fibronectine dans le mucus vaginal signe un risque fort d'accouchement prématuré (cette modification indique une lésion des membranes fœtales induisant une perte de fibronectine fœtale dans l'utérus et le vagin (Des taux élevés de fibronectine fœtale sont rares dans le liquide amniotique et/ou dans les sécrétions cervico-vaginales des femmes qui vont accoucher normalement et très fréquentes (93,8 % des patientes) chez les femmes présentant une rupture prématurée des membranes, et fréquentes chez les femmes (50,4 % des patientes) qui ont des contractions utérines prématurées (même avec membranes fœtales intactes). La présence de fibronectine est un moyen d'identifier un haut risque d'accouchement prématuré[52].

Pathologies[modifier | modifier le code]

Certaines maladies comme le diabète ou certains moments de la vie comme la grossesse, la lactation, la ménopause et le vieillissement peuvent inhiber la lubrification. Des agents actifs tels que les anticholinergiques et les sympathicomimétiques assèchent les muqueuses vaginales. Ceux-ci peuvent entrer dans la composition de médicaments pour les allergies, les maladies cardio-vasculaires ou psychiatriques. La contraception orale peut aussi faire varier la lubrification vaginale.

En plus, ou à la place de la microflore vaginale naturelle, divers pathogènes (bactéries dont anaérobies telles que Gardnerella vaginalis, champignons ou parasites tels que Trichomonas vaginalis) peuvent se développer dans le mucus vaginal, notamment après destruction de la flore naturelle par des antibiotiques.
Des pertes vaginales responsable de prurit (irritations associées à des démangeaisons), de sensation de brûlure, ou des pertes de couleur jaunâtres ou verdâtres ou malodorantes sont anormales ; elles doivent inviter à consulter un médecin, car une infection causée par une blessure, un corps étranger (ex tampons) ou certaines maladies sexuellement transmissibles peuvent être en cause. Si elles ne sont pas rapidement soignées, de telles infections peuvent gagner l'utérus et les trompes et être source d'infertilité voire de cancer.
Dans le cas d'affections contagieuses ou sexuellement transmissibles, le partenaire doit aussi être traité, sinon une réinfection est possible.

En gynécologie, on parle principalement de :

Certains médicaments ou dérèglements hormonaux peuvent induire des pertes anormalement abondantes ou odorantes, ou au contraire causer une sécheresse vaginale (dans ce cas, des gels lubrifiants peuvent alors faciliter les rapports sexuels ; ils doivent être à base d'eau s'ils sont associés à l'utilisation de préservatifs).

Pratiques particulières[modifier | modifier le code]

Assèchement[modifier | modifier le code]

Dans certaines régions du monde, les sécrétions vaginales sont considérées comme répugnantes et malpropres[53]. La pratique de l'assèchement vaginal avant un rapport sexuel est présente en Afrique australe[54]. Les principaux motifs sont une certaine perception de l'hygiène, et rendre le vagin sec et resserré, ce qui est censé augmenter le plaisir de l'homme[55], tout en rendant le rapport très douloureux pour la femme[54]. Cette pratique augmente les risques de transmission des infections sexuellement transmissibles comme le SIDA pour les deux partenaires[54] en raison de lacérations de la paroi vaginale provoquées par le rapport sexuel non lubrifié[56],[57].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Charles J. Lockwood, M.D., Andrew E. Senyei, M.D., M. Renate Dische, M.D., Ph.D., David Casal, Ph.D., Kumudini D. Shah, M.D., Swan N. Thung, M.D., Lynn Jones, M.S., Liane Deligdisgh, M.D., and Thomas J. Garite, M.D.(1991), Fetal fibronectin in cervical and vaginal secretions as a predictor of preterm delivery ; N Engl J Med 1991; 325:669-674September 5, 1991DOI: 10.1056/NEJM199109053251001
  • (en) Gross, M. (1961), Biochemical changes in the reproductive cycle ;Fertil. Steril. 12:245

