Rue Lhomond
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Rue Lhomond
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 5e | ||
| Quartier(s) | Val-de-Grâce | ||
| Début | Place de l'Estrapade, 1 et rue des Fossés-Saint-Jacques, 26 | ||
| Fin | 8 rue de l'Arbalète | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 578 m | ||
| Largeur | 15 m | ||
| Historique | |||
| Création | XVe siècle | ||
| Dénomination | 27 février 1867 | ||
| Ancien(s) nom(s) | Rue des Postes | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 5584 | ||
| DGI | 5648 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue Lhomond est une voie du 5e arrondissement de Paris située dans le quartier du Val-de-Grâce anciennement appelée rue des Postes.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Très ancienne voie de Paris, déjà présente au XVe siècle, elle porte alors le nom de rue des Poteries en raison d'anciennes poteries gallo-romaines puis ce nom se serait altéré vers 1600 en rue des Pots devenu ensuite rue des Postes[1]. Elle prend son nom actuel en 1867 en hommage à Charles François Lhomond (1727-1794), prêtre, grammairien et érudit français.
Cette rue a depuis cette époque été marquée par la présence de différentes communautés catholiques qui y possèdent des séminaires ou des couvents. Ainsi se trouvait au no 22 le séminaire anglais autorisé à s'y installer en 1684 par le roi Louis XIV où il est en activité jusqu'en 1790[2]. Au XVIIIe siècle, se trouve au no 20 la communauté des Eudistes (dites également de Jésus et de Marie), fondée par Jean Eudes et formant des missionnaires, qui acquièrt une maison en 1727 et fonde également la Maison des Filles de Saint-Michel aux no 38-40 en 1724 accueillant les femmes repentantes de leurs libertinages[2]. Ces deux établissements seront eux aussi confisqués à la Révolution et vendus. En 1731, la Congrégation du Saint-Esprit, présente dans des bâtiments de la Rue Neuve-Sainte-Geneviève, acquièrt de nouveaux bâtiments dans la rue des Postes aux nos 24-26[2] ; ils y sont toujours présents malgré une temporaire expulsion lors de la Révolution.
En 1764 a été imprimé dans la rue des Postes le Manuel typographique de Pierre-Simon Fournier[3].
Sites particuliers [modifier]
- La Congrégation du Saint-Esprit (des pères missionnaires Spiritains) — ancien couvent des Dames-Bénédictines — au no 29 classé depuis 1975 aux Monuments historiques[4],[5] et sa chapelle au no 30 de la rue, construite en 1731.
- L'Institut Curie et sa chapelle attenante.
- L'Hôtel Saint-Haure, au no 27, datant du XVIIIe siècle et classé depuis 1962 aux Monuments historiques[6].
- L'arrière de l'École normale supérieure, notamment les laboratoires de physiques accessibles depuis la rue.
- Le Bureau pour l'étude de langue et de la civilisation françaises à l'étranger (BELC), a siégé jusqu'en février 1994 au no 9 de cette rue, avant d'être transféré au siège du Centre international d'études pédagogiques à Sèvres. Pour les spécialistes de français langue étrangère, la « rue Lhomond » reste associée à cette période et à cette institution.
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Vue de la partie basse depuis la place Lucien-Herr
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La chapelle de la Congrégation du Saint-Esprit.
Accès [modifier]
La rue Lhomond est desservie par la ligne
à la station Place Monge qui est la plus proche, ainsi que par la ligne de bus RATP 47.
Références [modifier]
- Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, éditions de Minuit, pp.42-44
- Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments de Félix et Louis Lazare, facsimilé de l'édition de 1844, pp.570-571.
- Fac-similé du Manuel typographique de Pierre-Simon Fournier, 1764 et 1766.
- Notice no PA00088409, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00088455, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00088436, base Mérimée, ministère français de la Culture