Royaume du Sanwi

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Le Royaume du Sanwi est une organisation sociale traditionnelle installée sur l'actuel territoire ivoirien vers la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle.

présentation du Royaume Sanwi[modifier | modifier le code]

Le Royaume Sanwi occupe la pointe Sud-Est de la Côte d’Ivoire et couvre une superficie de 6 500 km² dont 500 km² sont occupés par des lagunes. Sans compter le lac artificiel de 17000 ha créé par les deux barrages hydroélectriques du village d’Ayamé.

Cette région est bordée :

  • au Sud par l’Océan Atlantique;
  • au Nord par le département d’Abidjan;
  • au Nord-Ouest par le département d’Abengourou;
  • à l’Est et au Nord-Est par la république du Ghana.

Le Royaume Sanwi se présente comme un ensemble de collines et de vallées qui se subdivise en trois zones spécifiques:

  • une zone côtière, sablonneuse et faite de mangroves : elle couvre les cantons d’Adjouan, le Sud du canton Affema, le pays Ehotilé et Appolonien;
  • une zone lagunaire comprenant les lagunes Aby, Tendo et Ehy. Ce complexe lagunaire séparé de la mer par une étroite bande de sable est particulièrement propice à la pêche et au développement du tourisme;
  • une zone forestière s’entendant d’Est en Ouest et au Nord.

Le Royaume Sanwi enregistre une des pluviométries les plus fortes de la Côte d’Ivoire avec des précipitations annuelles supérieures à 1 600 mm. Cette donnée géographique a grandement favorisé le développement exceptionnel des cultures industrielles (Hévéa, café, cacao, banane, palmier à l’huile, ananas, etc…) et vivrier (riz, taro, banane, plantain, manioc, etc. …).

Du point de vue économique, ce sont les activités agro-industrielles qui l’emportent de loin, en effet, est connue pour sa production d’huile de palme (environ 20 % de la production nationale).

Enfin, sur le plan alimentaire, la région se présente comme un des plus importants centres d’approvisionnement des différents marchés d’Abidjan.

Origine du Royaume Sanwi[modifier | modifier le code]

Les populations constitutives de ce royaume sont venues vers fin XVIIe siècle, de l’Aowin, dans l’actuel Ghana où elles étaient sous l'autorité du roi Amalanman Anoh. Elles ont dû fuir à la suite d'une défaite consécutive à une guerre les opposant à la famille du roi Kadjo Etibou. Le roi Amalanman Anoh et ses troupes étant vaincus, dix-sept familles représentant les 17 régiments militaires de sa branche armée fuyant l’adversaire, ont quitté le Ghana pour chercher refuge vers la [Côte d’Ivoire] voisine.

Seules quatre familles ont pu arriver sur le sol ivoirien ; les autres ayant péri sur le chemin de l’exode, décimées soit par les maladies, soit par la famine soit encore par diverses intempéries (sécheresse, tempêtes). Elles se sont donc installées avec leurs sept chaises qui symbolisent les sept grandes familles royales[1] dans le Sud-Est du territoire d’accueil, la Côte d’Ivoire, alors sous domination coloniale[2].

L'histoire du Royaume Sanwi[modifier | modifier le code]

Le noyau originel de ce peuple se trouve au Ghana où les conflits entre Opokou Warreh (Ashantis) et eux (les Agni) ont créé le motif d’un départ vers la Côte d’Ivoire.

