Rue des Immeubles-Industriels

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11e arrt
Rue des Immeubles-Industriels
Position sur la carte
Carte de Paris
Arrondissements 11e
Quartiers Quartier Sainte-Marguerite
Début 307-309, rue du Faubourg-Saint-Antoine
Fin 262-264, boulevard Voltaire
Longueur 180m
Création 1873
Anciens noms rue de l'Industrie-Saint-Antoine
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Immeubles Ind .JPG
Vue générale prise du boulevard Voltaire

La rue des Immeubles-industriels est une petite rue du 11e arrondissement de Paris, longue d'environ 180 mètres, située près de la place de la Nation, et qui relie la rue du Faubourg-Saint-Antoine (à hauteur des numéros 307-309) au boulevard Voltaire (numéros 262-264).

Sommaire

[modifier] Construction des immeubles

Vue générale vers les années 1900
Vue de quelques immeubles

Cette rue percée en 1873 sous le nom de rue de l'Industrie Saint-Antoine et devenue en 1877 rue des Immeubles-industriels a été lotie par l'architecte Émile Leménil de 19 immeubles identiques à usage industriel, de 3 étages chacun, au-dessus d'un sous-sol, du rez-de-chaussée et d'un entresol, et surmonté de combles qui seront ultérieurement aménagés.

Les ateliers se trouvaient au rez-de-chaussée et à l'entresol. Le reste consistait en des appartements qui bénéficiaient d'un très bon confort pour l'époque: gaz, eau chaude et eau froide.

Une machine à vapeur de 200 chevaux, construite par les fonderies Cail, et située au sous-sol d'un immeuble au milieu de la rue, fournissait l'énergie, distribuée par arbres, aux 230 ateliers qui occupaient jusqu'à 2000 personnes. Les deux côtés de la rue étaient desservis grâce à un tunnel.

Les immeubles étaient construits de façon sobre et fonctionnelle. Les ateliers possédaient de grandes baies vitrées et les façades n'étaient agrémentées que par les colonnes en fonte forgées et les briques des fenêtres. À l'époque, la plupart des artisans étaient des ébénistes ou des fabricants de meubles.

L'ensemble des immeubles de la rue ont été inscrits au titre des monuments historique le 23 juillet 1992[1].

Plaque commémorative de Marcel Rayman

[modifier] La Seconde Guerre mondiale

Dans le courant des années 1930, de nombreux émigrés juifs originaires principalement de Pologne s'installent dans la rue et fondent des ateliers de confection. La langue de la rue devient le yiddish.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses rafles parmi ces nouveaux résidents, dépeuplent la rue. Beaucoup de jeunes s'engagent dès 1941 dans les FTP-MOI pour combattre l'occupant. Parmi eux le jeune Marcel Rayman (ou Rajman), âgé de 21 ans, qui rejoindra le groupe Manouchian. Il abattra entre autres, le 28 septembre 1943 le docteur Von Ritter, l'un des principaux organisateurs du Service du travail obligatoire. Arrêté par la police française, Rayman sera fusillé au Mont Valérien avec l'ensemble du groupe le 21 février 1944. Sa photo avec la légende "Rayman : Juif polonais, 13 attentats" figure sur l'Affiche rouge, affiche de propagande nazie, assimilant résistants et terroristes. Une plaque commémorative a été fixée au numéro 1 de la rue des Immeubles-Industriels pour honorer sa mémoire.

[modifier] Transports

(M) Cette rue est desservie par les stations de métro Nation et Rue des Boulets.

[modifier] Références

  1. Immeubles, sur la base Mérimée, ministère de la Culture

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Marie-Jeanne Dumont, Le Logement social à Paris 1850-1930: les habitations à bon marché, p. 17, Pierre Mardaga éditeur, Liège, 1991 (ISBN 2-87009-349-7)
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