Rumination (psychologie)

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La rumination est un moyen de répondre à la détresse en impliquant une manière (lamentation) répétitive (et passive) sur les symptômes de la détresse, ainsi que sur ses causes et conséquences possibles[1]. La rumination est plus commune chez les individus pessimistes, névrosés et agissant d'une manière négative. La tendance à ruminer est un risque significatif majeur dans la dépression. Les individus qui ruminent ne sont pas forcement atteints de dépression, mais certaines études ont démontrées que des individus qui ruminaient sont sujets à une plus grande dépression[2]. Il existe également une évidence à ce que la rumination soit liée à l'anxiété généralisée, au stress post-traumatique, à une consommation d'alcool excessive, aux troubles des conduites alimentaires et un comportement auto-injurieux[1].

Description[modifier | modifier le code]

La rumination est originellement perçue comme précurseur de la durée des symptômes dépressifs. En d'autre terme, ruminer à propos d'un problème est une forme de ressassement mémoriel pensée comme empirant souvent la dépression. L'évidence suggère désormais que même si la rumination contribue à la dépression, elle ne sert pas nécessairement à connaître la durée des symptômes[1]. Elle est similaire à l'inquiétude excepté que la rumination se focalise principalement sur les émotions et les mauvaises expériences du passé, alors que l'inquiétude se focalise sur les événements du futur. La rumination et l'inquiétude sont toutes les deux associées à l'anxiété et aux autres états émotionnels négatifs.

La rumination est généralement mauvaise pour la santé et conduit en principe à la dépression, penser ou parler des causes de la rumination peuvent aider. Ainsi lorsque les individus partagent leur sentiment avec d'autres individus dans un contexte relationnel, ils ont alors plus de chance de surmonter ces problèmes. En contraste à ça, lorsque les individus pensent d'une manière répétitive et ressassent leurs problèmes, ils ont tendance à souffrir de dépression[3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Nolen-Hoeksema, S., Wisco, B. E., & Lyubomirsky, S. (2008). Rethinking rumination. Perspectives on Psychological Science, 3, 400-424.
  2. (en) Nolen-Hoeksema, S., & Morrow, J. (1993). Effects of rumination and distraction on naturally occurring depressed mood. Cognition and Emotion, 7, 561-570.
  3. Rose, A. J. (2002). Co-rumination in the friendships of girls and boys. Child Development, 73, 1830–1843.