Rotule

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Une rotule humaine gauche.
Les rapports anatomiques de la patella.

La rotule (patella dans la terminologie anatomique), boulette de genou en français cadien[1], chez l'homme, est un petit os plat, triangulaire situé à la partie antérieure du genou et articulé avec le fémur. La rotule est un os sésamoïde.

Dans la terminologie anatomique actuelle, la rotule s'appelle désormais patella, nom latin de la rotule. Le terme « patellaire » désigne tout ce qui est en rapport avec la rotule. C’est ainsi que l’on parle de la recherche du réflexe patellaire et de son abolition (signe de Westphal).

Anatomie[modifier | modifier le code]

La rotule se présente sous la forme d’un os triangulaire carré dont la pointe est dirigée vers le bas, c’est-à-dire vers le tibia.

On lui décrit 2 faces, 3 bords et un sommet (apex) : une face antérieure et une face postérieure.

Un bord supérieur ou base, un bord médial et un bord latéral.

Elle participe à la constitution du squelette du genou en permettant les mouvements de flexion-extension (replier et étendre la jambe) du genou.

Sa face articulaire, c’est-à-dire regardant le fémur, est recouverte de cartilage.

La rotule est située superficiellement, et de ce fait est palpable immédiatement sous la peau.

Elle se situe entre le tendon du muscle quadriceps fémoral (qui la maintient en place) et le tendon patellaire (anciennement rotulien) en bas (par lequel elle est reliée au tibia).

Les bords[modifier | modifier le code]

À la partie postérieure s’attache la capsule de l’articulation. À la partie antérieure s’attache le tendon quadricipital :

Le bord latéral se dirige obliquement en dedans et en bas. À la partie postérieure s’attachent les fibres du muscle vaste latéral. À la partie antérieure s’attachent les fibres du rétinaculum patellaire.

Le bord médial se dirige obliquement en dehors et en bas. À la partie postérieure s’attachent les fibres du muscle vaste médial. À la partie antérieure s’attachent les fibres du rétinaculum patellaire.

Le sommet ou apex[modifier | modifier le code]

L’apex se situe au point de rencontre des bords latéral et médial de la patella. Il donne attache au ligament patellaire renforcé en avant par le tendon du droit fémoral. L’ensemble forme le tendon patellaire. L’apex est accessible à la palpation, genoux en extension.

Les faces[modifier | modifier le code]

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La face antérieure de la patella est globalement convexe. Sa partie supérieure est rugueuse et donne attache au muscle droit fémoral. Sa partie inférieure est lisse.

Les 3/4 supérieurs de la face postérieure ou dorsale présentent une surface quadrilatère, séparée en deux champs (ou joues) par une crête verticale mousse. Cette crête est plus proche du bord médial. On a donc deux champs, un latéral et un médial.

Le champ latéral est plus grand que le médial. Il est concave en tout sens et regarde en arrière et en dehors (postérieurement et latéralement).

Le champ médial est concave en tout sens mais la concavité est plus faible que celle du champ latéral. Le champ médial se sépare en deux parties, via une crête mousse, discrète, oblique en bas et en dedans. La partie inférieure est plus étendue que la partie supérieure, elle est légèrement concave et regarde vers l’arrière. la partie supérieure du champ médial est plus petite et de forme triangulaire. Elle regarde en haut en dedans et en arrière.

Enfin, la partie inférieure de la face postérieure, donc proche de l’apex, donne insertion au débordement du tendon (ou ligament) patellaire, au corps adipeux du genou.

Physiologie[modifier | modifier le code]

La rotule s’articule en arrière avec l’extrémité inférieure du fémur appelée la trochlée, donnant ainsi l’articulation fémoro-patellaire. Le rôle de la rotule est de renforcer le muscle quadriceps agissant en quelque sorte comme une poulie qui décompose une force. Le tendon patellaire (patella = rotule) est un tendon puissant constituant le prolongement du tendon du muscle quadriceps fémoral et qui va de la rotule au tibia.

Physiopathologie[modifier | modifier le code]

  • La fracture de la rotule est assez fréquente chez l’adulte et résulte le plus souvent d’un traumatisme direct sur le genou. Elle se caractérise par une hémarthrose (épanchement sanguin dans l’articulation) visible par une augmentation de volume du genou.
  • La rotule (comme tout le squelette) peut accumuler du plomb. En effet, 80 % environ du plomb bioaccumulé par le corps humain se fixe sur le squelette. La mesure de la teneur en plomb de la rotule, effectuée in situ par fluorescence X peut révéler un saturnisme discret[Note 1]. Celui-ci est suceptible d'augmenter le risque d'hypertension (pour la corrélation entre saturnisme et risque d'hypertension, voir[2]).

Traitement[modifier | modifier le code]

Le traitement de la fracture de la rotule consiste à immobiliser les deux fragments osseux quand il n’existe pas de déplacement.

En cas de déplacement, il est nécessaire d’opérer et de mettre en place une ostéosynthèse (cerclage de la rotule) qui consiste à faire pénétrer un fil de fer sous forme de 8 à travers les différents fragments de rotule (haubanage).

Dans ce cas, l’immobilisation durant environ 1 mois et demi, le déplacement est possible grâce à l’utilisation d’une attelle permettant de maintenir le genou en extension.

L’évolution de la fracture de la rotule se fait quelquefois vers l’arthrose ou le syndrome fémoro-patellaire. Le syndrome fémoro-patellaire est relativement fréquent et traduit une atteinte cartilagineuse de la rotule. Il se caractérise par une douleur du genou essentiellement quand il est plié, lors des mouvements et lors de la descente des escaliers (entre autres).

La face postérieure est également la face articulaire composé d’un tissu cartilagineux (2) en contact avec la trochlée du fémur.

Pathologie de la rotule[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le plomb du tissu osseux est meilleur indicateur d'exposition chronique que la plombémie

Références[modifier | modifier le code]

  1. Amanda Lafleur, Benjamin Forkner, « A Cajun French-English Glossary », sur Louisiana State University (consulté le 30 octobre 2010)
  2. (en) S.A. Korrick, D.J. Hunter, A. Rotnitzky, H. Hu, F.E. Speizer, « Lead and hypertension in a sample of middle-aged women », American journal of public health, vol. 89, no 3,‎ 1999, p. 330-335 (PMID 10076481, lire en ligne [html]) modifier