Royaume d'Aksoum

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17° 41′ 10″ N 36° 23′ 13″ E / 17.686, 36.387 ()

መነገሠ ፡ አከሰመ
Mangiśta Aksum
Royaume d'Aksoum

Ier siècle av. J.-C.Xe siècle

Devise : Guèze ለሐዘበ ፡ ዘየደአ
(Qu'il plaise au peuple)[1]

Description de l'image  LocationAksumiteEmpire.png.
Informations générales
Statut Monarchie
Negusse Negest
Capitale Axoum puis Ku`bar[2]
Langue Guèze
Démographie
Population Incertain - Plus de 500 000 pour Aksoum seule
Superficie
Superficie 1.25 million km²
Histoire et événements
vers le Ier siècle av. J.-C. Fondation du royaume d'Aksoum. Zoskales, premier empereur.
vers 350 Conversion au christianisme d'Ezana
Xe siècle Déclin du royaume d'Aksoum. Dil Na'od, dernier empereur.

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le royaume d'Aksoum ou Empire aksoumite (guèze: አክሱም) était un royaume commercial important dans le nord-est de l'Afrique, qui s'est développé à partir du IVe siècle av. J.-C. pour atteindre son apogée au Ier siècle. Son ancienne capitale, Aksoum, se situait dans le nord de l'actuelle Éthiopie. Le royaume utilisa le nom « Éthiopie » dès le IVe siècle[3]. Il est également le lieu présumé où repose l'Arche d'alliance et la maison de la reine de Saba. Aksoum a été également le premier grand empire à se convertir au christianisme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Aksoum fut longtemps considérée comme ayant été fondée par des Sabéens de langue sémitique qui auraient traversé la mer Rouge en venant d'Arabie du Sud (l'actuel Yémen)[4], mais la plupart des chercheurs s'entendent maintenant pour dire que ce fut un développement autochtone[5]. En effet, il existait l'ancien royaume D'mt (ou Da'amot), avant toute migration sabéenne au IVe et Ve siècles av. J.-C.[3]. En outre, le guèze, l'ancienne langue sémitique d'Érythrée et d'Éthiopie, est maintenant connue pour ne pas avoir dérivé de la langue de Saba et il y a des signes de présence de langues sémitiques en Éthiopie et en Érythrée au moins 2000 av. J.-C.[3]. L'influence du royaume de Saba semble aujourd'hui avoir été mineure, limitée à quelques localités, et disparaissant après quelques décennies ou un siècle. Pour rajouter à la confusion, dans l'Antiquité, il existait en Éthiopie une ville dénommée Saba qui ne semble toutefois pas avoir été une possession du royaume de Saba.

L'ascension du royaume[modifier | modifier le code]

Situé au nord de l'Éthiopie, Djibouti et de l'Érythrée, Aksoum était profondément impliqué dans le commerce entre l'Inde et la Méditerranée.

Dans le Périple de la mer Érythrée, Aksoum est mentionné au Ier siècle ap. J.-C. comme un important marché pour l'ivoire qui était exporté dans tout le monde antique. Il est précisé qu'à cette période le roi d'Aksoum était Zoscales qui, en plus de régner sur le royaume d'Aksoum, contrôlait également deux ports sur la mer Rouge : Adulis (près de Massaoua) et Avalites (Obock)[6].

Le royaume d'Aksoum a bénéficié d'une transformation majeure du système de commerce maritime qui reliait l'Empire romain et l'Inde. Ce changement a eu lieu au début de l'Ère commune. L'ancien système commercial reposait sur des voiliers naviguant le long des côtes entre de nombreux ports. La mer Rouge n'était que d'une importance secondaire par rapport au golfe Persique et aux routes terrestres vers le Levant. À partir de 100 avant J.-C., une route entre l'Égypte et l'Inde a été établie, en passant par la mer Rouge et en utilisant les vents de la mousson pour traverser la mer d'Arabie directement vers le Sud de l'Inde. En l'an 100 après J.C., le volume du trafic commercial sur cette nouvelle route avait éclipsé les anciennes routes. La demande des Romains pour les marchandises venant d'Inde a augmenté de façon spectaculaire, entraînant un accroissement du nombre de grands navires traversant la mer Rouge de l'Égypte romaine vers la mer d'Arabie et l'Inde.