Avec à leur tête Amalaman Anoh, 1er Roi du royaume Sanwi, les Agni s’installent à Diby dans la région d’Aboisso. Une guerre de leadership éclate sur la nouvelle terre entre Agni et les Agoua, premiers occupants du site. Les Agni gagnent et soumettent les Agoua peu nombreux. Après leur victoire, les Agni s’installent dans la région de ‘’Ciman’’ une vallée surmontée par des collines. De sorte qu’en temps de guerre, l’ennemi ne puisse pas accéder au nouveau site. Mais, toujours à la recherche de nouvelles terres, Aka Essoin, l’homme de main du Roi Amalaman Anoh et puissant notable, chargé de l’expansion du royaume, part en conquête de nouvelles terres plus propices. C’est dans cette quête qu'Aka Essoin découvre un gros arbre, un cerisier : le Krindjabo situé derrière la Rivière Bia. De telle sorte que pour atteindre le site, il faut d’abord traverser la Bia, à la nage. Se sachant à l’abri des éventuelles attaques de l’ennemi, le peuple Agni quitte la région de Ciman pour s’installer sous l’arbre Krindja ou “Krindjabo” en langue Agni. Et ce, grâce à Aka Essoin qui possède des pouvoirs mystiques lui permettant de se transformer en animal féroce, notamment l’éléphant. Krindjabo, la capitale du royaume Sanwi est ainsi fondé, avant l’arrivée de l’homme blanc. Seulement, il est bon de savoir que la grande ville d’Aboisso est le berceau du royaume le plus vieux et le plus puissant de l’histoire de la Côte d’Ivoire : le Sanwi.

La première mission à travers le pays Agnis s'effectue en 2 voyages (La mission Treich Laplène (1887-1889) qui se sont traduits par des traités avec le Sanwi à Krindjabo (Aboisso) avec le Bettié et l'Indénié (Abengourou). Dans le Nord, les traités ont été également signés avec le royaumes de Bondoukou, de Kong, en 1888 et de Dabakala avec Binger en 1889.

Les Cantons du Sanwi et leurs rôles[modifier | modifier le code]

Originairement, le Royaume Sanwi s’étendait sur sept cantons (d’Assinie à Noé, la frontière du Ghana). Mais, Aujourd’hui, avec le départ de Tiapoum et des Ehotilé, le Sanwi reste constitué de six cantons regroupant les Blafê ou Agni-Sanwi. L’exercice des règles traditionnelles qui le régissent, chaque canton respectant fidèlement ses attributions et rôles, a longtemps fait de ce royaume un exemple de démocratie (traditionnelle).

. Adjouan Il a le rôle d’éducateur et formateur des candidats au trône du Sanwi. En effet, Adjouan enseigne au futur roi d’abord son rôle au trône, ses relations avec son peuple, les principales familles composant son peuple, les villages et les limites territoriales de son royaume. Il l’instruit aussi sur les alliances avec les autres peuples. De par sa situation géographique (sur une colline qui domine la lagune Aby, donnant une large vue sur tout le royaume), ce canton constitue un refuge privilégié pour les princes héritiers en cas d’attaques ou d’invasion du royaume par un ennemi. C’est de là que partaient les princes héritiers pour le trône à Krindjabo. Adjouan était également un haut lieu de culture où on célébrait les mariages des membres de la famille royale.

. Assouba Traditionnellement, il est appelé le Front. C’est ce canton qui valide et entérine le choix du roi fait de manière collégiale par l’ensemble des chefs de canton. Il légifère et conduit la cérémonie d’intronisation du nouveau roi. Assouba a donc les attributions de haute juridiction et joue à la fois les rôles de Cour Suprême et de Conseil constitutionnel.

. Krindjabo C’est là où se trouve le domicile officiel du roi, il est la capitale du royaume. Selon des critiques, sa fonction de «simple» résidence du roi semble reléguer son titre de canton ‘‘souverain’’.

. Assinie Lorsque le roi a envie de se reposer, Assinie a pour tâche de le recevoir. Ce canton sert de lieu d’accueil au roi pour ses virées discrètes, avec ses maîtresses par exemple.

. Kouakro et Ayamé (Ce dernier représente l’aile gauche du royaume, appelée originellement le Djandji) Les deux ont pour rôle de défendre et protéger les frontières du royaume pour ne pas qu’il y ait des d’incursions ennemies. Ils y sont aidés par Adaou, un village du canton Assouba.

N.B. : Les sept familles royales sont représentées dans chacun des cantons. Les notables dans le royaume sont les conseillers du roi. Ils font partie de la Cour du roi. Après eux, viennent les chefs de canton, les chefs de village, les chefs de quartier qui sont aussi appelés "chefs de chaise".

A Krindjabo, il y a sept quartiers et chaque quartier possède une "Chaise" ou un tam-tam.

