Run Through the Jungle

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Run Through the Jungle (littéralement « Courir à travers la jungle ») est une chanson du groupe de rock 'n' roll américain Creedence Clearwater Revival, écrite par John Fogerty et présente sur l'album Cosmo's Factory, cinquième réalisation du groupe. Elle est une critique intrinsèque de la guerre du Viêt Nam[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le morceau se définit par son ambiance étrange et inquiétante, contrastant avec la plupart des autres pistes de l'album comme Travelin' Band ou Up around the Bend[réf. nécessaire] de conception beaucoup plus énergique. L'atmosphère particulière est présente dès le début de la chanson avec un son de guitare saturée et intriguant[réf. nécessaire]. La partie de basse accentue cet effet et lance le morceau. Les arpèges de guitares sont assez révélateurs du climat qui s'installe lentement[réf. nécessaire]. Contrairement aux habitudes de compositions de John Fogerty, l'habituel chorus de guitare est remplacé par un long solo d'harmonica qui complète l'ambiance si particulière de la chanson[non neutre].

Analyse des paroles[modifier | modifier le code]

L'orientation de Run Through the Jungle est aisément compréhensible dès la lecture du titre. Mais le sens des paroles ne se limite pas à une critique directe et brutale, mais est au contraire complexifié au travers d'éléments symboliques étranges[réf. nécessaire]. L'ambiance de la chanson illustre pleinement[réf. nécessaire] certaines phrases comme:

Thought it was a nightmare,
lo, it's all so true

Ou encore:

They told me: Don't go walking slow
Cause Devil's on the loose
Better run through the jungle

La présence de mots tel que « Nightmare » (cauchemar) ou encore « Devil » (Diable) est un exemple de l'enfer qu'ont pu vivre certains soldats américains engagés dans des combats et patrouilles au sol, face à un ennemi dissimulé pouvant surgir n'importe quand de la végétation[réf. nécessaire]. Le riff de guitare très descriptif répété tout au long de la chanson et particulièrement pendant le refrain illustre cette réalité. D'autres éléments révélateur apparaissent comme:

Thought I heard a rumbling
Calling to my name
Two hundred million guns are loaded

Le carnage sonore est ici évoqué, « Rumbling » (Grondement) « Gun » etc. Enfin le dernier couplet dénonce l'utilisation d'armes chimiques tel que le napalm en euphémisant le sens des paroles[style à revoir].

Over on the mountain
Thunder magic spoke,
Let the people know my wisdom,
Fill the land with smoke.

Au-delà, sur la montagne
la magie du tonnerre à parlé
Laissez les gens connaître ma sagesse
Remplissez les terres avec la fumée

Ici les attaques lancées sont habilement dissimulées[non neutre] derrière des éléments symboliques. La montagne semble être la métaphore de la force et donc du chef, qui s'exprime puissamment[réf. nécessaire]. La destruction des forêts du Viêt Nam par le Napalm sont donc critiqué au travers de la métaphore de l'ironie[style à revoir].

Notes et références[modifier | modifier le code]