Le royaume d'Aksoum était idéalement situé pour profiter de ce nouveau commerce. Adulis est rapidement devenu le principal port pour l'exportation de marchandises venant d'Afrique, telles que l'ivoire, l'encens, l'or et les animaux exotiques. Afin de fournir de telles marchandises, les rois d'Aksoum ont œuvré à développer et élargir un réseau commercial à l'intérieur du royaume. Ils durent faire face à un rival qui exploitait le même réseau commercial depuis beaucoup plus longtemps, le royaume de Koush, qui fournissait l'Égypte en marchandises venant des pays d'Afrique par l'intermédiaire du couloir du Nil. Toutefois, au Ier siècle ap. J.-C., Aksoum a pris le contrôle des territoires Koushites. Le Périple de la mer Érythrée décrit explicitement comment l'ivoire recueilli sur le territoire Koushite était exporté par le port d'Adulis au lieu de passer par Méroé, la capitale de Koush. Au cours des IIe et IIIe siècles, le royaume d'Aksoum a continué d'étendre son contrôle sur le bassin sur de la mer Rouge. Une caravane à destination de l'Égypte a été créée à l'écart du corridor du Nil. Le royaume d'Aksoum est ainsi parvenu à devenir le principal fournisseur de produits africains pour l'Empire romain[7].

Au IIIe siècle, Aksoum a commencé à s'ingérer dans les affaires de l'Arabie du Sud, en prenant le contrôle de la région occidentale de Tihama. À la fin du IIIe siècle, le royaume a commencé à frapper sa propre monnaie et il fut nommé par le prophète Mani comme l'une des quatre grandes puissances de son temps avec la Perse, Rome et la Chine. Aksoum se convertit au christianisme en 325 ou 328 sous le règne du roi Ezana et il était le premier État à utiliser l'image de la croix sur ses pièces de monnaies.

L'Empire[modifier | modifier le code]

Sous le règne des successeurs d'Ezana, connus seulement par leurs monnaies, le royaume d'Aksoum est à l’apogée de sa puissance : selon les auteurs byzantins, la ville est en rapport avec Constantinople, l’Iran, l’Inde et Ceylan. Ses ambassades lui permettent de faire libérer en Perse un évêque emprisonné. Elle commerce par la mer Rouge, par les routes de caravanes remontant d’Égypte ou partant du Yémen vers la Mésopotamie. Elle exporte des émeraudes venues des cataractes du Nil (pays des Blemmyes), des épices, de l’encens et la casse à cinquante journées d’Adoulis, des bœufs, du fer et du sel de chez les Agao du pays de Sasou, au-delà du lac Tana[8].

À son apogée, Aksoum contrôlait le nord de l'Éthiopie, l'Érythrée, le nord du Soudan, le sud de l'Égypte, Djibouti, le Yémen ainsi que le sud de l'Arabie saoudite, soit un total de 1,25 million de km²[9].

La capitale de cet empire était Aksoum, dans le nord de l'actuelle Éthiopie. Si la ville n'est plus aujourd'hui qu'un centre secondaire, elle était à l'époque une métropole animée, un centre culturel et économique en plein essor. Deux collines et deux ruisseaux sont situés à l'est et à l'ouest de la ville, ce qui explique peut-être le choix initial d'implantation de la cité antique. Sur les flancs des collines et dans la plaine située à l'extérieur, les Aksumites avaient construit des cimetières avec des pierres gravées appelé stèles, ou des obélisques.

Parmi les autres villes d'importances du royaume d'Aksoum, il faut citer Yeha, Hawulti, Matara, Adulis et Qohaito, les trois dernières faisant désormais partie de l'Érythrée.

