Royal Louis (1692)

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Royal Louis
Image illustrative de l'article Royal Louis (1692)
Modèle contemporain du Royal Louis
Musée de la Marine.

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Quille posée 9 avril 1692
Lancement 22 septembre 1692
Statut Retiré du service en 1723
Démantelé en 1727
Caractéristiques techniques
Type Vaisseau de ligne de 1er rang
Longueur 57,20 m
Maître-bau 15,60 m
Tirant d'eau 7,47 m
Déplacement 3 928 tonnes
Caractéristiques militaires
Armement 112 canons
Autres caractéristiques
Équipage 759 hommes
  • 9 officiers
  • 750 hommes d'équipage
Chantier naval Toulon
Port d'attache Arsenal de Toulon

Le Royal Louis est le deuxième exemplaire d'une série de six vaisseaux de ligne de premier rang de la Marine royale française. Il sert de vaisseau amiral à la flotte du Levant basée à Toulon jusqu'à son remplacement par le troisième Royal Louis.

Une construction rapide[modifier | modifier le code]

Le second Royal-Louis est un vaisseau plus important que son prédécesseur et c'est le vaisseau de 1er rang le plus grand construit à Toulon sous le règne de Louis XIV[1]. Il est mis en chantier le 9 avril 1692 et lancé le 22 septembre sous la direction de François Coulomb dit « Coulomb fils ». Sa construction rapide mobilise nombre d'ouvriers : d'après Vauvré, le 3 juin, 63 charpentiers sont à l’œuvre ; le 13 juillet ils sont 290 ; en août on dénombre plus de 1 000 charpentiers et ouvriers[1]. Il porte 112 canons de bronze. Les trente pièces de 48 livres de la première batterie sont vite remplacées par un calibre plus petit pour des raisons de stabilité[1].

Une carrière essentiellement à quai[modifier | modifier le code]

Construit pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il sert de navire amiral à la flotte française en Méditerranée. Sa carrière est des plus réduite : il ne fait qu'une seule campagne en 1693[1]. Il ne sert pas non plus pendant la guerre de Succession d'Espagne et pourrit tranquillement à quai, comme d'ailleurs tous les autres trois-ponts, que les finances royales, exsangues, ne sont plus capables d'armer en escadre. Il est démantelé et vendu en 1727.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Grégoire Gasser, Dictionnaire d'Histoire maritime, sous la direction de Michel Vergé-Franceschi, collection Bouquins, éditions Robert Laffont, 2002, p.1270-1271.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Demerliac, La Marine de Louis XV : nomenclature des navires français de 1715 à 1774, Nice, Omega,‎ 1995 ;
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffon, coll. « Bouquins »,‎ 2002, 150 p. (ISBN 2-221-08751-8) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française : des origines à nos jours, Rennes, éditions Ouest-France,‎ 1994, 427 p. (ISBN 2-7373-1129-2).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]