Rudolf Bamler

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Rudolf Bamler
Naissance 6 mai 1896
Osterburg - Saxe-Anhalt
Décès 13 mars 1972 (à 75 ans)
Groß Glienicke
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich (en 1945)
Flag of East Germany.svg République démocratique allemande
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Reichsheer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Coat of arms of NVA (East Germany).svg Nationale Volksarmee
Grade Generalleutnant (Wehrmacht)
Generalmajor ([Nationale Volksarmee)
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement 121. Infanterie-Division
12. Infanterie-Division
Distinctions Croix allemande

Rudolf Bamler (6 mai 1896 à Osterburg - 13 mars 1972 à Groß Glienicke) est un Generalleutnant allemand qui a servi au sein de la Heer dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale, puis plus tard, Generalmajor dans la Nationale Volksarmee dans la République démocratique allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Abwehr[modifier | modifier le code]

Rudolf Bamler est attaché à l'Abwehr à la tête de la section III (contre-espionnage) et il contribue à encourager une coopération plus étroite avec la Gestapo et la Sicherheitsdienst (SD)[1]. Ce rôle a également signifié que Bamler a maintenu un réseau d'informateurs à travers la société allemande égale à celui de la SD[2]. Bien qu'il ait une relation personnelle difficile avec son supérieur Wilhelm Canaris, les deux hommes ont coopéré étroitement pour soutenir un ami de ce dernier: Francisco Franco durant la guerre civile espagnole[3].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Rudolf Bamler est nommé chef d'état-major de la Wehrkreis VII (Munich), avant un transfert vers le même rôle dans la Wehrkreis XX (Dantzig)[4]. Bamler est ensuite nommé chef d'état-major du XXXXVII. Panzerkorps en 1940[4]. De 1942 à 1944, il est chef d'état-major de l'armée allemande en Norvège sous les ordres du Général Nikolaus von Falkenhorst, après avoir atteint le grade de generalleutnant (lieutenant-général)[5]

Front de l'Est[modifier | modifier le code]

Rudolf Bamler est ensuite déplacé sur le Front de l'Est. du 1er au 27 juin, il est nommé commandant de la 121. Infanterie-Division, avant d'être remplacé par Helmuth Priess[6]. Il est simultanément commandant de la 12. Infanterie-Division[7].

Les Commandements de Bamler se sont terminés lorsqu'il se rend à l'Armée rouge le 27 juin 1944[4]. Cependant aigri par ce qu'il voyait comme le sacrifice de sa division, Bamler fait défection à l'Union soviétique qui l'avait capturé[4].

Les années après-guerre[modifier | modifier le code]

Bamler installé dans l'Allemagne de l'Est et y travaille comme officier policier de la Stasi, de 1946 jusqu'à sa retraite en 1962[4]. Il occupe également le rang de Generalmajor dans la Kasernierte Volkspolizei[8].

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Citations
  1. George C. Browder, Foundations of the Nazi Police State: The Formation of Sipo and SD, University Press of Kentucky, 2004, p. 180
  2. Padfield Pierre,'Himmler, Cassell & Co, 2001, p. 215
  3. John H. Waller,The Unseen War in Europe: Espionage and Conspiracy in the Second World War, IBTauris, 1996, p. 16
  4. a, b, c, d et e Samuel W. Mitcham, The German Defeat in the East, 1944-45, Stackpole Books, 2007, p. 39
  5. Hans Fredrik Dahl, Quisling: A Study in Treachery, Cambridge University Press, 1999, p. 343
  6. Samuel W. Mitcham, German Order of Battle Volume One, Volume 3, Stackpole Books, 2007, p. 173
  7. Mitcham, German Order of Battle Volume One, Volume 3, p. 52
  8. Walter Henry Nelson, Germany Rearmed, Simon and Schuster, 1972, p. 246
Source
Bibliographie
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. ISBN 3-7909-0284-5.
  • (de) Scherzer, Veit (2007). Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. ISBN 978-3-938845-17-2.
Liens externes