Déclin[modifier | modifier le code]

Le royaume d'Aksoum fut un quasi-allié de Byzance contre l'Empire perse et a décliné après le VIIe siècle pour des raisons inconnues. Après un deuxième âge d'or au début du VIe siècle, l'empire a commencé à décliner, cessant sa production de pièces de monnaie axoumite au début VIIe siècle et la population a été forcée de se réfugier à l'intérieur des terres sur les hauts plateaux. Le royaume fut finalement dissous avec l'invasion de la légendaire reine païenne ou juive, Yodit (ou Gudit), au IXe ou Xe siècle. Elle aurait battu l'empire d'Aksoum et fait brûler les églises et la littérature.

L'existence de cette reine n'étant pas certaine, certains chercheurs ont avancé une autre théorie selon laquelle le royaume aksoumite aurait pris fin avec l'arrivée d'une reine païenne appelée Bani al-Hamwiyah, vraisemblablement de la tribu al-Damutah ou Damoti (Sidama).

D'autres raisons du déclin sont moins romantiques et plus scientifiques. Les changements climatiques et l'isolement du commerce sont probablement les principales causes du déclin de la culture aksoumite. La surexploitation des terres a conduit à une diminution du rendement des cultures et donc de l'approvisionnement. À cela, il faut ajouter le changement de l'inondation du Nil et plusieurs saisons de sécheresse.

La fin de l'empire d'Aksoum est une période sombre sur laquelle on sait peu de choses jusqu'à l'ascension de la dynastie Zagoué au XIe ou XIIe siècle. Yekouno Amlak, qui tua le dernier roi Zagoué et fonda la dynastie salomonide au XIIIe siècle, se disait descendant du dernier Empereur d'Aksoum, Del Na'od

Structure sociale[modifier | modifier le code]

La population aksoumite était composée de personnes parlant des langues sémitiques (appelés les Habeshas)[10],[11], des langues couchitiques et des langues nilo-sahariennes.

Les rois aksoumites portaient le titre officiel de ነገሠ ፡ ነገሠተ (ngś ngśt - Roi des Rois) qui devint plus tard dans la langue Guèze, ንጉሠ ፡ ነገሥት (negusä nägäst ou négus).

Les Aksoumites possédaient des esclaves et modifièrent le système féodal pour permettre la culture des terres.

Relations étrangères et économie[modifier | modifier le code]

Aksoum et l'Arabie du Sud à la fin du règne de GDRT au IIIe siècle.

Aksoum commerçait avec l'Inde et l'Empire romain, puis plus tard avec les Byzantins, exportant de l'ivoire, des écailles de tortue, de l'or et des émeraudes, et important de la soie et des épices. Aksoum avait à la fois un accès à la mer Rouge et le Nil ce qui permettait à son imposante flotte maritime de profiter du commerce entre de nombreux pays africains (Nubie), d'Arabie (Yémen) et d'Inde. Au IIIe siècle ap. J.-C., le royaume d'Aksoum acquit une influence sur les États de la péninsule arabique à travers la mer Rouge, et ver 350, il conquit le royaume de Koush.

Les principaux produits d'exportation d'Aksoum provenaient de l'agriculture, comme la majeure partie des États à l'époque. Les terres étaient plus fertiles au temps des aksoumites qu'aujourd'hui et leurs principales productions étaient des céréales, telles que le blé et l'orge. Les aksoumites élevaient également du bétail, des chèvres et des chameaux. Les animaux sauvages étaient chassés, notamment pour l'ivoire et les cornes de rhinocéros. Le royaume était également riche en or et en gisements de fer. Ces métaux étaient précieux pour le commerce, mais un autre minéral était aussi largement commercialisé, le sel.

Aksoum est resté un empire puissant et une puissance commerciale jusqu'à l'essor de l'islam au VIIe siècle. Toutefois, dans la mesure où les aksoumites avaient abrité les premiers disciples de Mahomet, les musulmans n'ont jamais essayé de renverser Aksoum comme ils le firent dans une grande partie de l'Afrique. Néanmoins, en 640, Omar ibn al-Khattab envoya une expédition navale contre Adulis, mais il fut battu[12]. La puissance navale d'Aksoum a pourtant commencé à décroître au cours de cette période, même si, en 702, des pirates aksoumites ont réussi à envahir Hedjaz et occuper Jeddah. En représailles, le calife Sulayman ben Abd al-Malik a pris l'archipel des Dahlak, qui est devenu musulmane jusqu'au IXe siècle lorsqu'elle redevint un territoire sous contrôle du négus d'Éthiopie[13].

