Rosiers-d'Égletons

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Rosiers d'Égletons
Blason de Rosiers d'Égletons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Tulle
Canton Canton d'Égletons
Intercommunalité Communauté de communes de Ventadour
Maire
Mandat
Jean Boinet
2008-2014
Code postal 19300
Code commune 19176
Démographie
Gentilé Rosierois
Population
municipale
1 067 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 43″ N 2° 00′ 19″ E / 45.3786, 2.0053 ()45° 22′ 43″ Nord 2° 00′ 19″ Est / 45.3786, 2.0053 ()  
Superficie 38,09 km2
Localisation

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Rosiers d'Égletons

Rosiers d’Égletons est une commune française du département de la Corrèze, région du Limousin.

Ses habitants sont appelés les Rosierois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Massif central située au sud-ouest d'Égletons elle est arrosée par la Montane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rosiers a certainement une origine très ancienne puisqu’on y trouve les vestiges d’une charrière profonde gauloise, appelée de nos jours la Charrière Profonde. Il y aurait de nombreux vestiges gaulois, gallo-romains, et même plus anciens ; on aurait en effet retrouvé des silex taillés. La Charrière Profonde a été utilisée au cours des siècles jusqu’à la création de la route nationale 89, elle-même doublée par l’autoroute A89. Alors plus important qu'Égletons — et désormais supplanté par cette ville —, héritant d'un vicus gallo-romain, Rosiers était en 937 le chef-lieu d’une viguerie, c’est-à-dire de la juridiction d’un vicaire civil ou viguier, représentant du vicomte ou du comte. Il a eu pour annexe l’église d’Égletons depuis au moins le XIIIe siècle jusqu’à la fin du XVe siècle.

Sans parler des 2 papes originaires du lieu qui furent baptisés dans l'église.

Au XIXe siècle, Rosiers d’Égletons comptait :

  • 28 villages et hameaux, dont certains ont disparu à notre époque, soit qu’ils n’aient plus d’habitants, soit qu’ils aient été englobés par le bourg de Rosiers d’Égletons ou par Maumont : l’Arbrespic, Auchère, le Betonnet, le Bessard, Bethléem, le Bontreau, le Bourg-Village, Chandrieux, Charves, Combret, la Croix du Bourg, la Dadividie, le Doustre, l’Esclause, Estivaux, la Fontaine du Trais, la Gane, la Gire, la Grésouilière, la Guillaumie, le Jassoux, le Lac, Laval, Leymarie, le Masmonteil, Maumont ;
  • et 18 moulins, dont la plupart ont disparu : moulin de Baron, de Charves, d’Estivaux, de Goursole, de Maurière et de Rioux ; le Peuch, le Peuch-Bas, le Poujol, Pranchère, Saint-Joseph, les Serves, Seugnac, la Sudrie, Trémouilles, la Vedrenne, Veyrières, la Vialotte.

Rosiers est un ancien archiprêtré de Gimel

Héraldique[modifier | modifier le code]

Rosiers-d'Égletons

Son blasonnement est : D’argent à la bande d’azur accosté de six roses de gueules en orle. Blason de la famille des Roger. (famille des papes Clément VI et Grégoire XI).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[2] Jean Boinet    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 067 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
935 953 951 1 051 1 058 1 147 1 174 1 241 1 234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 202 1 177 1 173 1 154 1 218 1 235 1 201 1 207 1 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 275 1 356 1 366 1 243 1 153 1 107 1 046 907 900
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
906 912 938 1 011 1 056 1 018 1 070 1 078 1 067
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le lieu de naissance des papes Clément VI (Pierre Rogier) et Grégoire XI (Pierre Rogier de Beaufort, son neveu), que la légende fixe dans une maison noble située à l'entrée des rues portant leurs noms, serait plutôt au Masmonteil de Maumont ou à Mestes. On sait seulement qu’ils ont été tous deux baptisés dans l’église de Rosiers, ce qui lui confère le privilège d'être l'unique église où furent baptisés plusieurs pontifs.

Les Rogier n’ont aucun lien de parenté avec les Maumont dont le blason est : « D’azur au sautoir d’or, cantonné de quatre tours d’argent, maçonnées de sable ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Luc de Goustine et Jean Vinatier, Rosiers d'Egletons, son église, ses papes limousins, 32 p. illustrées quadri, 18x22, éd. Carrefour Ventadour, 2013, ISBN 9782916622064, 8 €.

Bernard Guillemain, Les papes limousins, Carrefour Ventadour, Cahier no 4, 1999, 16 p., 9782951431317, 2 €.

Antoine Pélissier, Clément VI le Magnifique, Imprimerie catholique, 1951, Brive, 172 p..

Antoine Pélissier, Grégoire XI ramène la papauté à Rome, troisième pape limousin, 1370-1378, Layotte, Tulle, 1962, 236 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 14 octobre 2013.
  2. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011