Rutherford Alcock

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Rutherford Alcock

Rutherford Alcock KCB (né en 1809 – mort le 2 novembre 1897 à Londres), fut le premier diplomate britannique au Japon.

Enfance[modifier | modifier le code]

Alcock était le fils du docteur en médecine Thomas Alcock, qui exerçait à Ealing, près de Londres. En grandissant, Alcock suivit les traces de son père pour la médecine. En 1836, il devint chirurgien de marine et prit part à la bataille de Carlist en Espagne. Il y gagna ses galons. Alcock devint par la suite inspecteur général des hôpitaux. Il quitta l'armée en 1837.

Service en Chine[modifier | modifier le code]

En 1844, il fut nommé consul à Fuchow en Chine. Fuchow était l'un des ports ouverts au commerce par le traité de Nankin. Alcock joua un rôle entièrement nouveau au regard des autorités chinoises. Ce faisant, il gagna une promotion au consulat de Shanghai. Il y travailla jusqu'en 1846 et créa des conditions favorables au développement des échanges économique entre la Chine et l'Empire britannique.

Service au Japon (1858-1864)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Incident de Tsushima.

In 1858, il devint consul général pour le Japon et par la suite ministre plénipotentiaire en ouvrant la première légation britannique au Japon au sein du Tōzen-ji à Takanawa, Edo (à présent Tokyo).

« J'ai vu la paix, l'abondance apparente et un pays plus parfaitement conservé et cultivé, avec plus d'ornements en bois partout, que l'on ne peut même s'imaginer en Angleterre », Sir Rutherford Alcock, 1860[1].

À cette époque, les résidents étrangers au Japon devaient faire face à certains dangers, avec une notable hostilité du peuple japonais envers les étrangers (voir Sonnō jōi). En 1860, l'interprète d'Alcock fut assassiné à la porte de la légation, et l'année suivante la légation fut envahie par un groupe de rōnin du domaine de Mito. Cette attaque fut repoussée par Alcock et ses employés.

En 1860 il fut le premier étranger à escalader le mont Fuji.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

Peu après ces événements, il revint en Angleterre profitant d'un congé en mars 1862. Il fut remplacé par le colonel Neale. Alcock fut distingué par l'Ordre du Bain. En 1862 il devint chevalier de cet ordre et en 1863 il reçut un doctorat honorifique en droit de l'université d'Oxford.

En 1864, il retourna au Japon. Puis au bout d'un an il fut transféré à Pékin, où il représenta le gouvernement britannique jusqu'en 1871, moment où il prit sa retraite.

Il fut pendant quelques années président de la Royal Geographical Society, et il servit dans plusieurs commissions.

Il s'est marié deux fois. Premièrement en mai 1841 avec Henrietta Mary Bacon (la fille de Charles Bacon), qui décéda en 1853, et en secondes noces avec la veuve du révérend John Lowder le 8 juillet 1862). Sa seconde épouse mourut le 13 mars 1899.

Alcock est l'auteur de plusieurs ouvrages, et a été l'un des premiers à éveiller en Angleterre un intérêt pour l'art japonais. Son ouvrage le plus connu est The Capital of the Tycoon, qui parut en 1863.

De 1882 à 1893, Rutherford Alcock assura la présidence de la North Borneo Chartered Company.

Il est mort à Londres le 2 novembre 1897.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Cortazzi, Hugh 1994, 'Sir Rutherford Alcock, the first British minister to Japan 1859-1864: a reassessment', Transactions of the Asiatic Society of Japan (4th series) 9: pp. 1-42.
  • Michie, Alexander. The Englishman in China During the Victorian Era: As Illustrated in the Career of Sir Rutherford Alcock. 2 vols. Edinburgh, London: W. Blackwood & sons, 1900.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Perrin, p. 90

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]