Roure

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Roure
Le clocher de l'église Saint-Laurent et le village dominant la vallée de la Tinée
Le clocher de l'église Saint-Laurent et le village dominant la vallée de la Tinée
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Saint-Sauveur-sur-Tinée
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
René Clinchard
2008-2014
Code postal 06420
Code commune 06111
Démographie
Gentilé Rourois
Population
municipale
210 hab. (2008)
Densité 5,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 28″ N 7° 05′ 20″ E / 44.0911111111, 7.0888888888944° 05′ 28″ Nord
       7° 05′ 20″ Est
/ 44.0911111111, 7.08888888889
  
Altitude Min. 500 m — Max. 2 339 m
Superficie 40,3 km2
Localisation

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Roure est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Rourois.

C'est un village médiéval à l'architecture agro-pastorale.

Sommaire

Géographie [modifier]

Le village est situé à 1 100 m à l'entrée de la vallée de la Haute-Tinée, en lisière du Parc national du Mercantour.

Entre en 1859 et 1926 on a exploité sur le territoire de la commune de nombreuses mines de cuivre. Les difficultés d'extraction ont entraîné leur arrêt. On procède encore à des recherches géologiques sur le site de Pitaffe.

Roure est un site géologiquement intéressant car il se trouve à la limite entre le permien et le trias. Sur le territoire de la commune, on trouve :

Accès : Depuis Nice, RN 202 (route nationale 202) en direction de Digne, au pont de la Mescla, prendre la RD 2205, puis la RD 30 et la RD 130.

Économie [modifier]

Histoire [modifier]

La première indication du village date de 1067 sous le nom de « Rora », mot dérivé du latin « robur » qui signifie « chêne ». Le village accueillait et élevait des troupeaux de vaches et de chèvres pour le compte de propriétaires et ceux-ci réglaient leurs affaires sous un grand chêne. Le fief appartient à la famille de Thorame-Glandèves.

Le fief est ensuite acheté, vers 1340, par François Caïs, jurisconsulte à Nice. Le fief et son château sont convoités par Barnabé Grimaldi de Bueil car ils sont une enclave dans ses terres. Guillaume et Barnabé Grimaldi, fils d'Andaron Grimaldi devenu seigneur de Beuil par son mariage avec Astruge Rostang, demandent alors l'hommage à François Caïs. Barnabé n'ayant pas obtenu cet hommage, il attaque le château, mais est blessé par le fils de François Caïs, Bertrand. Remis de ses blessures, Barnabé Grimaldi réussit à prendre le château avec l'aide des habitants de Roure. Pour se venger, il tranche le poignée droit de Bertrand Caïs et lui crève les deux yeux avant de le décapiter, en 1353. La reine Jeanne condamne Barnabé de Grimaldi et les habitants à payer 2 000 florins d'or. Mais le fief reste aux mains des Grimaldi de Bueil. Les deux fils de Barnabé, Jean et Louis, ont été les acteurs principaux de la dédition de Nice à la Savoie, en 1388. Le fief a appartenu aux Grimaldi de Bueil jusqu'à l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1621. Le château est alors détruit et le fief donné à la famille piémontaise Allbrione.

Depuis toujours, l'isolement du village obligea ses habitants à vivre en autarcie ne descendant de la montagne qu'à pied ou à dos de mulet. La route ne fut créée qu'après la Seconde Guerre mondiale, cependant en 1927 les habitants mettent en place un câble de 1 850 m de long porteur de wagonnets en bois et actionné par un moteur électrique. Il fonctionna jusqu'en 1962 permettant d'assurer la descente de la production (lait, fromages et farine) et de remonter les provisions et le courrier. Dans le village même, des brouettes à moteur montées sur chenilles permettent le transport des objets lourds le long des ruelles en pente et des escaliers.

La route d'accès n'est arrivée à Roure qu'en 1933. Le tronçon menant à la chapelle Saint-Sébastien date de 1968.