Finalement, l'empire islamique a pris le contrôle de la mer Rouge et la majeure partie du Nil, amenant Aksoum à l'isolement économique. Toutefois, le royaume avait conservé d'assez bonnes relations avec ses voisins musulmans. Deux États chrétiens au nord-ouest d'Aksoum (dans l'actuel Soudan), Makurie et Alodie, ont survécu jusqu'au XIIIe siècle quand ils ont finalement été forcés par les musulmans à se convertir à l'islam.

Religion[modifier | modifier le code]

Avant leur conversion au christianisme, les Aksumites pratiquaient une religion polythéiste. Astar était le principal dieu du royaume d'Aksoum préchrétien, et son fils, Mahrem (ou Maher), était celui dont les rois d'Axoum revendiquèrent être les descendants. En 324, le roi Ezana est converti par son maître et esclave Frumentius, le fondateur de l'église orthodoxe éthiopienne. Frumentius éduqua l'empereur lorsqu'il était jeune et, dans une certaine mesure, il participa à la conversion de l'empire. Il était en relation avec l'Église d'Alexandrie et fut nommé évêque d'Éthiopie vers 330.

Aksoum est également le lieu présumé où serait conservée la sainte relique de l'Arche d'alliance. L'Arche aurait été placée dans l'église Sainte-Marie-de-Sion par Ménélik Ier. D'après la légende, elle aurait été amenée à Aksoum par le roi Salomon et le fils de la reine de Saba. Une controverse entoure encore la présence de la relique car, à l'exception du prêtre la protégeant, personne n'est autorisé à la voir et donc à vérifier l'existence de l'Arche.

Culture[modifier | modifier le code]

Une inscription du roi Ezana, à Axum

L'empire d'Aksoum était remarquable pour un certain nombre de réalisations, telles que son propre alphabet, l'alphabet guèze qui a par la suite évolué pour inclure des voyelles, devenant ainsi alphasyllabaire. En outre, dans les premiers années de l'Empire, il y a près de 1700 ans, des obélisques géants en l'honneur des empereurs ainsi que des pierres tombales (dans des chambres souterraines) furent construits, le plus célèbre d'entre eux étant l'obélisque d'Axoum.

Sous le règne de l'Empereur Ezana, Aksoum adopta le christianisme à la place des religions polythéistes et juive, qui donnèrent naissance à l'église érythréenne orthodoxe et l'Église éthiopienne orthodoxe. Après le schisme avec l'église orthodoxe à la suite du concile de Chalcédoine (451), le royaume d'Aksoum joua un rôle important pour l'église monophysiste et ses écritures et sa liturgie sont encore en guèze.

Aksoum était une nation cosmopolite et d'une grande richesse culturelle. C'était un lieu où se croisaient de nombreuses cultures, éthiopienne, égyptienne, soudannaise, arabe et indienne. Les principales ville du royaume étaient sabéennes, juives, nubiennes, chrétiennes et même minoritairement bouddhistes.

Monnaie[modifier | modifier le code]

Triens d’or du royaume Axoumite avec en représentation le roi Endubis

Le royaume d'Aksoum fut le premier État africain à avoir ses propres pièces de monnaie. Dès le règne d'Endubis jusqu'à Armah (entre 270 et 610), des pièces en or, argent et bronze, furent frappées. Le fait de posséder sa monnaie était, dans l'Antiquité, un acte de grande importance car il faisait de l'Empire d'Aksoum l'égal de ses voisins. Beaucoup de pièces sont caractéristiques de ce qui se passait au moment où elles étaient fabriqués. Un exemple est l'ajout d'une croix sur les pièces après la conversion de l'Empire au christianisme. La présence de pièces de monnaie a également simplifié le commerce et était tout à la fois un instrument utile de propagande et une source de profit pour l'empire.

Stèles[modifier | modifier le code]

L'obélisque d'Aksoum est le symbole de la civilisation aksoumite.

