Route Transtaïga

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53° 47′ 17.1″ N 73° 04′ 32.7″ O / 53.788083, -73.07575 ()

Route Transtaïga
image

Autres noms Trans-Taiga Road (en)
Longueur 664 km
Direction Est / Ouest
Extrémité ouest Route de la Baie James (km 544)
Intersections La Grande-3 (km 126),
La Grande-4 (km 314),
Brisay (km 577);
Duplanter (km 664)
Extrémité est Caniapiscau
La route Transtaïga.

La route Transtaïga est une route gravelée qui traverse une partie de la taïga dans la région subarctique du Nord-du-Québec, au Québec. Elle est longue de 582 kilomètres vers la Centrale Brisay[1] et de 84 kilomètres supplémentaires le long du Réservoir de Caniapiscau.

Au bout de cette route extrêmement isolée, la ville la plus proche est à 745 km.

Description[modifier | modifier le code]

Son terminus nord-est est le point le plus éloigné de toute ville par la route en Amérique du Nord, puisqu'il est situé à 745 km à l'est de Radisson. Il est néanmoins situé à 190 km au nord de Schefferville (ville nordique québécoise située à la frontière de la province de Terre-Neuve-et-Labrador) mais il n'y a aucun accès par la route entre ce point et Schefferville (la route passe donc à une centaine de kilomètres au nord de Schefferville sans être reliée à cette ville). En l'absence de route sur cette immense portion de territoire, dans cette partie du Québec nordique, le terrain est impraticable même dans un véhicule "tout-terrain".

Le terminus nord-est est également proche de la limite sud du Nunavik, le territoire inuit (et arctique) du Québec. Le terminus nord-est ne doit pas être confondu avec le terminus "nord-ouest" de la Transtaïga, situé du côté de Radisson, à l'opposé par rapport à Schefferville.

La Route Transtaïga bifurque de la Route de la Baie-James au kilomètre 544. Elle a été conçue comme un lien assurant la desserte routière du réseau des centrales hydro-électriques d'Hydro-Québec disposées le long de la Grande Rivière et de la rivière Caniapiscau.

De nombreuses pourvoiries sont établies à proximité du tracé de la route et en bordure immédiate de celle-ci, assurant des activités de chasse et de pêche de loisirs, certaines proposant même des hébergements, de la restauration d'appoint, et fournissent de l'essence. Il n'y a pas d'autres services disponibles sur la très longue route Transtaïga qui traverse d'immenses territoires inhabités.

Le gouvernement du Québec ainsi que les autorités locales ont envisagé d'étendre la route vers Kuujjuaq dans le nord du Nunavik, à environ 375 km au nord par rapport à l'actuel terminus nord-est, et de relier, par la même occasion, la ville de Schefferville : mais la partie de la route située à l'est de la Centrale Brisay est en assez mauvais état et peu entretenue en raison des immenses distances inhabitées (on trouve sur cette section de la route des petites pierres, des trous, divers petits débris forestiers portés par le vent, etc.), ce qui nécessiterait une importante réhabilitation, de gros et longs travaux.

Un autre projet, évoqué en mai 2012 par le ministre québécois des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, consisterait à relier éventuellement la route 167, qui doit être prolongée de 243 km, jusqu'aux monts Otish, pour la relier à la Transtaïga[2].

Intersection Numéro du kilomètre
Jonction avec la Route de la Baie-James km 0
Téléphone d'urgence km 23
Lac Sakami km 56
Réservoir Robert-Bourassa km 62
Jonction avec la route menant à la centrale La Grande-3, située à 30 km au nord km 100
Lac Cladonia, pourvoirie Nouchimi et base d'hydravion Cargair km 286
Jonction avec la route menant à la centrale La Grande-4, située à 5 km au nord km 311
Pourvoirie Mirage, station d'essence et base d'hydravion km 358
Jonction avec la route menant à la centrale Laforge-1, située à 38 km au nord km 395
Jonction avec la route menant à la centrale Laforge-2, située à 6 km au nord km 525
Centrale Brisay km 582
Fin de la route. Réservoir de Caniapiscau km 666

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Québec, « Route Transtaïga », Commission de toponymie du Québec,‎ 5 mai 2011 (consulté le 12 mai 2011)
  2. Alexandre Shields, « 100 kilomètres plus au nord : Dans le cadre de son Plan Nord, Québec prolongera la route 167 », Le Devoir, Montréal,‎ 26 mai 2012 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]