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tordjman G(1988), La lubrification vaginale: approche physiologique ; Cahiers de sexologie clinique ; ISSN:0336-5913, vol. 14, no85, p. 19-22 (4 ref.) Ed:Expansion scientifique publications, Paris
  2. Marie Vazquez, Évaluation de l’influence des sutures sur les dyspareunies ; Mémoire en vue de l’obtention du Diplôme d’État de Sage-femme mars 2008
  3. EVANS R (1995), La sécheresse vaginale ; Cahiers de sexologie clinique ; ISSN:0336-5913, vol. 21, no125, p. 36-38
  4. Marie-Hélène Vallée (2006), Effet de la publication des résultats de l'étude de la Women's health initiative sur l'utilisation de l'hormonothérapie de remplacement par les femmes testées pour une prédisposition génétique au cancer du sein ; Mémoire de maîtrise en pharmacie pour l'obtention du grade de maître es sciences. (M. Se.) Université Laval, faculté de pharmacie, Laval, Québec. septembre 2006 (voir p. 11 et 12)
  5. (en) « The-Clitoris.com: Female Body Fluids »,‎ 22 octobre 2007
  6. (en) « Device and Method for Identifying and Treating Vaginal Affections »,‎ 18 octobre 2007
  7. (en) Moses, Scott, MD, « Vaginal Fluid pH »,‎ 2000
  8. Hale GE, Hughes CL, Burger HG, Robertson DM, Fraser IS (2009), Atypical estradiol secretion and ovulation patterns caused by luteal out-of-phase (LOOP) events underlying irregular ovulatory menstrual cycles in the menopausal transition ; Menopause. 2009 Jan-Feb; 16(1):50-9 (résumé)
  9. Nardelli-Haefliger D, Wirthner D, Schiller JT, Lowy DR, Hildesheim A, Ponci F, De Grandi P, Specific antibody levels at the cervix during the menstrual cycle of women vaccinated with human papillomavirus 16 virus-like particles ; J Natl Cancer Inst. 2003 Aug 6; 95(15):1128-37 (résumé).
  10. Vaerman JP, Férin (1975), Local immunological response in the vagina, cervix and endometrium ; J. Acta Endocrinol Suppl (Copenh). 1975; 194:281-305 ([résumé]).
  11. a, b, c et d Usala SJ, Usala FO, Haciski R, Holt JA, Schumacher GF (1989), IgG and IgA content of vaginal fluid during the menstrual cycle ; J Reprod Med. 1989 Apr; 34(4):292-4 (résumé)
  12. a et b G Preti, GR Huggins, Cyclical changes in volatile acidic metabolites of human vaginal secretions and their relation to ovulation ; Journal of Chemical Ecology, 1975, Volume 1, Issue 3, p. 361-376 ; Ed:Springer (résumé)
  13. Ayre, W.B. 1951. The glycogen-estrogen relationship in the vaginal tract.J. Clin. Endocrinol. Metab. 11:103.
  14. Bo, W.J. 1970. The effect of progesterone and progesterone-estrogen on the glycogen deposition in the vagina of the squirrel monkey. Am. J. Obstet. Gynecol. 107:524.
  15. Gregoire, A.T., Kandil, O., andLedger, W.J. 1971. The glycogen content of human vaginal epithelial tissue ; Fertil. Steril. 22:64.
  16. Usala SJ, Schumacher GF (1983), Volumetric self-sampling of cervicovaginal fluid: a new approach to ovulation timing ; Fertil Steril. 1983 Mar; 39(3):304-9 (résumé)
  17. Wysocki CJ, Preti G. Anat Rec A Discov (2004), Facts, fallacies, fears, and frustrations with human pheromones  ; Mol Cell Evol Biol. 2004 Nov; 281(1):1201-11.
  18. Comfort, A. 1971. Likelihood of human pheromones. Nature 230:432.
  19. Curtis, R.F., Ballantine, J.A., Keverne, E.B., Bonsall, R.W. andMichael, R.P. 1971. Identification of primate sexual pheromones and the properties of synthetic attractants ; Nature 232:396
  20. Epple, G. 1974. Olfactory communication in South American primates. Odors: evaluation, utilization and control.Ann. N. Y. Acad. Sci. 237:261