Les Rois du Royaume Sanwi[modifier | modifier le code]

Zéna[modifier | modifier le code]

Il règne autour de 1687, et établit un contact avec la Compagnie de Guinée.

Akasini[modifier | modifier le code]

Successeur de Zéna, règne vers 1700, lors du retour d'Aniaba à Assinie.

Amalaman Anoh[modifier | modifier le code]

Après la fondation de Krindjabo, Amalaman Anoh a régné sur le trône pendant longtemps. Il est mort au trône. Après lui, Amondouffou Kpangni (le grand) l’a remplacé. Puis lui aussi est décédé, laissant la place à Amondouffou Koutoua (le petit) ou Amondouffou II. Dans la constitution du Royaume Sanwi, le Roi règne à vie. Mais en cas de mauvaise gestion il peut être destitué.

Amondouffou II[modifier | modifier le code]

C’est sous le règne d’Amondouffou que l’homme Blanc est arrivé en Côte d’Ivoire. C’est le 1er Roi qui a signé un traité avec les Blancs, et a mis en place l’organisation actuelle du royaume de Sanwi. Sous son règne la Reine mère Malan Alloua a refusé que les blancs s’installent à Krindjabo. Parce qu’elle les trouvait pâles et ne pouvait accepter de vivre avec eux. Elle va donc leur indiquer un endroit plein de pierres, Ebouesso (sur la pierre). C’est ce qui va donner par déformation Aboisso.

Les Rois Kodja Assi, Kodjo Adou, Amon Koutoua et Koua Malan[modifier | modifier le code]

Kodja Assi fut le 1er des rois destitués du royaume Sanwi. Il a été destitué pour mauvaise gestion. Son successeur, Kodjo Adou, a régné pendant six ans, avant de connaître le même sort que son prédécesseur. Sous le règne du roi Amon Koutoua, il y a eu également un problème de mauvaise gestion obligeant le Roi à abdiquer. Après quoi le poste est resté vacants dix ans durant .En fait, celui qui avait été choisi n’avait pas été accepté par le peuple. Il était le fils du précédent et comme il était lettré, il se chargeait avant la destitution de son père d’interpréter les messages des Blancs en direction des rois et vice versa. Mais, n’ayant pas la maîtrise de la langue française, il ne traduisait pas fidèlement les messages. Ce qui lui a valu un refus catégorique au trône, qui lui était pourtant promu. Après ces 10 ans de vide, Koua Malan monta au trône. Il régna pendant sept ans, avant d’être destitué pour mauvaise gestion.

Amondouffou III[modifier | modifier le code]

Après la série des Rois destitués, vint au trône Kakou Andoh. Il prit le nom de règne de Amondouffou III. Très bon Roi, il régna pendant longtemps. Selon plusieurs témoignages, il a eu le plus long règne dans l’histoire du royaume Sanwi. Avec plus de deux décennies au trône.

Amondouffou IV[modifier | modifier le code]

À la mort de Amondouffou III, Kassy Anzian Paul eu droit au trône sacré. Il régna de 1985 à 2002. Roi longtemps contesté, il avait été rejeté par feu le président Félix Houphouët-Boigny qui doutait de sa moralité et de ses origines. C’est plus tard que cet ancien capitaine de l’aviation civile se dévoilera au grand public. On disait de lui qu’il était un mauvais Roi, puisqu’il acheminait toutes ses richesses au Ghana, d’où il serait originaire. Ajouté à cela, le non-respect des lois qu’il s’était cousues à juste mesure. Après 17 ans de règne passés à se rire du peuple Sanwi, la destitution de Amondouffou IV fut imminente et sans appel. La destitution qui avait été préméditée par deux fois, sans succès, a fini par devenir réalité, un soir du mois d’août 2002. Le Roi ayant abdiqué.

