Rub-a-Dub
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Le Rub-a-dub ou "early dancehall" (qui est son expression originelle jamaïcaine) est un genre musical jamaïcain dérivé du reggae, apparu vers la fin des années 1970, il suit le "roots/rockers" et précède le "early digital".
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Création et particularités [modifier]
Le Rub-a-Dub (littéralement « rantanplan » d'un tambour) est un genre musical jamaïcain né en 1979.
Le Rub-a-Dub ou early dancehall est une variante du reggae roots très épuré, voir "squelettique", dont l'ossature est constituée par la section rythmique basse/batterie principalement. À cette section rythmique peut s'ajouter parfois un piano, parfois un orgue et le "skank" de guitare. Les riddims (versions instrumentales) sont caractérisés par des batteries très dominantes qui jouent majoritairement des beats massifs (balancier binaire), grosse caisse premier temps et snare troisième temps, souvent simples parfois plus complexes, toujours accompagnés d'une ligne de basse hypnotisante. On retrouve quelquefois, rarement certaines rythmiques roots, tel que le stepper et le one drop, ou encore parfois le beat est breaké avec des contre temps de toms. Enfin l'une des caractéristiques principales de ce style est le mixage. En effet il n'est pas rare que les versions vocales soient très "dubbées" ; ainsi les parties mélodiques sont souvent "mutée" au profit du couple basse batterie et de nombreux effets viennent ponctuer l'évolution du morceau, comme de la réverbération et des échos ; en somme les mixages sont travaillés live and direct à la manière du dub.
Ce style est aussi l'avènement des deejays, ou toasters qui s’exprimaient déjà largement depuis longtemps en Jamaïque dans les sound systems.
Il se différencie du "Reggae Roots traditionnel" (Conscious, Roots & Culture) par le fait que l'on pourrait qualifier ce dernier comme complément idéal (ou musique "sacrée") envers la foi Rastafarienne: une musique véhiculant le message spirituel de la lutte contre l'oppression, le système et les injustices, du Retour vers la Terre Promise (l'Afrique), de l'Ancien Testament (de nombreuses paraboles bibliques). Le Rub A Dub, quant à lui aborde des thèmatiques beaucoup plus légères même s'il conserve ce coté "commentaire social" (sur les problèmes de la vie quotidienne) inhérent au reggae, le slackness mélée a une certaine forme d'egotrip sur un ton humoristique de certains deejays (General Echo, Yellowman) contrebalancent le ton sentencieux du Reggae Roots. La rythmique dépouillée "Rubadubèsque" semble suivre l'évolution de la funk américaine du début des 80's et, de l'assimiler au stepper jamaïcain (style transitionnel du Rockers Style de la toute fin des 70's), le son dubbé, paradoxalement épuré mais très propre de cette période contraste avec le son brut et rugueux du Reggae Roots des 70's. La dimension rastafarienne perd de son âme avec le "Rub A Dub", le style se prète à merveille à la romance (phénomène qui s'amplifiera avec le digital, avec l'avènement des "egotrips songs" et autres "gun tunes").
Les 70's ont été gangrénées en Jamaïque, par les violences politiques, le phénomène des "Garrisons", ces circonscriptions contrôlées par le JLP et le PNP, les deux seuls partis politiques jamaïcains se menant une lutte sans merci pour contrôler les différents quartiers de Kingston, par le biais des "gunmen", n'épargnant personne. Le Roots Reggae reflétait cette époque tourmentée: On chantait des chants spirituels afin de se libérer de ces tensions fratricides mais en les combattant avec des métaphores bibliques liant les souffrances des Rastafariens aux tribulations des premiers Israélites. Tandis Que le Reggae se veut Espoir ; le Rub A Dub, quant à lui ne se fait aucune illusion : paradoxalement le son et les paroles sont moins profonds, moins contestataires ; le message n'est plus la priorité, l'heure est au divertissement, les "Deejays" supplantent les chanteurs. Mais en Jamaïque, la vie se durcit avec l'arrivée de la droite au pouvoir en 1980, les violences seront pires…
Ce genre est né de la volonté du producteur Junjo Lawes aidé de son ami chanteur et producteur Linval Thompson de faire revenir le reggae dans les sound system, en le faisant évoluer et en cherchant à s'adresser à la jeunesse de Kingston. Le groupe d'accompagnement ou "band" qui a fait naître le style rub-a-dub sont les Roots Radics, travaillant au Channel One Studios , Scientist étant l'ingénieur du son qui lui a donné ses caractéristiques, avec Prince Jammy.
Il est le style dominant en Jamaïque jusqu'en 1985, date à laquelle il est remplacé progressivement par le early digital, ou raggamuffin, avec la révolution digitale Sleng Teng qui annonce l'avènement d'un autre producteur/dubmaster de grand talent, Lloyd "King Jammy" James, formé par King Tubby, un des "mixing engineers" fétiches de Bunny Lee et de la plupart des producteurs de la Jamaïque dés le milieu/fin des 70's. Avec "Prince" Phillip Smart (ingénieur qui émigra par la suite aux U.S.A., et qui produira des artistes tels que Scion Success dans les 80's), Prince Jammy est en quelque sorte le chaînon manquant entre les deux visionnaire du Dub, King Tubby et Scientist.
Artistes représentatifs [modifier]
- Al Campbell
- Barnabas
- Barrington Levy
- Barry Brown
- Billy Boyo & Little Harry
- Black Crucial
- Charlie Chaplin
- Clint Eastwood & General Saint
- Cocoa Tea
- Colourman
- Cultural Roots
- Danny Mangaroo
- Delton Screechie
- Dennis Brown
- Don Carlos
- Eccleton Jarrett
- Eek-A-Mouse
- Errol Scorcher
- Frankie Jones
- Frankie Paul
- Freddie McGregor
- Freddie McKay
- General Echo
- Gregory Isaacs
- Half Pint
- The Hi-Times Players
- Horace Martin
- Hugh Mundell
- Ini Kamoze
- Jah Thomas
- Jahmeikya
- Johnny Osbourne
- Johnny Ringo
- Josey Wales
- Junior Keating
- Junior Murvin
- Junior Reid
- Lee Van Cleef
- Linval Thompson
- Little John
- Lone Ranger
- Louie Lepke
- Michael Palmer
- Michael Prophet
- Nicodemus
- Papa Michigan & General Smiley
- Peter Chemist
- Pappa Tullo T.
- Prince Jammy
- Purpleman
- Ranking Dread
- Ranking Joe
- Rod Taylor
- The Roots Radics
- Scientist
- Sister Nancy
- Sly & Robbie
- Soljie Hamilton
- Sugar Minott
- Sylvan White
- Tenor Saw
- Toyan
- Trevor Castell
- Triston Palmer
- The Viceroys
- Uglyman
- Voice Of Progress
- The Wailing Souls
- Wayne Jarrett
- Wayne Smith
- Yellowman & Fathead
Producteurs & Labels représentatifs [modifier]
- George Phang (label Powerhouse)
- Henry "Junjo" Lawes (label Volcano)
- Joseph "Jo-Jo" Hookim (Propriétaire de Channel One Studios, label Hitbound]
- Linval Thompson (label Thompson Sounds)
- Lloyd "Prince Jammy" James (labels multiples!)
- Nkrumah "Jah" Thomas (label Midnight Rock)