Rue Christophe-Colomb

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8e arrt
Rue Christophe-Colomb
Rue Christophe-Colomb vue de l'avenue George-V.
Rue Christophe-Colomb vue de l'avenue George-V.
Situation
Arrondissement 8e
Quartier Quartier des Champs-Élysées
Début Avenue George-V, place Henry-Dunant
Fin 54 avenue Marceau
Historique
Création 1865
Dénomination 1867

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Christophe-Colomb

48° 52′ 12″ N 2° 17′ 59″ E / 48.869863, 2.29979

La rue Christophe-Colomb est une voie du 8e arrondissement de Paris. Elle commence avenue George-V et no 1, place Henry-Dunant et se termine no 54, avenue Marceau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ouverte en 1865 sur les terrains de l'ancien hospice Sainte-Périne, la voie prit sa dénomination actuelle en 1867 en l'honneur du célèbre navigateur Christophe Colomb (1436-1506).

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • no 8 : Hôtel de Chabrillan[1]. « J'ai parlé ailleurs de cette inoubliable fête persane offerte jadis à ses amis par Mme de Chabrillan. Mais cette nuit unique de 1912 ne résume pas les fastes de cette maison qui fut, pendant un demi-siècle, un centre intellectuel, politique et mondain incomparable. Car la personnalité exceptionnelle de la comtesse, puis marquise de Chabrillan, valut à cette grande dame une vraie situation internationale. Née Félicité de Lévis-Mirepoix, comptant parmi ses aïeux des Beaufort, des Crillon, des Chateaubriand, Mme de Chabrillan s'attacha à maintenir toujours les traditions de son lignage et nul ne comprit mieux qu'elle la valeur de l'étiquette. Une manière de cour – une cour composée de toutes les élites européennes – l'entourait, subjuguée. Mais Mme de Chabrillan, poète et artiste, sut toujours merveilleusement allier le rêve à la vie. Elle n'alla jamais en Orient – qui la fascinait, et son bal persan est à cet égard bien significatif : il ne fut pas seulement une fête splendide, mais la manifestation très personnelle d'une certaine nostalgie. Cette nuit-là, Mme de Chabrillan invitait ses amis à entrer dans la danse de ses songes. Son Occident était celui des preux et des chevaliers. La châtelaine de Fontaine-Française vivait autant dans le monde des chansons de geste que dans celui des Mille et Une Nuits. Avec cela, une présence incomparable, la plus large curiosité pour la musique, la littérature, la peinture, mais aussi pour les sciences et la politique ; un esprit primesautier, étincelant, spontané, ardent, une fougue déconcertante, plus d'éclat que de nostalgie dans ce regard que je crois revoir se porter sur ses tableaux de Pourbus et de Nattier devant lesquels, tant de fois, nous la vîmes. »[2] Félicité de Lévis-Mirepoix (1874-1948) épousa Aynard Guigues de Moreton de Chabrillan (1869-1950), 10e marquis de Chabrillan.
  • no 10 : Maison Sainte-Geneviève : Fondée par les paroissiens de Saint-Pierre-de-Chaillot en 1876.
  • no 13 : Habité par Mme Charles Dettelbach qui tenait un salon musical[3].

Bâtiments détruits[modifier | modifier le code]

  • no 11 : Hôtel Haendler[4].

Habitants célèbres[modifier | modifier le code]

Baronne Madeleine Deslandes (1866-1929), dandy féminin des derniers ans du XIXe siècle, elle signe Ossit ses romans et ses récits (Ilse, Cyrene etc). Dans son hôtel, 7 rue Christophe-Colomb tient son salon, vrai "Fairyland" selon l'appellatif de Jean Lorrain, dont le décor est le plus extravagant (crapauds en faïence de toutes tailles, biches en bronze), ici l'on peut retrouver Barrès, Forain, J. Émile Blanche, Lorrain, d'Annunzio et même Oscar Wilde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. en 1910 : Rochegude, Op. cit., p. 98
  2. Becq de Fouquières, Op. cit., p. 109-110
  3. Becq de Fouquières, Op. cit., p. 109 : « Par les fenêtres ouvertes du 13 ne s'envolent plus les vocalises de Mme Charles Dettelbach. »
  4. Becq de Fouquières, Op. cit., p. 109
  5. Rochegude, Op. cit., p. 98

Sources[modifier | modifier le code]

  • André de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens. Vol. 1, Paris, Pierre Horay, 1953
  • Félix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. VIIIe arrondissement, Paris, Hachette, 1910