Administration [modifier]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Blanc    
mars 2008   René Clinchard[1]    

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : Insee[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
91 98 71 112 147 167 198
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments [modifier]

L'église Saint-Laurent [modifier]

L'église Saint-Laurent[3] est de style romano-gothique, abrite un retable de François Bréa sur le thème de l'« Assomption de la Vierge » datant de 1560. Sa façade à niches est de style classique piémontais et son clocher est de style roman.

La chapelle Saint-Sébastien-et-Saint-Bernard [modifier]

La chapelle Saint-Sébastien[4] a été construite pour conjurer le danger de la peste de 1510 à 400 mètres à la sortie du village. Elle est décorée de fresques naïves du peintre Andrea de Cella. Les fresques murales comprennent six panneaux consacrés à la vie de saint Bernard de Menthon et six autres, en vis-à-vis, racontant des épisodes de la vie de saint Sébastien. Sur le mur du fond, on peut voir, au sommet, le Christ sortant du tombeau, en dessous, au milieu, saint Bernard de Menthon tient le diable enchaîné. À sa gauche est représenté saint Sébastien percé de flèches et, côté opposé, saint Roch tenant un bourdon de pèlerin et montrant la plaie de sa cuisse qui est un stigmate de la peste pour la guérison de laquelle on l’invoquait.

Une des particularités de la chapelle est la fresque dite des « Vices ». Elle a été commandée par les villageois dans un but moralisateur pour rappeler le châtiment réservé aux personnes ayant fauté par la chair. Cette fresque a probablement été voulue par la communauté villageoise à la suite du péché de chair commis 83 ans plus tôt entre l’abbé Pierre Blanqui et Delphine, femme de Jean Bovis.

À l'extérieur un bénitier à tête sculptée.

Autres lieux [modifier]

  • La chapelle Saint-Pierre des Pénitents Blancs, construite au XVIIIe siècle, transformée en mairie.
  • La chapelle Notre-Dame-des-Grâces, ou de la Madone, datant du XVe siècle. Elle se trouve à droite, à l'entrée du village.
  • Le four communal est en service le week-end.
  • Le vieux lavoir à trois arches.
  • Le castel est une ancienne maison forte démantelée en 1621.
  • Le musée du Bois et l'arboretum Marcel Kroenlein sur six hectares entre 1 280 et 1 600 m d'altitude. On y trouve des collections de conifères, de joubarbes, d'érables, de genévriers et de rosiers. Des sculptures y sont présentées[5].
  • Plateau de Longon, par le GR 5 (sentier de grande randonnée 5) et son refuge : Hameau de Vignols, mont Mounier, mont Gravières (2 331 m).
  • Les blockhaus de Valabres principal et annexe, construits entre 1931 et 1935 face au centre de résistance de Rimplas[6].

Hameaux [modifier]

  • Tiecs : hameau perdu dans la montagne où on peut voir :
- la chapelle Sainte-Anne du XVIIe siècle,
- le menhir ou Peira de Tiecs, monolithe en grès rose de 2,27 mètres de haut, découvert en 1969 par P. Bodard.
  • Valabres, accessible par le GR5. Jusqu'en 1904, il y avait un curé et une école. On y trouve :
- l'église Notre-Dame-des-Neiges, du XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes [modifier]

  1. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  2. Roure sur le site de l'Insee
  3. Notice no PA00080829, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église Saint-Laurent
  4. Notice no PA00080828, base Mérimée, ministère français de la Culture : Chapelle Saint-Sébastien
  5. Michèle Ramin, Arbres de la Tinée et du Comté. L'arboretum de Roure, conservatoire de nos fprêts, p. 156-159, Nice-Historique, année 1993, no 3-4 Texte
  6. Notice no IA06000033, base Mérimée, ministère français de la Culture : blockhaus dit ouvrage d'avant-poste de Valabres principal

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]