Royaume Haoussa

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Les royaumes Haoussa sont des royaumes du nord-ouest de l’actuel Nigeria.

Les peuples de langue Haoussa ont occupé ce territoire depuis avant notre ère. Ils sont regroupés dans les Sept États Haoussa (Hausa bakwai) comprenant les cités-états de Biram, Daoura, Katsina, Zaria, Kano, Rano, et Gobir, plus ou moins liées par des alliances. L’histoire connue des États Haoussa remonte au XIe siècle. La légende conte la fondation des Sept États Haoussas par les sept fils de Bayajidda opposés aux sept fils que leur père eut de l'esclave Bagwariya et qui fondèrent à leur tour au sud-ouest les Sept États Banza (bâtards) : Kebbi, Zamfara, Gwari, Yauri, Borgu, Gurma et Yoruba.

Des cités tournées vers le Nord[modifier | modifier le code]

La cité de Kano au nord de l’actuel Nigeria fonda sa puissance sur le commerce caravanier. Elle atteint son apogée à la fin du XVe siècle. Elle rivalisa avec la ville de Katsina, à la frontière entre les actuels Niger et Nigeria, pour la domination du commerce en pays haoussa.

Dès le début du XVIe siècle, Katsina formait elle aussi un centre réputé d'études islamiques. Ces cités constituaient alors d'importants marchés d'esclaves à destination du monde arabe.

L’enracinement de l’islam[modifier | modifier le code]

L’islam fut introduit dans les régions haoussas dès le IXe siècle. Cette introduction ne se fit pas par la conquête comme en Afrique du Nord, mais par le biais du commerce transsaharien. Ce commerce permit de mettre en contact les sociétés d’Afrique du Nord avec celle du Sahel. L’islam fit ainsi son apparition au royaume du Kanem-Bornou avant d’atteindre les royaumes haoussas.

Son implantation fut renforcée par le développement de ce commerce à partir du XVe siècle, ce qui consolida les structures déjà en place dans les cités-états haoussas tournées vers le commerce transsaharien. Néanmoins les états haoussas ne constituaient jamains un royaume unifié.

La révolte peule[modifier | modifier le code]

La population avait alors largement accepté l’islam, mais la classe gouvernante semblait avoir conservé ses anciennes traditions animistes. En 1804, ce décalage entre population et élites provoqua une révolte du peuple peul, guidé par le réformateur, Usman dan Fodio. Le djihad de ce chef musulman contre l'aristocratie des cités haoussas, permit d’étendre l’hégémonie du califat de Sokoto sur les cités-États haoussas.

Les royaumes haoussas passent alors sous hégémonie peule et se transforment en émirats, sous la coupe de deux califats : celui de Sokoto à l’ouest et celui de Gwandu à l’est.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]