  21. Keverne, B. (1974), Sex attractants in primates ; New Sci. 61:22.
  22. Anonymous. 1971. A human pheromone ? Lancet 1:279.
  23. a et b AL Cerda-Molina, L Hernández-López, R Chavira, Mario Cárdenas, Denisse Paez-Ponce, Harry Cervantes-De la Luz, Ricardo Mondragón-Ceballos (2006), Endocrine changes in male stumptailed macaques (Macaca arctoides) as a response to odor stimulation with vaginal secretions ; Hormones and …Hormones and Behavior ; Volume 49, Issue 1, January 2006, Pages 81–87, 2006 - Elsevier (résumé)
  24. a, b et c Gregory, Estelle; Engel, Kirsten; Pfaff, Donald Male hamster preference for odors of female hamster vaginal discharges: Studies of experiential and hormonal determinants ; Journal of Comparative and Physiological Psychology, Vol 89(5), Jul 1975, 442-446. doi: 10.1037/h0077043 (résumé)
  25. a et b Robert E. Johnston (1974), Sexual attraction function of golden hamster vaginal secretion ; Behavioral Biology Volume 12, Issue 1, Sept. 1974, Pages 111–117 ; http://dx.doi.org/10.1016/S0091-6773(74)91101-8 (résumé)
  26. a, b, c, d et e Michael R. Murphy, Effects of female hamster vaginal discharge on the behavior of male hamsters ; Behavioral Biology Volume 9, Issue 3, September 1973, Pages 367–375 ; http://dx.doi.org/10.1016/S0091-6773(73)80185-3
  27. Macrides F, Bartke A, Fernandez F, D’Angelo W (1974), Effects of Exposure to Vaginal Odor and Receptive Females on Plasma Testosterone in the Male Hamster ; Neuroendocrinology 1974  ; Vol. 15, No. 6, p. 355–364 (DOI: 10.1159/000122326), résumé
  28. a, b et c Foteos Macrides, Patricia A. Johnson, Stephen P. Schneider (1977), Responses of the male golden hamster to vaginal secretion and dimethyl disulfide: Attraction versus sexual behavior ; Behavioral Biology Volume 20, Issue 3, juillet 1977, Pages 377–386 (résumé)
  29. J. Bradley Powers, Robert B. Fields, Sarah S (1979), Winans, Olfactory and vomeronasal system participation in male hamsters' attraction to female vaginal secretions ; Physiology & Behavior Volume 22, Issue 1, January 1979, Pages 77–84 (résumé)
  30. Masters, W.H., and Johnson, V.E. (1966), Human Sexual Response ; Little, Brown and Company, Boston, p. 68–100
  31. Preti G, Wysocki CJ, Barnhart KT, Sondheimer SJ, Leyden JJ (2003), Male axillary extracts contain pheromones that affect pulsatile secretion of luteinizing hormone and mood in women recipients Biol Reprod. Juin Jun; 68(6):2107-13. Epub 2003-11-22.
  32. McClintock, M.K. 1971. Menstrual synchrony and suppression ; Nature 229:244.
  33. Bromberger, C. (2011). Note sur les dégoûts pileux. Ethnologie française, 41(1), 27-31.
  34. Chevallier J (2008). Histoire de l'épilation de l'antiquité à nos jours. Variations sur la peau, 2, 21.
  35. Annick Le Guérer (1990), Le déclin de l'olfactif, mythe ou réalité ?, in Les " cinq " sens Sous la direction de David Howes Direction : Mikhaël Elbaz (directeur) ; Éditeur : Département d'anthropologie de l'Université Laval ; ISSN:0702-8997 (imprimé) ; 1703-7921 (numérique) - DOI : 10.7202/015126ar
  36. Richard L. Doty, Ian Dunbar, Attraction of beagles to conspecific urine, vaginal and anal sac secretion odors ; Physiology & Behavior Volume 12, Issue 5, May 1974, Pages 825–833 ; http://dx.doi.org/10.1016/0031-9384(74)90020-1 (résumé)
  37. Döring, G.L. 1973. Detection of ovulation by the basal body temperature method, p. 171,in W.A. Uricchio and M.K. Williams (eds.), Proc. Res. Conf. Natural Family Planning. The Human Life Foundation, Washington.
