Roy Andersson

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Roy Andersson

Naissance 31 mars 1943 (1943-03-31) (70 ans)
Drapeau de la Suède Göteborg, Suède
Nationalité Drapeau de la Suède Suédoise
Profession Réalisateur
Films notables Une histoire d'amour suédoise
Chansons du deuxième étage

Roy Andersson est un réalisateur suédois, reconnu pour ses plans séquences tournés en studio, comparables à des tableaux vivants. Ses films sont principalement froids, lugubres et emplis d'humour noir. Il n'a réalisé que quatre longs-métrages en quarante ans, dont un primé par le jury à Cannes. La majeure partie de son travail a été consacrée aux publicités et à l'élaboration de sa propre maison de production.

Sommaire

Biographie [modifier]

Roy Andersson est un réalisateur suédois, né à Göteborg le 31 mars 1943. Après avoir suivi des études de cinéma à Stockholm, il réalise son premier long-métrage Une histoire d'amour suédoise qui lui vaudra un grand succès au niveau de la critique suédoise. Cinq ans plus tard, son film Giliap sera mal reçu et amènera le réalisateur à fonder sa propre maison de production, le Studio 24. Roy Andersson mettra ensuite vingt-cinq ans à réaliser et produire, à l'aide de la publicité, Chansons du deuxième étage qui le propulsera sur la scène internationale.

Filmographie [modifier]

Réalisateur
Roy Andersson est le scénariste de tous ses films.
  • Courts métrages
    • 1967 : Visite chez le fils (Besöka sin son)
    • 1968 : Hämta en cykel
    • 1968 : Samedi le 5.10 (Lördagen den 5.10)
    • 1968 : Den vita sporten (documentaire)
    • 1987 : Quelque chose est arrivé (Någonting har hänt)
    • 1991 : Monde de gloire (Härlig är jorden)
Producteur

Distinctions [modifier]

Publicités [modifier]

La publicité a été un moyen pour Roy Andersson de financer ses films, "c'est ainsi, dit-on, qu'il a mis au point son style burlesque : de larges et longs plans-séquences, où des archétypes sociaux évoluent dans un décor ultra stylisé, sous l'œil d'une caméra fixe."[1]. Ingmar Bergman le qualifiera même de plus grand réalisateur de films publicitaires au monde, "il est tout de même surprenant de lire un tel hommage venant d'un homme davantage réputé pour sa tyrannie que pour sa générosité. Ce qui ne fait aucun doute, c'est la maîtrise exceptionnelle, et le ton ravageur, dont le cinéaste suédois fait preuve pour mousser les produits de ses clients."[2]Lors d'une interview Roy Andersson parlera de ses réclames ainsi : "J'ai toujours réalisé mes films publicitaires avec la même philosophie. Je veux décrire l'humain avec respect et empathie. Mes publicités ne sont pas vraiment commerciales. Elles sont assez spéciales.(...) Et puis, je ne peux pas faire une publicité pour un produit que je n'aime pas. Enfin, on dit parfois que la publicité influence le cinéma. Ce n'est pas vrai : ce sont les publicités qui volent aux longs-métrages, sans aucune conscience, ni aucune honte."[3]

Notes et références [modifier]

  1. Télérama, le 14/10/00, Louis Guichard
  2. Le devoir, le 04/02/05, André Lavoie
  3. Écran Noir, Festival de La Rochelle 2000, Laurence

Liens externes [modifier]