Royaume d'Araucanie et de Patagonie

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Royaume d’Araucanie et de Patagonie

18601862

Drapeau
Drapeau du royaume d’Araucanie et de Patagonie.
Blason

Devise : Indépendance et liberté

Description de cette image, également commentée ci-après

Territoire revendiqué par le royaume d'Araucanie et de Patagonie

Informations générales
Statut Monarchie constitutionnelle (micronation)
Capitale Perquenco
Langue Mapudungun, français
Monnaie Peso
Superficie
Superficie 738 500 km2
Histoire et événements
Couronnement d'Orélie-Antoine Ier
Arrestation d'Orélie-Antoine Ier

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le royaume d'Araucanie et de Patagonie, parfois appelé royaume de Nouvelle-France est un royaume éphémère qui s'étend sur des territoires appartenant aujourd'hui à l'Argentine et au Chili (au sud du río Biobío — notamment les actuelles régions chiliennes de Biobío, d'Araucanie et de Los Ríos), revendiqués par le Français Antoine de Tounens, qui parvient à obtenir le soutien des indigènes Mapuches.

Sa capitale est Perquenco.

Histoire[modifier | modifier le code]

Orélie-Antoine Ier, roi d'Araucanie et de Patagonie.

Les Mapuches, ou Araucans, sont un peuple indigène vivant d'agriculture et d'élevage. Ces combattants farouches ont toujours résisté aux tentatives d'invasion des Incas, des Espagnols, et même du gouvernement chilien qui parvient, cependant, à les soumettre en les parquant dans des réserves, après les opérations de « pacification de l'Araucanie » menées en 1880. Aujourd'hui, la plupart des Mapuches vivent à Temuco, Santiago du Chili, mais aussi sur leurs terres ancestrales. Ils seraient aujourd'hui 600 000 au Chili et 300 000 en Argentine.

Antoine de Tounens débarque en 1858 au port de Coquimbo et, après avoir passé quelque temps à Valparaíso et Santiago, il se dirige vers l'Araucanie, à partir du port de Valdivia. Il entre en contact avec le lonco (chef militaire mapuche) Quilapán, qui s'enthousiasme pour son projet de fonder un État pour le peuple mapuche, afin d'être en mesure de résister à l'armée chilienne — la Guerre d’Arauco fait rage, à l'époque. Quilapán accorde à Antoine de Tounens un droit de passage sur ses terres, alors qu'elles sont interdites aux huincas (Chiliens). C'est ainsi qu'Antoine de Tounens peut fonder, le , le royaume d'Araucanie, qu'il dote d'une constitution et dont il se proclame roi, sous le nom d'Orélie-Antoine Ier. Trois jours plus tard, il décréte l'union de l'Araucanie et de la Patagonie, fixant, comme limites à son royaume, le río Biobío et le rio Negro au nord, l'océan Pacifique à l'ouest, l'océan Atlantique à l'est et le détroit de Magellan au sud.

Expulsé à plusieurs reprises par les autorités chiliennes et argentines, Orélie-Antoine meurt à Tourtoirac (Dordogne), le .

Tout ceci constitue une occasion perdue par la France pour s'implanter en Patagonie, mais l'empereur Napoléon III est alors engagé dans l'expédition du Mexique (1861-1867).

Rois titulaires[modifier | modifier le code]

  1. Orélie-Antoine Ier (Antoine de Tounens), décédé à Tourtoirac le  ;
  2. Achille Ier (Gustave Achille Laviarde), décédé à Paris, le  ;
  3. Antoine II (Antoine-Hippolyte Cros), décédé à Asnières le , père de Laure-Thérèse Cros ;
  4. Laure-Thérèse Ire (Laure-Thérèse Cros, fille d'Antoine II, épouse Louis Bernard), décédée à Issy-les-Moulineaux, le  ;
  5. Antoine III (Jacques-Antoine Bernard, fils de Laure-Thérèse Ire), décédé à Paris, le , renonce à ses droits et nomme, comme successeur, le le Prince Philippe ;
  6. Prince Philippe (Philippe Boiry, né à Paris, le , mort à Chourgnac-d'Ans (Dordogne) le [1]).
  7. Prince Antoine IV (Jean-Michel Parasiliti di Para), né le [2].

Armando Braun Ménendez caractérise les règnes des premiers rois de la dynastie « orélide » en les surnommant Orélie-Antoine Ier le Fondateur, Achille Ier le Diplomate et Antoine II le Philosophe.

