Rue Béranger
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3e arrt
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Rue Béranger
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 3e | ||
| Quartier(s) | Enfants-Rouges | ||
| Début | Place Olympe-de-Gouges | ||
| Fin | Rue du Temple, n° 180 | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 271 m | ||
| Largeur | 11,69 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1694 et 1696 | ||
| Dénomination | décret du 24 août 1864 | ||
| Ancien(s) nom(s) | Rue de Vendôme | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 0866 | ||
| DGI | 0871 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue Béranger est une rue du IIIe arrondissement de Paris, situé à l'extrémité nord du quartier du Marais, proche de la place de la République.
Sommaire |
Histoire [modifier]
L'ouverture de la rue fut ordonnée par un arrêt du conseil du 23 novembre 1694[1].
À sa création, elle s'appelait rue Vendôme, en honneur de Philippe de Vendôme, grand prieur de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui occupait la Maison du Temple à proximité.
En 1864, elle est nommée Rue Béranger en l'honneur du chansonnier français Pierre-Jean de Béranger.
Il y a toujours le passage Vendôme qui relie la rue Béranger à la place de la République.
Sites remarquables [modifier]
- Au début de la rue, la place Olympe-de-Gouges.
- Au no 2 : l'hôtel Fargès, dit aussi de Mascrani, construit entre 1720 et 1727 par Gillet de la Chaussée. Pendant la Révolution française l'hôtel était le siège de l'Administration des Vivres[2].
- Aux nos 3 et 5 : Ensemble de deux hôtels construits pour Abraham Peyrenc de Moras (au no 3) et Jean Pujol (au no 5), construit dans un style Régence entre 1720 et 1725 par Gilbert Delaubard[2]. Les deux bâtiments sont devenus l'école primaire Béranger et le collège Pierre-Jean de Béranger[3],,[4].
- Au no 6 : l'hôtel Lacarrière, construit par Rolland[5].
- L'acteur Frédérick Lemaître habitait au no 10[2].
- La mairie de l'ancien 6e arrondissement, créé sous le directoire, se trouvait au no 11[2].
- Au no 14, il y avait en 1786 le plus beau jeu de paume de Paris. Celui-ci a été démoli au XIXe siècle pour laisser place, en 1851, au théâtre Déjazet dont l'entrée se trouve au no 41 boulevard du Temple.
- Au no 16, se trouvait jusqu'à la Révolution, le couvent des Filles-du-Sauveur fondé en 1701 pour venir en aide aux « mauvaises filles » repenties. Le couvent fut détruit et laissant la place au no 16 au passage Vendôme.
- Au no 22, il y avait en 1878 un magasin de jouets, dans lequel était entreposé une grande quantité de fulminate de mercure destiné à des pistolets à amorce pour enfants, qui explosa. L'explosion fit 15 morts et 18 blessés et détruisit deux maisons[6].
Dans la littérature [modifier]
- Dans le roman Illusions perdues par Honoré de Balzac, Coralie et Lucien de Rubempré habitent cette rue (qui s'appelait encore rue Vendôme à l'époque de Balzac), avant d'être obligé par la misère de chercher un appartement moins cher[7].
Accès [modifier]
Ce site est desservi par la station de métro République.
Notes et références [modifier]
- Félix Lazare et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments (1re éd. 1844) (notice BnF no FRBNF32357628x) [lire en ligne], p. 663
- Isabelle Dérens, Le Guide du Promeneur. 3e arrondissement, Parigramme, 1995, 276 p. (ISBN 978-2-84096-024-9)
- Collège Pierre-Jean de Béranger, site de la mairie de Paris
- site du collège
- Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Paris, Paris, Hachette, 1994, 608 p.
- Les deux Paris. les représentations de Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle (page 148), par Jean-Pierre Arthur Bernard, éditeur Champ Vallon, 2001
- Honoré de Balzac, Illusions Perdues, Éditions Gallimard, coll. « La Pléiade / La Comédie Humaine, tome IV », 1977 (ISBN 978-2-07-010849-7)