Rue Sainte-Catherine (Bordeaux)

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Rue Sainte-Catherine
Image illustrative de l'article Rue Sainte-Catherine (Bordeaux)
Rue Sainte-Catherine à Bordeaux
Situation
Coordonnées 44° 50′ 23″ N 0° 34′ 27″ O / 44.839798, -0.57418344° 50′ 23″ Nord 0° 34′ 27″ Ouest / 44.839798, -0.574183  
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Ville Bordeaux
Tenant Place de la Victoire
Aboutissant Place de la Comédie
Morphologie
Type Rue piétonne
Longueur 1 250 m
Histoire
Monuments Galerie Bordelaise

Géolocalisation sur la carte : Bordeaux

(Voir situation sur carte : Bordeaux)
Rue Sainte-Catherine

La rue Sainte-Catherine, rue piétonne de 1 250 mètres de long, est la principale rue commerçante de Bordeaux.

Présentation[modifier | modifier le code]

Cette rue est l'un des deux grands axes qui traversent la partie historique de la ville. Elle coupe le centre suivant un axe Nord-Sud en reliant la place de la Comédie où se situe le Grand Théâtre à la place de la Victoire. La rue Sainte-Catherine et les quartiers situés à l'Ouest de celle-ci sont très commerçants (plus de 250 boutiques dont les Galeries Lafayette, la Fnac, l'Apple Store, etc.). Elle est devenue piétonne sur la plus grande partie de sa longueur entre 1976 et 1977 puis intégralement en 1984. Elle est souvent présentée comme la plus longue rue commerçante d’Europe. Elle a été entièrement réaménagée entre 2000 et 2003 suivant le projet de Jean-Michel Wilmotte.

En son centre, la rue Sainte Catherine croise la rue de la Merci et la rue des 3 Conils, formant la place Saint-Projet (évêque auvergnat mort en 674). La croix gothique en pierre se trouvait au centre d'un cimetière depuis 1392. Ces croix faisaient l’objet de vénérations lors de certaines fêtes religieuses. Abattue pendant la Révolution, la croix de Saint-Projet fut restaurée en 1803, grâce à la générosité d’un marchand de dentelles du quartier Sainte-Catherine, puis en 1977. L'église se trouvait au sud de cette place et il en reste la tour clocher. La fontaine a été réalisée vers 1715. Quatre statues à l'effigie de saints protecteurs sont sculptées (accessibles de 1,10 À 1,80 m), on peut discerner : saint Projet qui tient la palme des martyrs, les autres sont difficiles à reconnaître, cependant il est possible de distinguer les formes du Christ et de la Vierge. La rue de la Merci amène vers la place Camille Jullian où on trouve des bars et restaurants, ainsi que le cinéma Utopia qui se trouve dans l’ancienne église Saint-Siméon.

Près du Grand Théâtre, se trouve une des entrées de la Galerie Bordelaise, galerie commerçante couverte dont la construction a été commencée en 1833 par l’impulsion de l'architecte Durand et qui ouvrit ses grilles au public en 1834[1].

Au croisement de la rue Ste Catherine et du cours Alsace-Lorraine, un bas-relief atteste la présence souterraine des deux cours d'eau qui se jetaient dans la Garonne, le Peugue et la Devèze.

La chapelle Sainte-Catherine, qui a donné le nom à la rue, une des plus anciennes de Bordeaux, était située à l’endroit du Bazar bordelais ; elle fut inaugurée en 1048 par les chevaliers de l’ordre de Malte. Jadis, cette chapelle baignait dans la boue d’un Bordeaux semi-aquatique. Pour éviter que les gens ne soient crottés, on voulut paver le sol devant l’édifice mais, faute de moyens pour réaliser les travaux, on vendit le mobilier du lieu. Longtemps abandonnée, les derniers vestiges de la chapelle ont disparu en 1835, époque de la construction du Bazar. En y faisant les fouilles pour y établir un théâtre, on y a trouvé beaucoup d'ossements humains.

Au 158 de la rue Sainte-Catherine, un mascaron représente le visage de Jésus-Christ portant une couronne d'épines[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Près de la place de la comédie s’élevait la porte Médoc, qui fut détruite en 1772. Elle fut toujours très fréquentée.

Autrefois, les bouchers et tripiers de Bordeaux n’avaient pas le droit de vendre ailleurs leur marchandise. Les meuniers également, venaient pour apporter leur farine depuis les moulins des jalles de Blanquefort et des alentours.

À l’heure de la Fronde, la rue Sainte-Catherine fut un véritable champ de bataille entre le parti de l'Ormée et celui des « Bien Intentionnés » : le bilan fut de 400 morts.

Des personnalités célèbres ont habité cette rue : l’avocat général Saige, maire de la ville en 1791, Montesquieu, l’architecte Thiac, Peixotto, le peintre Gaultier, le député Ravez

À partir de 2007, plus de la moitié de la ville de Bordeaux (1 810 ha) fut classée Patrimoine Mondial de l'UNESCO, incluant ainsi en son centre les 1 250 mètres de la rue Sainte-Catherine.

Transport[modifier | modifier le code]

La rue Sainte-Catherine est desservie par la ligne A du tramway de Bordeaux, station Sainte-Catherine, et par la ligne B, stations Grand Théâtre et Victoire.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique de la galerie Bordelaise
  2. Richard Zéboulon, textes de Jean-Louis Rosenberg, Mascarons de Bordeaux, les veilleurs de pierre, Éditions Cairn, 2008 p. 22 et 95. (ISBN 2350681106)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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