Amondouffou V, actuel Roi du Sanwi[modifier | modifier le code]

Homme d’affaires résident à Bouaké, Enan Eboua Koutoua Francis, celui qui est devenu Amondouffou V, est rentré au village après les évènements de septembre 2002. Dans le royaume Sanwi, les ayants droit au trône ne doivent pas être proche du royaume. Alors, sa position ‘’d’enfant prodigue’’ et qui plus est de la lignée des Rois, ont convaincu les gardiens de la tradition, sur son choix au trône sacré. Ainsi, il a été fait Roi du Sanwi par une intronisation qui a mis trois jours (les 5, 6 et 7 août 2005), comme l’exige la tradition.

Les Institutions du royaume Sanwi[modifier | modifier le code]

Organisation du pouvoir traditionnel dans le Sanwi[modifier | modifier le code]

Dans l’organisation traditionnelle du royaume du Sanwi, chaque canton, comprenant un ensemble de villages, est dirigé par un chef de canton, placé directement sous l’autorité du Roi du Sanwi ; chaque village est dirigé à son tour par un chef du village, placé directement sous l’autorité du chef de canton de sa circonscription. Enfin, l’ensemble de la collectivité, à savoir l’ensemble des chefs de canton et donc des chefs de villages, est placé sous l’autorité du Roi du Sanwi.

Malheureusement, les liens hiérarchiques formels ne sont ni définis ni explicités de manière concrète et ne sont pas soutenus par des liaisons fonctionnelles. Les chefs de canton et les chefs de village jouissent sur le terrain d’une très large autonomie et font ce qu'ils veulent sans aucune vision d’ensemble et sans obligation de rendre compte à qui que ce soit. Le seul domaine dans lequel ces liens s’expriment est celui du judiciaire, à cause de l’indépendance dont jouit la justice dans le Sanwi. Et là encore, seuls les cas de litige ou de contentieux sont portés en appel, à la connaissance de l’échelon hiérarchique.

Cette situation n’est pas acceptable aujourd’hui, devant une gestion moderne et de développement. Elle l’est autant moins que dans le sanwi, l’impulsion du développement vient beaucoup plus de la chefferie traditionnelle que de l’administration territoriale. Il faut faire quelque chose, pour éviter d’aggraver le retard dans lequel s’installe la région, et notamment en modernisant la chefferie traditionnelle. Des propositions appropriées sont faites ci-dessous.

Organisation Administrative[modifier | modifier le code]

La Justice[modifier | modifier le code]

La justice est gratuite, mais on dépose obligatoirement une caution, aux nzamandwé. La composition des palabres est en somme une sorte de jury, puisque ce sont les gens du village qui jugent leur pairs[3].

Le système monétaire[modifier | modifier le code]

Le système monétaire dont nous parlons est celui du xix et du début du xxe siècle. Pour les petites sommes, il y avait la manille, ka, monnaie en forme de fer à cheval ou anneau de bronze assez fortement ouvert, alliage de cuivre et d’étain, qui pesait 145 grammes et valait de 22 à 23 centimes. La manille serait d’importation anglaise.

Organisation politique du Royaume Sanwi[modifier | modifier le code]

Le Roi choisi et élu est le souverain de tout le pays. ila sous ses ordres des lieutenants qui descendent, eux aussi, des chefs qui ont accompagné le premier roi et qui étaient ses capitaines de guerre. Les villages sont groupés sous l’autorité d’un chef et demeurent attachés au lieutenant dont leur fondateur dépendait au moment de l’exode.

La fête des ignames[modifier | modifier le code]

Elle marque l'entrée dans la nouvelle année chez les Agni-Sanwi est célébrée dans le canton Affema après celle de Krinjabo, la capitale du royaume Sanwi

La célébration a lieu après une "semaine sainte" dite "Bê goua monson sô" (invoquons les esprits en langue locale) au cours de laquelle tous les travaux champêtres sont interdits. La nuit qui ouvre cette fête, aucun bruit ne doit être entendu dans le village, aucune âme vive ne doit se retrouver dehors. Seuls les initiés, les chefs de famille, les porte-canne, les notables et le "Tounfo hinnin" (premier ministre qui fait office de vice-roi) parcourent le village pour accomplir un rite sacré.

