Ferdinand Roybet

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Ferdinand Roybet

Ferdinand Roybet, né à Uzès (Gard) le 12 avril 1840 et mort à Paris en 1920, est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Uzès d'un père cafetier (ou « fabricant de liqueurs »), qui s'installe à Lyon en 1846, Ferdinand Roybet étudie d'abord la gravure à l'École des beaux-arts de Lyon, avant de venir à Paris en 1863, après la mort de son père, déjà marié et père d'une petite fille, pour suivre l'enseignement de Jean-Georges Vibert.

Ses premières années à Paris sont matériellement très difficiles. Dès ses premières années de formation à Lyon, il entreprend son apprentissage du métier de peintre en copiant les grands maîtres flamands et italiens.

Il débute au Salon en 1865 par deux œuvres intitulés Une Musicienne et Intérieur de cuisine. L'année suivante, il connaît le succès en présentant son Fou sous Henri III, vêtu de rouge et tenant deux dogues en laisse. Cette œuvre, applaudie par la critique et acquise par la princesse Mathilde pour 5 000 francs, sera le début d'une très longue série de figures en costumes : reîtres, mousquetaires, manants et gens de cour. Un revenu de 25 000 francs annuels lui est assurée par contrat avec un marchand de tableaux[Lequel ?] moyennant la fourniture de trois toiles par mois.

Après la fin du siège de Paris, le peintre entreprend plusieurs voyages d'étude, en Belgique et en Algérie. L'ensemble des œuvres peintes à cette occasion lui est acheté[Par qui ?] pour la somme de 100 000 francs.

La virtuosité se caractérisée par une touche rapide et précise. Fort de ses succès, il s'installe dans un hôtel particulier et dépense sans compter pour collectionner des objets « haute époque ». Ce train de vie dispendieux le conduit rapidement à de graves difficultés financières et à son expulsion par ses créanciers.

Artiste reconnu, il est décoré de la Légion d'honneur en 1893 et compte parmi sa clientèle de nombreux amateurs célèbres et fortunés. Le milliardaire américain Vanderbilt paie 100 000 francs ses Propos galants, toile présentée au Salon de 1893 au Palais de l'Industrie, après une longue absence motivée, semble-t-il, par le désintérêt de l'artiste pour les Salons. Doué d'un grand talent de portraitiste, il peint de nombreux contemporains en costume d'époque et quelques autres dans un style plus moderne : le comte de Montesquiou, Madame Raymond Poincaré, le général Gallieni, Mlle Juana Romani.

Sa production abondante reflète le goût de sa clientèle pour les sujets historiques anecdotiques alors à la mode.

À la fin de sa vie, il aborde des sujets religieux et notamment une série de 22 tableaux illustrant la Passion du Christ, qui sera exposée après sa mort, au Salon de 1921.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'essayage de la parure (1872), huile sur toile, 120x150cm
  • Portrait de Juana Romani (1891), huile sur toile, 61 × 131 cm
  • Le Duc Charles le téméraire entrant à cheval dans l'église de Nesles, 6 × 7 m, scène de massacre, Salon de 1893, médaille d'honneur
  • La Main chaude Salon 1894, représente une scène de cabaret
  • La Sarabande (1895), personnages vêtus à l'espagnole
  • L'Œuvre (1896)
  • Le Porte-Étendard (1897)
  • Philippe Cluvier (1897)
  • L'Astronome (1898)
  • Les Savants (1901)
  • Le Vainqueur de Lépante (1902)
  • Dame au Costume vénitien, musée Roybet Fould, Courbevoie

Musées[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]