Route du Karakorum

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35° 36′ N 74° 39′ E / 35.6, 74.65 ()

Parcours de la Route du Karakorum

La route du Karakorum (ou Karakoram Highway, abrégée KKH) est une route stratégique construite par les armées pakistanaise et chinoise de 1966 à 1978 à travers le massif montagneux du Karakoram (ou Karakorum). Elle relie la Chine au Pakistan, en franchissant des cols jusqu’à 4 693 mètres d’altitude au col de Khunjerab.

Elle relie le Turkestan chinois (Xinjiang) au nord du Pakistan, et, au-delà, le port pakistanais de Gwadar aux régions enclavées de l’ouest chinois. C’est également une attraction touristique importante, depuis son ouverture au public, en 1986.

Histoire[modifier | modifier le code]

La route du Karakorum, ou Route de l’amitié pour les Chinois, a été construite conjointement par la Chine et le Pakistan, et achevée en 1978[réf. nécessaire]. 810 Pakistanais et 82 Chinois sont morts durant la construction de la route[1], le plus souvent lors de chutes ou de glissements de terrain. La construction a pris presque vingt années. La route emprunte l’un des itinéraires de la route de la soie.

Du côté pakistanais, la route a été construite par l’Organisation des travaux frontaliers, qui utilise le corps du génie militaire pakistanais. L’histoire de cette route est en cours de rédaction par le brigadier (en retraite) Muhammad Mumtaz Khalid, qui a assisté à sa construction.

La route[modifier | modifier le code]

La route relie les régions du nord du Pakistan aux régions du sud-ouest de la Chine, via un trajet d’environ 1 300 km de long, entre Kashgar (dans le Xinjiang) et Havelian, dans le district d'Abbottabad, au Pakistan. Un tronçon supplémentaire relie la route au Grand Trunk Road à Hasan Abdal, à l’ouest d’Islamabad.

La route passe au-dessus de la zone de subduction entre les plaques continentales asiatique et indienne.

Traversant l’Azad Kashmir (partie pakistanaise du Cachemire), zone sensible disputée entre le Pakistan et l’Inde, la route a de ce fait une valeur stratégique importante pour le Pakistan, mais aussi pour la Chine. La route a d’ailleurs, pour le moment, un intérêt plus stratégique qu’économique[2].

Le 30 juin 2006, un accord d’entraide est signé entre l’Administration pakistanaise des autoroutes et la Commission de supervision et d’administration chinoise, à capitaux d’État, afin de reconstruire et d’améliorer la route. La largeur passera de 10 à 30 mètres, et sa capacité triplera. Elle sera également adaptée à des véhicules plus lourds, et accessible toute l’année[2].

La Chine et le Pakistan ont également prévu de relier la route du Karakorum au port pakistanais de Gwadar au Balouchistan, par la liaison ferroviaire Gwadar-Dalbandin, sur fonds chinois, qui se prolongera jusqu’à Rawalpindi.

Enfin, le Pakistan et l’Ouzbékistan prévoient de construire une route et une voie ferrée pour relier l’Ouzbékistan à cette route[3].

L’environnement[modifier | modifier le code]

La route du Karakorum traverse un massif montagneux vertigineux.

Montagnes et glaciers[modifier | modifier le code]

À l'ouest de la route du Karakorum se trouve le glacier du Batura qui s'épanche en direction de la route qu'il lui arrive de couper[4].

Lacs et rivières[modifier | modifier le code]

Le tourisme[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, la route est devenue une destination touristique, pour les touristes aventuriers. Elle donne également un accès plus facile aux alpinistes et cyclistes à la très haute montagne, aux glaciers et aux lacs de la région. Elle permet aussi d’accéder aux villes de Gilgit et de Skardu à partir d’Islamabad.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Karakoram Highway » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) 25th Anniversary of the Karakoram Highway (1978 - 2003), Pakistan Post Office, 16 mai 2006. Consulté le 10 juillet 2006.
  2. a et b Valérie Niquet, L’Inde courtisée, IFRI, 15/03/2006 [1]. Consulté le 27 août 2006
  3. Hamide Khamraev, La géopolitique du pétrole, « Les Ouïgours au XXe siècle », CEMOTI no 25, 5 décembre 2003. Consulté le 27 août 2006
  4. Sylvain Jouty et Hubert Odier, Dictionnaire de la montagne, Omnibus, 2009 (ISBN 978-2-258-07980-9) p. 105, article « Batura »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]