Les stèles sont sans doute les éléments les plus identifiables de l'héritage aksoumite. Ces tours de pierre servaient à marquer les tombes ou à décorer de magnifiques bâtiments. Le plus important de ces immenses obélisques mesurait 33 mètres de haut. Les stèles étaient généralement gravées avec l'emblème du roi ou celui d'un personnage noble.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plus tard, la devise du royaume deviendra : "Par cette croix tu vaincra"
  2. Christopher Ehret, The civilizations of Africa - A history to 1800, 2002, James Currey Publishers, p. 295 [lire en ligne]
  3. a, b et c Stuart Munro-Hay, Aksum: An African Civilization of Late Antiquity, Édinbourg, Presse Universitaire, 1991, p. 57.
  4. Cette théorie reposait notamment sur les travaux de Conti-Rossini
  5. Richard Pankhurst, "Regardons de l'autre côté de la mer Rouge", Addis Tribune, 17 janvier 2003.
  6. le Périple de la Mer Érythrée, chapitres 4 et 5
  7. L'effet du système commercial dans l'océan Indien sur l'ascension d'Aksoum est décrite dans La formation des États dans l'ancienne Afrique du nord et le commerce dans l'océan Indien de Stanley M. Burstein.
  8. Jean Doresse, Histoire de l'Éthiopie, Presses universitaires de France,‎ 1970 (résumé)
  9. East-West Orientation of Historical Empires. Peter Turchin, Jonathan M. Adams, and Thomas D. Hall. University of Connecticut. November 2004.
  10. Youg Crawford, The Rising Tide of Cultural Pluralism: The Nation-state at Bay ?, Presse universitaire du Wisconsin, 1993, p. 160
  11. George Kurian, Dictionary of world politics, CQ Press, 2002, p. 150
  12. Spencer Trimingham, Islam en Éthiopie, p. 46 (en).
  13. Daniel Kendie, The Five Dimensions of the Eritrean Conflict 1941–2004, Book Printing, 2005, p. 228.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anfray (Francis), Les anciens Éthiopiens, Paris: Armand Colin, 1991.
  • (en) Belai Giday, Ethiopian Civilization, Addis Ababa, 1992.
  • (en) Butzer (Karl W.), «Rise and Fall of Axum, Ethiopia: A Geo-Archaeological Interpretation», American Antiquity, vol. 46, no 3, 7/1981, p. 471-495.
  • (it) Conti Rossini (Carlo), Storia d'Etiopia, Bergamo: Istituto Italiano d'Arti Grafiche, 1928.
  • (en) Rodolfo Fattovich et al., The Aksum Archaeological Area: a preliminary assessment, Naples: Istituto Universitario Orientale, 2000.
  • (en) Kobishchanov (Yuri M.), Axum, University Park, Pennsylvania: Penn State University Press, 1979 (Joseph W. Michels, editor; Lorraine T. Kapitanoff, translator), ISBN 0-271-00531-9
  • (en) Michels (Joseph W.), Changing settlement patterns in the Aksum-Yeha region of Ethiopia: 700 BC - AD 850, BAR International Series n° 1448, Oxford: Archaeopress, 2005.
  • (en) Mukhtār (Muḥammad Jamāl al-Dīn), «Ancient civilizations of Africa», General history of Africa, vol. 2, London: Heinemann Educational Books, 1981, ISBN 9780435948054
  • (en) Munro-Hay (Stuart), Aksum: A Civilization of Late Antiquity, Edinburgh: University Press. 1991. ISBN 0-7486-0106-6 (PDF en ligne).
  • (en) Phillipson (David W.), Ancient Ethiopia. Aksum: Its antecedents and successors. London: The British Museum, 1998.
  • (en) Phillipson (David W.), Archaeology at Aksum, Ethiopia, 1993-97. London: British Institute in Eastern Africa, 2000.
  • (en) Williams (Stephen), «Ethiopia: Africa's Holy Land», New African, vol. 458, 1/2007, p. 94-97.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Kathryn A. Bard, Rodolfo Fattovich, The Proto-Aksumite Period: An Overview, Annales d'Éthiopie, 2001, Vol. 17, num. 17, p. 3-24 [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]