Moment d'intense communion avec les esprits des ancêtres qui veillent sur le canton et le royaume, la fête des ignames commence par l'adoration de la chaise royale, symbole de la souveraineté du peuple Sanwi. Cette adoration se fait tôt le matin suivie de celle des sept chaises appartenant aux sept grandes familles qui composent chaque village Agni Sanwi.

Après les libations dans la cour royale, les Agni-Sanwi vêtus de leurs plus beaux habits, de bazin ou de percal blanc, accompagnent leur roi au marigot pour un bain rituel de purification. Les "Komian" (prêtresses, exorciseuses du mal), toutes de blanc vêtues et badigeonnées de kaolin, font des libations et purifient le village. Dans ses habits d'apparât, le roi est porté en triomphe et ramené au village. Alors, chacun, à son niveau, peut faire des offrandes (moutons, bœuf, poulet...) à ses fétiches et consommer l'igname. Les femmes préparent le "Nvoufou" (foutou de banane plantain ou d'igname avec de l'huile de palme) qui est d'abord servi aux esprits et aux fétiches avant les humains.

Les ripailles rivalisent avec les nombreuses danses de réjouissance auxquelles se livre la population à l'occasion de la nouvelle année dans la tradition Agni Sanwi.

Conclusion[modifier | modifier le code]

Compte tenu de tout ce qui précède, on peut dire que les fils et filles du Sanwi ont des raisons d’être fiers de leur région et leurs institutions. Il dispose pour cela des éléments suivants :

1- De nombreux symboles de fierté collective, indispensables à l’épanouissement d’un peuple :

a. Le rôle et la place historique occupés par Aboisso dans la formation de l’histoire de la Côte d’Ivoire

b. La richesse et le caractère structuré de la société et de sa culture, qui pourront, dès la réhabilitation de la chefferie et des institutions de concertation, impulser une nouvelle dynamique.

2- Des ressources humaines de grandes qualité, aussi bien au niveau de la notabilité que des cadres ; nombreux sont en effet les cadres supérieurs Agnis rompus aussi bien dans la tradition que dans les disciplines les plus pointures

3- L’attachement des Agnis à la terre en général et à leur terre en particulier ; il faut encore rappeler que dans les croyances religieuses des Agnis, la terre est une divinité ; elle est donc sacrée et mérité attachement ; les investissements immobiliers massifs entrepris par les cadres dans leurs villages peuvent constituer le déclic nécessaire à une prise de conscience collective ;

4- L’endurance, la capacité de résistance et de sursaut qui lui permettent de rebondir facilement après des épreuves aussi douloureuses que l’affaire Sanwi, alors que d’autres peuples en auraient été totalement anéantis ;

5- Le caractère sacré et la puissance de la chefferie traditionnelle, qui correctement restructurée et conscientisée, peut constituer un levier inestimable pour l’engagement des reformes nécessaires à la modernisation de la société :

6- Un environnement géographique composé de population soit communes soit apparentées, d’Adiéké à Bassam dans le Sud-Est, en passant par le Sud-Ouest du Ghana, et ensuite au Djuablin en passant par le Moronou, dans l’Est ;

7- La présence dans la plupart des villages, d’un nombre important de jeunes déscolarisés, qui contribuent à élever le niveau général de conscient des populations résident au village, et qui peuvent constituer, avec un certain encadrement, une force vive inestimable ;

8- Des richesses naturelles (minérales, minière, énergétiques) assez abondantes dont la pleine exploitation peut changer non seulement le visage du pays mais aussi celui de la région.

Personnalités liées à la région[modifier | modifier le code]

Jesse Jackson fut nommé "Prince de Sanwi" lors de son voyage dans la région le 12 août 2009[4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 7 est un chiffre symbolique dans les traditions royales et même Akan en général
  2. (fr) « Origine du Royaume Sanwi », sur royaumesanwi.org,‎ 2007 (consulté le 9 Septembre 2008)
  3. (fr) « La Justice », sur royaumesanwi.org,‎ 2007 (consulté le 9 Septembre 2008)
  4. a et b http://www.lemonde.fr/carnet/video/2009/06/30/le-royaume-du-sanwi-reclame-son-prince-michael-jackson_1213300_3382.html#ens_id=1211662