Roxton Falls

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Roxton Falls
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Comté ou équivalent Acton
Statut municipal Municipalité de village
Maire
Mandat
Jean-Marie Laplante
2013 - 2017
Constitution 1er janvier 1863
Démographie
Gentilé Roxtonnais, Roxtonnaise
Population 1 265 hab. (2011)
Densité 259 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 00″ N 72° 31′ 00″ O / 45.550005, -72.51667245° 33′ 00″ Nord 72° 31′ 00″ Ouest / 45.550005, -72.516672  
Superficie 488 ha = 4,88 km2
Divers
Fuseau horaire [[]]
Code géographique 24 48015
Localisation

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Roxton Falls
Liens
Site web Site officiel

Roxton Falls est un village du Québec situé dans la municipalité régionale de comté d'Acton et dans la région administrative de la Montérégie. Son territoire est enclavé dans celui du canton de Roxton.

Description[modifier | modifier le code]

Roxton Falls a en son centre une chute d'eau produite par la rivière Noire. Alimentant autrefois un prospère moulin à scie, cette rivière traverse le village. Un seul pont enjambe la rivière. Impraticable pour les sports nautiques, la rivière demeure riche en poissons, quoique aucun accès public n'existe pour y pratiquer la pêche.

Jadis, toute cette partie de région était submergée par la mer de Champlain. Depuis fort longtemps retirée, la mer avait laissé une région marécageuse jusqu'au milieu du XIXe siècle. Les habitants de Roxton Falls ont peu à peu comblé le marécage pour y installer le cœur du village.

Institution[modifier | modifier le code]

Le village de Roxton Falls possède une école primaire, l'école Saint-Jean-Baptiste située à côté de l'église du même nom. L'église Saint-Jean-Baptiste a été construite de 1862 à 1877, elle abrite des orgues Casavant (1924).

Démographie[modifier | modifier le code]

Recensement Population Changement (%)
2011 1 265 en diminution -3,1 %
2006 1 305 en augmentation 0,4 %
2001 1 300 en diminution 5,2 %
1996 1 371 en augmentation 2,6 %
1991 1 336 en augmentation 4,1 %
1986 1 283 S/O

En 2010, Roxton Falls était la municipalité (non indienne) la plus féconde du Québec avec 30,23 naissances par 1 000 habitants[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est à partir de 1792 que le gouvernement britannique du Canada divisa en cantons les terres réparties à l'est de la rivière Richelieu et au sud du fleuve Saint-Laurent. Il n'existait aucune occupation officielle ni de concession seigneuriale dans les Cantons de l'Est. Le territoire était recouvert de forêts et faisait partie des « terres de la couronne », peu accessibles à cause du manque de chemins.

Roxton Falls fut colonisé par des loyalistes[2] puis des Canadiens français venus des alentours, à savoir Milton et Saint-Pie. Les censitaires qui cultivaient les terres des seigneuries avoisinantes (Richelieu, Iberville, Saint-Hyacinthe) n'avaient plus d'espace pour établir leurs fils; c'est la raison pour laquelle ils furent nombreux à s'établir à Roxton.

Les débuts furent pénibles. Le principal obstacle rencontré fut l'absence de chemins. Pour démontrer les difficultés rencontrées par les voyageurs, citons ici un passage de la lettre que l'abbé Leblond, premier prêtre missionnaire à visiter Roxton, adressée à Mgr Bourget en 1848 : « Ce n'est qu'à cheval que j'ai pu traverser les trois dernières lieues et demi du trajet; et encore me fallait-il souvent invoquer mes grâces d'état de missionnaire pour ne pas perdre un petit peu de courage. C'est plutôt un animal bon nageur que bon trotteur qu'il faut pour un tel voyage; car l'on a assez souvent des bourbiers et des marécages de presqu'un arpent à traverser. »

Le même abbé Leblond décrit le début du village en 1849 : « Des hommes, des femmes et des enfants courent, s'agitent et travaillent là où les bêtes fauves seules avaient fait leur séjour. Le bruit de la hache du défricheur, le craquement des arbres qui succombent, le pétillement du feu qui nettoie la forêt, ont remplacé le silence des bois. [...] Une bonne route, faite à grand frais par la Compagnie, rend l'accès de ces lieux facile et commode. Elle est parsemée déjà de petits espaces défrichés [...]. À l'extrémité s'élève le nouveau village ou la ville future de Roxton [Falls], que la Compagnie avait nommé [Metcalfe], mais que les habitants, avec l'agrément de celle-ci, aiment mieux appeler du glorieux nom canadien d'Iberville. [...] La rivière Noire, la principale des deux branches qui, en se réunissant, forment la rivière Yamaska, court au milieu et fournit de nombreux et intarissable pouvoirs d'eau, pour moulins et manufactures de toutes espèces. [...] Et voilà aujourd'hui la Colonie avec une population de trois cent trente habitants parmi lesquels on trouve des individus de tous les corps de métiers, avec quatre-vingt lots de terre en culture, un village commencé, une église bâtie et un Missionnaire qui la visite toutes les trois semaines, une école ouverte, plusieurs moulins à farine, deux boutiques de forgeron dans l'une desquelles on se sert du pouvoir de l'eau, une manufacture de potasse, puis en outre le produit de la récolte de cet automne. »[3]

En 1861, la population avait atteint 600 personnes et 992 en 1871. La population de la paroisse est de 2 000 âmes en 1923.

Le premier maire de Roxton Falls, en 1863 était John Wood, un tanneur qui y s'était établi en 1851. Il demeura maire jusqu'en 1880 quand il fut remplacé par Joseph Lafontaine.

Langue[modifier | modifier le code]

Langue maternelle (recensement de 2006)

Langue Nombre Pourcentage (%)
Français (et pas anglais) 1 305 99,24 %
Anglais (et pas français) 0 0,00 %
Anglais et français 0 0,00 %
Autres langues 10 0,76 %

Galerie[modifier | modifier le code]


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Roxton Rose des vents
Roxton N Roxton
O    Roxton Falls    E
S
Roxton

Références[modifier | modifier le code]

  • Gouvernement du Québec, « Roxton Falls », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  1. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2012/01/20120130-044450.html Les jeunes familles préfèrent la banlieue
  2. « Roxton Falls (municipalité de village) », sur Commission de toponymie du Québec
  3. Cité dans Histoire du Piémont-des-Appalaches, Presses universitaires Laval, Québec, 1999

Lien externe[modifier | modifier le code]