  38. Kaitz M, Good A, Rokem AM, Eidelman AI. Mothers’ recognition of their newborns by olfactory cues. Dev Psychobiol 1987 ; 20 : 587-91
  39. Brand JM, Galask RP, Trimethylamine: the substance mainly responsible for the fishy odor often associated with bacterial vaginosis ; Obstetrics and Gynecology [1986, 68(5):682-685] (PMID:3763085). [résumé]
  40. Richard Amsel, M.D., M.P.H., Patricia A. Totten, M.S., Carol A. Spiegel, Ph.D., Kirk C.S. Chen, Ph.D., David Eschenbach, M.D., King K. Holmes, M.D., Ph.D, Clinical study Nonspecific vaginitis : Diagnostic criteria and microbial and epidemiologic associations ; The American Journal of Medicine Volume 74, Issue 1, January 1983, Pages 14–22
  41. a, b, c et d Eschenbach DA, Hillier S, Critchlow C, Stevens C, DeRouen T, Holmes KK (1988), Diagnosis and clinical manifestations of bacterial vaginosis ; American Journal of Obstetrics and Gynecology [1988, 158(4):819-828] (PMID:3259075), résumé
  42. Terrence A. Pheifer, M.D., Patricia S. Forsyth, M.S., Marcia A. Durfee, Helen M. Pollock, Ph.D., and King K. Holmes, M.D., Ph.D. Nonspecific Vaginitis — Role of Haemophilus Vaginalis and Treatment with Metronidazole  ; N Engl J Med 1978; 298:1429-1434June 29, 1978DOI: 10.1056/NEJM197806292982601 (résumé)
  43. Linda Myziuk, Barbara Romanowski et Stephen C. Johnson (2003), BVBlue Test for Diagnosis of Bacterial Vaginosis ; J. Clin. Microbiol. May 2003 vol. 41 no. 5 1925-1928 ; doi: 10.1128/JCM.41.5.1925-1928.2003 (résumé)
  44. a, b et c RL Doty, M Ford, G Preti, GR Huggins (1975), Changes in the intensity and pleasantness of human vaginal odors during the menstrual cycle' ; Science (New York, NY), 1975 - ncbi.nlm.nih.gov (résumé)
  45. Cohen, L. 1969. Influence of pH on vaginal discharges. Brit. J. Vener. Dis. 45:241
  46. Jacob S, Spencer NA, Bullivant SB, Sellergren SA, Mennella JA, McClintock MK (2004), Effects of breastfeeding chemosignals on the human menstrual cycle ; Hum Reprod. 2004 Feb; 19(2):422-9.
  47. Rutanen E-M, Pekonen F, Kärkkäinen T. Measurement of insulin-like growth factor binding protein-1 in cervical/vaginal secretions: comparison with the ROM-check Membrane immunoassay in the diagnosis of ruptured fetal membranes. Clinica Chimica Acta (1993) 214: 73-81.
  48. >Kubota T, Takeuchi H. Evaluation of insulin-like growth factor binding protein-1 as a diagnostic tool for rupture of the membranes. J Obstet Gynecol Res (1998) 24: 411-417
  49. Forzy G et al. Place du Prom-Test dans la prise en charge de la rupture prématurée des membranes. Ann Biol Clin (2007) 65: 313-316.
  50. Main DM, Gabbe SG, Richardson D, Strong S. Can preterm deliveries be prevented ? Am J Obstet Gynecol 1985; 151:892–8
  51. James E. Benson, Helain J. Landy, Alessandro Ghidini, Daphnie Drassinower, Sarah H. Poggi. (2012) Fetal fibronectin for evaluation of preterm labor in the setting of cervical cerclage. Journal of Maternal-Fetal and Neonatal Medicine1-3 CrossRef
  52. Danielle S. Abbott, Samara K. Radford, Paul T. Seed, Rachel M. Tribe, Andrew H. Shennan. (2012) Evaluation of a quantitative fetal fibronectin test for spontaneous preterm birth in symptomatic women. American Journal of Obstetrics and Gynecology
  53. (fr) Amour et sida, pratiques à risques, Association départementale d'éducation pour la santé du Rhône
  54. a, b et c (en) Concern voiced over "dry sex" practices in South Africa
  55. (en) [1] What some hahare men say about preparation for sexe
  56. (en) [2]Dry sex, Africa
  57. La Famille africaine, par A. Adepoju, P. Diarra, C. Leguy, L. Ndiaye, en partie consultable en ligne