Sándor Wekerle

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Dans le nom hongrois Wekerle Sándor, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Sándor Wekerle, où le prénom précède le nom.
Sándor Wekerle
Portrait par Gyula Benczúr (1911).
Portrait par Gyula Benczúr (1911).
Fonctions
Ministre-président de Hongrie
Gouvernement Gouvernement Wekerle III
Coalition Parti de la Constitution de 48
Prédécesseur Gyula Szapáry
Successeur Dezső Bánffy
Gouvernement Gouvernement Wekerle II
Coalition Parti de la Constitution
Prédécesseur Géza Fejérváry
Successeur Károly Khuen-Héderváry
Gouvernement Gouvernement Wekerle I
Coalition Parti libéral
Prédécesseur Móric Esterházy
Successeur János Hadik
Biographie
Date de naissance (166 ans)
Lieu de naissance Mór, Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Date de décès
Lieu de décès Budapest, Drapeau du Royaume de Hongrie Royaume de Hongrie
Nationalité Hongrois
Parti politique Parti de la Constitution de 48

Sándor Wekerle ([ˈʃaːndoɾ], [ˈvɛkɛɾlɛ]), né le à Mór et décédé le à Budapest, était un homme politique hongrois. Il fut ministre-président de Hongrie à trois reprises, de 1892 à 1895, de 1906 à 1910 et entre 1917 et 1918.

Il est connu pour avoir initié la construction d'un vaste lotissement de maisons de ville pour ouvriers à Kispest. Le lotissement existe toujours et porte désormais son nom : Wekerletelep.

Biographie[modifier | modifier le code]

Président du Conseil[modifier | modifier le code]

Sándor Wekerle a été président du Conseil du Royaume de Hongrie à trois reprises du au , du au et du au , appuyé par une solide majorité parlementaire en 1892 et 1906. En 1917, il revient au pouvoir, contre le parlement, soutenu par le roi.

Premier mandat[modifier | modifier le code]

Deuxième mandat[modifier | modifier le code]

En 1906, il revient au pouvoir allié au parti de 1848, bénéficiant du soutien du souverain.

Troisième mandat[modifier | modifier le code]

En août 1917, à la suite de la démission de Móric Esterházy, ami du roi, il est rappelé au pouvoir afin de soutenir et faire adopter les réformes souhaitées par le roi en Transleithanie, notamment la loi électorale, destinée à ouvrir le droit de suffrage en Hongrie[1]. Rapidement, il doit affronter la majorité de la chambre, contrôlée par Istvan Tisza; la chambre basse du parlement accepte la discussion sur la loi, mais enlise son adoption dans les procédures[2]. Affaibli, soumis aux initiatives de Tisza[3], il soumet sa démission au roi, ce dernier la refuse, mais accepte une dissolution de la chambre basse en cas de poursuite de l'obstruction[2].

Président du Conseil d'un pays engagé dans le conflit mondial, il participe aux initiatives menées par son monarques afin de mettre fin à la participation austro-hongroise dans le conflit[4].

De même, en octobre 1918, alors que la double monarchie est en cours de dissolution avancée, Werkele, encore Président du Conseil, se montre d'une inflexibilité absolue quant aux projets de réforme proposés par Charles dans les derniers moments d'existence de la monarchie des Habsbourg, s'opposant au roi au sujet d'une réforme de la double monarchie dans un sens fédéraliste, menaçant même de fermer la frontière entre le Royaume de Hongrie et l'Empire d'Autriche ; il obtient que la Hongrie ne soit pas concernée par le manifeste de l'empereur-roi[5], puis déclare, dans un discours le 20 octobre 1918, l'indépendance de fait du royaume de Hongrie, en dénonçant le compromis de 1917 et en définissant les liens entre les deux moitiés de la double monarchie comme une union personnelle[6].

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fritz Fischer (trad. Geneviève Migeon et Henri Thiès), Les Buts de guerre de l’Allemagne impériale (1914-1918) [« Griff nach der Weltmacht »], Paris, Éditions de Trévise,‎ , 654 p. (notice BnF no FRBNF35255571)
  • Pierre Renouvin, La Crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Peuples et civilisations » (no 19),‎ (réimpr. 1939, 1948, 1969 et 1972) (1re éd. 1934), 779 p. (notice BnF no FRBNF33152114).
  • Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre »,‎ , 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]