Rue Mercière

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Rue Mercière
Image illustrative de l'article Rue Mercière
Les bouchons dans la partie centrale de la rue, vus du sud
Situation
Coordonnées 45° 45′ 45″ N 4° 49′ 58″ E / 45.762486, 4.832794 ()45° 45′ 45″ Nord 4° 49′ 58″ Est / 45.762486, 4.832794 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Ville Lyon
Quartier Cordeliers (2e arr.)
Tenant Place d'Albon
Aboutissant Rue de Brest
Morphologie
Type Rue
Histoire
Création XIIIe siècle
Anciens noms Rue Marchire
Monuments Immeubles et hôtels particuliers Renaissance
Protection En partie ISMH
Site du centre historique
Site du patrimoine mondial

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Rue Mercière

La rue Mercière est une rue située dans le 2e arrondissement de Lyon. D'orientation nord-sud, elle relie la place des Jacobins à la place d'Albon.

Historique[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, mercière désigne le terme « marchand ». Autrefois, on distinguait la petite rue Mercière au sud de la rue Dubois et la grande rue Mercière au nord. C'est une des plus anciennes rues de Lyon. Il est probable qu'elle reprenne le tracé d'une voie existante pendant l'antiquité tardive. Dès le XIIIe siècle, c'est l'artère principale de Lyon sur la rive gauche de la Saône ce qu'elle sera jusqu'au XVIIIe siècle[1]. Elle est au XVIe siècle, la rue des imprimeurs et accueille notamment l'atelier de Sébastien Gryphe, à l'angle de la rue Thomassin au début du XVIe siècle.

Tombée dans un état d'insalubrité au cours des XIXe siècle et XXe siècle, elle fait l'objet de plusieurs projets de ré-aménagement, notamment le projet Moncorgé, Transformation et embellissement de Lyon, en 1909[2]. En 1925, le concours de la SEL vise déjà la transformation du quartier. Il faut notamment mentionner le projet de F. Chollat qui, avec son 5e prix, voulait en lieu et place de la rue Mercière, édifier un quartier moderne, écrasé par un gratte-ciel d'une cinquantaine d'étages [3]. En 1958, le conseil municipal prend la décision de rénover le quartier Mercière-Saint-Antoine. La partie nord de la rue est rasée entre la rue et le quai pour faire place à un projet immobilier d'envergure : M. Marot, architecte en chef des Bâtiments Civils et Palais Nationaux élabore un projet remanié à dix-huit reprises afin de « respecter la variété d'aspect et la fantaisie qui faisait les charmes du vieux quartier ».

La partie sud de la rue est alors un haut-lieu de la prostitution jusqu'aux années 1970[4]. Le sud de rue fait également l'objet d'un plan d'aménagement aux abords de la place des Jacobins

Le renouveau a lieu dans les années quatre-vingt. L'embellissement est spectaculaire, la rue devient piétonne. Elle accueille aujourd'hui dans sa partie sud un grand nombre de restaurants dont des bouchons lyonnais, bars. Cette concentration fait qu'elle est très prisée des touristes. Elle conserve un patrimoine architectural majeur par la présence d'une enfilade de bâtiments datant de l'époque de la Renaissance.


Accessibilité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Maynard, Rues de Lyon, avec l'indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant, éditions des traboules,
  2. Charles Delfante et Agnès Dally-Martin, 100 ans d'urbanisme à Lyon, éditions LUGD, 1994, p. 128
  3. Charles Delfante et Agnès Dally-Martin, 100 ans d'urbanisme à Lyon, éditions LUGD, 1994, p. 138
  4. [PDF] La prostitution à Lyon et ses faubourgs dans la 1re moitié du XIXème siècle. La prostitution est encore présente (à l'état de reliquat) dans une rue proche : la rue du Port du Temple.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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