Sève brute

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Par opposition à la sève élaborée (constituée d'eau et de matières organiques donc de lipides, protides et glucides), la sève brute provenant des racines contient uniquement de l'eau et des sels minéraux.

La sève brute circule dans l'organisme végétal via un tissu conducteur, le xylème, uniquement dans le sens ascendant, c'est-à-dire de la racine à la feuille.

Pour expliquer le déplacement de la sève brute dans la plante, plusieurs explications sont avancées :

  • la pression atmosphérique : elle permet de faire monter la sève jusqu'à une hauteur d'environ 10 mètres, étant donné qu'un tube de xylème peut être assimilé à un tube de Torricelli, vide d'air ;
  • la pression racinaire ;
  • la théorie de la cohésion-tension (cohésion-adhérence-tension ou capillarité) ;
  • un échange inter membranaire des cellules composant le xylème. Voir transporteur membranaire et osmose ;
  • une combinaison des 4 points qui précèdent.

Théorie de la tension-cohésion[modifier | modifier le code]

Assimiler les tubes de xylème à un tube de Torricelli n'explique pas que la sève atteigne des feuilles à plus de dix mètres au dessus des racines. Lorsqu'on tente d'élever de l'eau par une pompe aspirante à plus de dix mètre au dessus du niveau de base, on ne peut excéder une hauteur de dix mètres environ, parce que des bulles d'air apparaissent dans le liquide, qui permettent la création du “vide d'air“ au dessus de la colonne d'eau. Mais la même expérience faite avec de l'eau bouillie, sans gaz dissous, permet d'aspirer l'eau au delà de dix mètres : l'eau dégazée peut être mise sous tension sans apparition de bulle de vapeur (ou plutôt de “vide“, la pression de vapeur saturante étant très faible), à des valeurs au delà de 12 000 hPa (ou 12 kg/cm2). L'environnement cellulaire des tubes de xylème, et leur structure microscopique et sub-microscopique, fait que les molécules d'eau (au niveau des feuilles) ou de l'eau du sol (au niveau des racines) entrent ou sortent sans qu'il y ait passage de gaz. Le liquide qui constitue la sève brute est donc dégazé, et peut être mis sous tension ; une tension suffisante pour permettre à la sève d'atteindre les feuilles sommitales des plus grands arbres (environ 120 m de hauteur au dessus du sol). C'est pourquoi les vaisseaux de xylème sont fins : ceci leur permet de résister mécaniquement à la tension de le sève. Quand l'eau se vaporise dans l'air contenu dans les lacunes du mésophylle foliaire, ceci crée un appel d'eau. De cette manière, la transpiration permet la montée de l'eau depuis les racines jusqu'à la cime des arbres, même des plus hauts. Lors d'une blessure des tissus, même microscopique, une telle force de tension crée un appel d'air, qui forme des bulles d'air dans la colonne d'eau. Dans les tubes atteints la montés de la sève brute ne se réalise plus.

Cette théorie de H.H. Dixon (1914) bien que généralement admise est fortement douteuse (douteuse pour qui ? Référence SVP). En effet, en acceptant que la colonne d'eau ne se brise pas (cohésion de l'eau) le poids de la colonne d'eau est entièrement portée par les cellules faisant interface entre l'air et la sève. Pour un arbre de 120m ces cellules devraient donc supporter une différence de pression de 12 atmosphère (1 atmosphère= 1013 hPa) or aucune structure de la feuille ne pourrait résister à un tel écrasement (12 kgf/cm2). (Vraiment ? Des références SVP, plutôt que des affirmations péremptoires ; et des unités modernes et officielles SVP, le kilogramme-force est un peu vieillot) .

Une théorie récente (référence SVP) rend compte qu’aux parois les forces intermoléculaires créent des gradients de densité rendant les liquides inhomogènes dans les nanocouches. Le mouvement de la sève brute en nanocouche prend alors en compte la pression de disjonction et les débits liquides sont d’une importance comparable à ceux considérés dans des microcanaux. Son application aux microcanaux de xylème élimine le problème de cavitation et permet de comprendre pourquoi la sève peut s’élever aux faîtes d’arbres gigantesques.(Mais des références que diable. Où peut-on trouver la publication de cette théorie ?)