Rue Paradis

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Rue Paradis
Situation
Coordonnées 43° 16′ 58″ N 5° 22′ 53″ E / 43.282673, 5.381379 ()43° 16′ 58″ Nord 5° 22′ 53″ Est / 43.282673, 5.381379 ()  
Arrondissement 1er, 6e et 8e
Tenant Place du Général-de-Gaulle
Aboutissant Avenue du Prado
Morphologie
Type Rue
Longueur 2 870 m
Largeur 12 et 17 m
Histoire
Monuments Église Saint Joseph

Géolocalisation sur la carte : Marseille

(Voir situation sur carte : Marseille)
Rue Paradis

La rue Paradis est une voie qui traverse les 1er, 6e et 8e arrondissements de la ville de Marseille. Elle va de la place du Général-de-Gaulle à l’avenue du Prado.

Il s'agit de la plus longue rue de Marseille avec sa distance de 2870 metres.

Historique[modifier | modifier le code]

Un quartier de Marseille portait le nom de Paradis dès 1044, car il y avait un prieuré du nom de Saint-Pierre de Paradis. Une église dédiée à Sainte-Marie du Paradis est fondée par Hugues Fer ainsi que l’atteste un acte du [1]. Cette église et ce prieuré seront détruits en 1524 pour la défense de la ville à l’approche de l’armée du connétable de Bourbon. Au XVe siècle cette rue s’appelait rue Saint Catherine mais prendra par la suite le nom de Paradis[2].

L’urbanisation de cette rue se fera en deux temps. Une première section allant de la place du Général-de-Gaulle à la place Estrangin-Pastré se fera en 1666 lors de l’agrandissement des remparts de la ville sous Louis XIV. Cette rue se terminait à la porte Parais où se trouve l’actuelle place Estrangin-Pastré. La deuxième section allant jusqu’à l’avenue du Prado se fera en plusieurs étapes, d’abord jusqu’à la rue Falque en 1803, puis jusqu’à la place Ernest-Delibes en 1848 et enfin jusqu’à l’avenue du Prado en 1880[3].

Immeubles remarquables[modifier | modifier le code]

  • Au N°38 se trouvaient les bureaux de l'épicerie Charles Meunier dans lesquels Stendhal entra comme commis en 1805 et qui seront transférés rue Venture pendant le séjour de l’écrivain[4].
  • Au N°58 se trouve un bel hôtel à façade Louis XV construit de 1728 à 1737 par Alexandre Louit, commissaire principal à l’arsenal des galères et appartiendra par la suite au banquier Pascal d’où son nom d’hôtel Pascal[5].
  • Au N°124, se situe l'église Saint Joseph, œuvre de l'architecte Pascal Coste, construite en 1837 sous l’épiscopat de Mgr Mazenod.
  • Au N°150, il y avait les établissements Noilly Prat qui produisaient un célèbre apéritif ; sur ces terrains un ensemble immobilier a été construit.
  • Au N°270 se situe le lycée Périer qui accueille une population scolaire totale de près de 1 200 élèves.
  • Au N°425, une plaque rappelle que, derrière les nouveaux immeubles, se trouvait, installée dans une luxueuse villa, le siège de la Gestapo de Marseille, où des centaines de résistants et de familles juives furent interrogées, torturées et déportées, à partir de 1943 jusqu'à fin août 1945.

Accès[modifier | modifier le code]

La rue Paradis est desservie par la ligne  41S  du réseau de bus RTM.

Consulats[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • 588, rue Paradis, film d'Henri Verneuil, 2e épisode de ses souvenirs de fils d'Arméniens à Marseille

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Bouyala d’Arnaud, Évocation du vieux Marseille, les éditions de minuit, Paris, 1961
  • Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, (ISBN 2-86276-195-8)
  • Marc Bouiron, Henri Tréziny, Bruno Bizot, Armelle Guilcher, Jean Guyon et Mireille Pagni, Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René, Actes du colloque international d’archéologie, 3-5 novembre 1999, Etudes massaliètes Numéro 7, éditions édisud, Aix-en-Provence, 2001(ISBN 2-7449-0250-0).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Augustin Fabre, Les rues de Marseille, édition Camoin, Marseille, 1869, tome 4 p. 229
  2. Marc Bouiron, Henri Tréziny, Bruno Bizot, Armelle Guilcher, Jean Guyon et Mireille Pagni,Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René, Actes du colloque international d’archéologie, 3-5 novembre 1999, Etudes massaliètes Numéro 7, éditions édisud, Aix-en-Provence, 2001, p. 332, (ISBN 2-7449-0250-0)
  3. Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, p. 273, (ISBN 2-86276-195-8)
  4. André Bouyala d'Arnaud, Évocation du vieux Marseille, les éditions de minuit, Paris, 1961, p. 298
  5. Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, p. 294, (ISBN 2-86276-195-8)