Rue Soufflot

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Rue Soufflot
Rue Soufflot vue depuis le Panthéon
Rue Soufflot vue depuis le Panthéon
Situation
Arrondissement 5e arrondissement
Quartier Sorbonne et Val-de-Grâce
Début 12-21, place du Panthéon
Fin 63 boulevard Saint-Michel
Morphologie
Longueur 265 m
Largeur 30 à 31 m
Historique
Création 1760 et 1846
Dénomination 1807
Ancien(s) nom(s) Rue du Panthéon-Français
Géocodification
Ville de Paris 8657
DGI 9041

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Soufflot
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48° 50′ 49″ N 2° 20′ 34″ E / 48.8468783, 2.342784 ()

La rue Soufflot est une voie située à la jonction des quartiers de la Sorbonne et du Val-de-Grâce du 5e arrondissement de Paris. Elle relie le boulevard Saint-Michel au niveau du jardin du Luxembourg à la place du Panthéon.

Historique[modifier | modifier le code]

Le tracé de la voie reprendrait celui de l'ancien decumanus[1]. La rue doit son nom à Jacques-Germain Soufflot (1713-1780), architecte du Panthéon de Paris. Elle a été prévue à la fin du XVIIIe siècle en même temps que le Panthéon pour lui donner une perspective. Elle a été ouverte jusqu'à la rue Saint-Jacques vers 1760. Elle a été prolongée jusqu'à l'actuel boulevard Saint-Michel pendant la seconde moitié du XIXe siècle, entre 1846 et 1876 — ce prolongement était prévu depuis 1805.

La rue Soufflot s'est appelée rue du Panthéon-Français sous la Révolution, et a été renommée Soufflot en 1807[2].

Au XIXe siècle, la rue Soufflot reçoit la visite régulière d'une célébrité du quartier latin : la femme au perroquet, portant un ara au poing et distribuant jouets et bonbons aux enfants[3].

Le jour de son investiture, le 21 mai 1981, le président François Mitterrand remonte, depuis la place Edmond-Rostand, la rue Soufflot vers le Panthéon afin de déposer des roses sur les tombeaux de Jean Moulin, Victor Schœlcher et Jean Jaurès.

Sites particuliers[modifier | modifier le code]

  • La rue est citée dans plusieurs chansons au XXe siècle comme Quartier Latin de Léo Ferré et Place des grands hommes de Patrick Bruel.
  • no  20 : C'est à cet emplacement que se situait au XIIIe siècle, le « Parloir aux bourgeois », siège de la municipalité parisienne.
  • no  24 : Dans cette immeuble se trouvait la librairie de l'éditeur Cotillon et de son successeur F. Pichon, libraire du Conseil d'État en 1889. L'immeuble a également été habité par le neurophysiologiste Alfred Vulpian[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le tracé des rues de Paris, Bernard Rouleau, Presses du CNRS, p.38, 1988
  2. Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, éditions de Minuit, p.528
  3. L. de B. La femme au perroquet, Le Monde Illustré du 24 octobre 1868, page 272.
  4. Selon la plaque commémorative apposée sur l'immeuble.