Rue (Fribourg)

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Rue
Blason de Rue
Héraldique
Vue d'ensemble de la commune de Rue
Vue d'ensemble de la commune de Rue
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Glâne[1]
Syndic Antoinette Piccand
NPA 1673
N° OFS 2097
Démographie
Gentilé Rotavilliens
Population 1 341 hab. (31 décembre 2012)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 10″ N 6° 49′ 20″ E / 46.619453, 6.822215 ()46° 37′ 10″ Nord 6° 49′ 20″ Est / 46.619453, 6.822215 ()  
Altitude 655 m (min. : 557 m) (max. : 830 m)
Superficie 1 121 ha = 11,21 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Rue
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Rue (Ruva Écoutez en patois fribourgeois[4]) est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Glâne.

Généralités[modifier | modifier le code]

Ville de la Glâne, Rue se trouve sur un itinéraire de Saint-Jacques-de-Compostelle nommé Via Jacobi.

Suite aux fusions faites entre 1993 et 2001, elle regroupe les anciennes communes de Rue, Blessens, Promasens et Gillarens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions de Rue retrouvées datent de 1152, époque où les seigneurs de Rue vivaient au château. On situe cependant la fondation de la ville proprement dite entre 1264 et 1271.

Annexion au bailliage de Vaud en 1260, en raison de la politique d'expansion de Pierre II de Savoie. Occupée par les troupes fribourgeoises dès 1476 avec Romont, elle est annexée en 1536.

Le 10 décembre 1623, un grand incendie ravage Rue, détruisant plusieurs maisons d’habitation au bourg, des granges et des greniers.

En 1797, lors de l'invasion française de la Confédération, la ville est traversée par l'armée d'Helvétie, en marche vers Fribourg.

En 1993 la commune fusionne avec Blessens puis, en 2001, avec Promasens et Gillarens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Rue mesure 1 121 km2[3]. 8,7% de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 71,8% à des surfaces agricoles, 18,8% à des surfaces boisées et 0,7% à des surfaces improductives[3].

Rue comprend les localités de Gillarens, Promasens, Rue et Blessens. Elle est limitrophe de Vuarmarens, Ursy, Chapelle, Auboranges, Écublens, Montet (Glâne) et du canton de Vaud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Rue possède 1 341 habitants en 2012[2]. Sa densité de population atteint 119,6 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Rue entre 1850 et 2008[5] :

Traditions[modifier | modifier le code]

La coutume des tapolets se pratique le Vendredi saint et le Samedi Saint, avant Pâques. Comme les cloches sont traditionnellement à Rome à ce moment, les jeunes du village les remplacent en frappant des plaques de bois (tapolets) aux heures des angélus pour les remplacer.

Monuments[modifier | modifier le code]

Inauguration de l'éclairage du château de Rue, le 24 août 2004.

Le château de Rue est mentionné pour la première fois en 1152, sous le nom de "Castrum Rote". Il s'agit d'une enceinte fortifiée contenant trois habitations. Les fortifications sont détruites entre 1235 et 1237, à l'exception de la tour carrée. Pierre II de Savoie reconstruit le château entre 1260 et 1268. L'édifice est à nouveau détruit deux siècles plus tard, en 1476, lors des guerres de Bourgogne. Il est reconstruit de 1619 à 1763; Fribourg y installe ses baillis, puis ses préfets, jusqu'en 1848. Il le vend aux enchères; il est racheté par Jules-Louis de Maillardoz, qui le revend. C'est Ernest Ferber, industriel lyonnais, qui finira par en devenir propriétaire.

  • La Chapellenie de Rue (maison Maillardoz)

La Chapellenie est l'une des constructions les plus anciennes du bourg de Rue; ses fondations attestent de son origine médiévale. Elle subit des transformations entre 1551 et 1557. Jusqu'à nos jours, cependant, elle conserve la plus grande part de sa structure, qui remonte au gothique tardif. En 1886, Marie-Laure Maublanc de Chiseul, épouse de Jules de Maillardoz, achète le bâtiment. Elle y installe des pères de la congrégation de Saint François de Sales, qui y restent jusqu'en 1826.

En septembre 2002, les citoyens désavouent leur commune dans sa volonté de racheter la Chapellenie, classée monument historique; l'idée était d'y créer des locaux en adéquation avec le développement de Rue, ou de les rentabiliser en y aménageant des logements. En 2004, l'artiste fribourgeois Marcel Dorthe, de Gillarens, et son épouse Marianne s'en portent acquéreurs. Après deux ans de restauration, ils y aménagent leur logement, ainsi qu'un centre culturel (expositions, concerts), ouvert le 8 avril 2006.

  • Chemin de croix de René Conus, dit "Le Sage de Rue"
  • Cure
  • Église Saint-Nicolas
  • Fontaine de 1849
  • Maison de Prez
  • Maison du Sage de Rue, domicile de l'artiste et sculpteur René Conus (1909-1979)
  • Maison Rouvenaz

Célébrités[modifier | modifier le code]

Ferdinand Ferber fait des essais d'aviation à Rue (vols planés). Cela lui vaut le pseudonyme de "Ferdinand de Rue".

Particularités[modifier | modifier le code]

Rue s'est longtemps dite "plus petite ville d'Europe". Cela repose sur des faits historiques: la ville est dotée d'un château, où vivait un seigneur, et où douze foires étaient organisées chaque année. Autrefois, elle disposait de cinq pintes (contre deux restaurants actuellement), un casino, un hôpital et de nombreux commerces. De plus, Rue a été chef-lieu de la Glâne avant Romont.

Actuellement, d'autres cités revendiquent le titre, notamment Durbuy (Belgique), Rabstejn (République tchèque) ou Miranda do Douro (Portugal).

Les armoiries de Rue portent le dessin d'une roue jaune dotée de sept rayons, sur fond rouge et bleu. Le dessin des sept rayons n'a rien de facile avec une règle et un compas, ce qui vaut à cette option des compromis à base de huit rayons. Plus original, l'abbé Joseph Bovet fait bel et bien allusion aux sept rayons de la roue de Rue quand il dit, dans sa chanson "L'Histoire du canton de Fribourg", que les habitants de Rue sont bons dessinateurs.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2012 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 16 décembre 2013).
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. Dictionnaire-Dikchenéro: Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 330
  5. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  • Rue, balades pour une mémoire, brochure.
  • La Gruyère, 15 juillet 2004
  • La Gruyère, 6 avril 2006

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