En 1984, puis en 1988, Jean Raspail, qui n'a pas de relations avec le Royaume d'Araucanie et de Patagonie, s'est simplement autoproclamé « Consul Général de Patagonie », fait flotter le drapeau du royaume sur les Minquiers, un archipel de la Manche appartenant à la couronne britannique, le rebaptisant pour l’occasion Patagonie Septentrionale.

En 2008, les Patagons récidivent en plantant l’étendard de la Patagonie sur l’île du Large (une des îles Saint-Marcouf), dans la Manche de nouveau, mais sur le territoire français cette fois-ci. Épisodiquement, les Patagons, en hommage à Orélie-Antoine Ier, prennent en son nom possession de terres, de forts, ou de lieux symboliques mondiaux (du Japon aux Bermudes, d²Afrique australe au grand nord arctique).

La Société des médaillés de la Constellation[modifier | modifier le code]

L'ordre de la Constellation du Sud se perpétue sous la forme d'une Société des médaillés de la Constellation du Sud[3]. Ses trois premiers présidents sont Antoine de Tounens, puis Achille Laviarde et enfin Antoine-Hippolyte Cros, les rois de Patagonie et d'Araucanie. Viennent, ensuite, Georges Sénéchal de la Grange, Gaston Dugniolles de Montnoir (1904-1907), Alphonse O'Kelly de Galway (un archiviste réputé, mort en 1916), de Gaugler (mort en 1917), Louis Druel (mort en 1933), Isidore-Louis Dulong (jusqu'en 1945), puis Louis-François Girardot.

Cette Société incarne elle aussi la continuité des institutions en se consacrant au souvenir et à la philanthropie ; elle est encore active au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

À la disparition de Louis-François Girardot, le Prince Philippe d'Araucanie et de Patagonie a changé le nom de la Société en la nommant « La Légion des Médaillés de la Constellation du Sud[4] ».

Représentation diplomatique[modifier | modifier le code]

Vice-consulat à Vouvant.

Achille Ier est le dernier roi à nommer des consuls dans diverses villes d'Europe qui reçoivent l’exequatur.

Depuis, cette pratique est suspendue, les successeurs d'Achille préférant agir directement à travers les institutions de la Maison royale auprès des gouvernements et organisations internationales.

La Maison royale[modifier | modifier le code]

  • Prince Antoine IV, élu à l’unanimité par le Conseil de Régence le 9 janvier 2014, annonce qu’il apportera une attention particulière à la lutte du Peuple Mapuche pour son indépendance ainsi que pour le respect de ses droits fondamentaux.
  • Le président du Conseil du Royaume, poste vacant, à la suite de l’élection de Jean-Michel Parasiliti di Para comme Prince d’Araucanie.
  • Le chancelier du Royaume et président de l’association Auspice Stella, Son Excellence baron Raoul de Lavalette de Saint-Genies, duc de Boroa ;
  • Membres du Conseil du Royaume, Leurs Excellences Reynaldo Mariqueo, comte de Lul-Lul Mawidha ; Domingo Paine ; Oliver Lévy, comte de Vyle ; Gaston Lion ; Rodolfo Contreras Painemal ; Daniel Paul Morrison, secrétaire général de la North American Araucanian Royalist Society ; et cacique Lorenzo Pincen ;
  • Vice-chancelier et membre du Conseil d’État, Son Excellence Klaus-Peter Pohland, duc de Coronel ;
  • Membres du Conseil d’État, Leurs Excellences Philippe de Lavalette et Daniel Werba, comte de Mataquito ;
  • Chargé d’affaires pour les relations internationales, Son Excellence Reynaldo Mariqueo, comte de Lul-Lul Mawidha et chevalier de l’ordre royal de la Couronne d’acier ;
  • Responsable des relations du Lof (communautés Mapuche), chevalier Gaston Lion, conseiller du Royaume et porte-parole du peuple Mapuche auprès des institutions européennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décès du "prince" Philippe Ier d'Araucanie en Dordogne », sur leparisien.fr,‎ 6 janvier 2014 (consulté le 7 janvier 2014)
  2. « Actualités », sur araucanie.com (consulté le 9 janvier 2014).
  3. Voir Léo Magne : appendice intitulé « L'Ordre de la Constellation du Sud » in L'Extraordinaire aventure d'Antoine de Tounens.
  4. La Légion des Médailles de la Constellation du Sud [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Bruno Fuligni, L’État c’est moi (Histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates), Les Éditions de Paris,‎ 1997, 240 p. (ISBN 2-905-291-699)
  • Léo Magne, L’Extraordinaire Aventure d’Antoine de Tounens, Gentilhomme Périgordin, Avoué, Conquistador, roi d’Araucanie-Patagonie, préface d’André Maurois, aux éditions Latino-Américaines, Paris, 1950, 199 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]