Rosenwiller (Bas-Rhin)

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Rosenwiller
La rue principale.
La rue principale.
Blason de Rosenwiller
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Rosheim
Intercommunalité C.C. du canton de Rosheim
Maire
Mandat
Philippe Wantz
2014-2020
Code postal 67560
Code commune 67410
Démographie
Population
municipale
670 hab. (2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 23″ N 7° 26′ 25″ E / 48.5064, 7.4403 ()48° 30′ 23″ Nord 7° 26′ 25″ Est / 48.5064, 7.4403 ()  
Altitude Min. 238 m – Max. 366 m
Superficie 5,50 km2
Localisation

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Rosenwiller

Rosenwiller est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Rosenwillerois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Rosenwiller en venant de Rosheim.
La rue principale dans le haut du village.

Village faisant partie du canton de Rosheim et de l'arrondissement de Molsheim, sur la Magel. Rosenwiller est à deux kilomètres au nord-ouest de Rosheim.

Lieux-dits ou écarts[modifier | modifier le code]

  • Bannholtz

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Wilre propre Rodesheim en 1364, Rozheimwyler en 1463, Rosheimweiler, Rosenwiller en 1484.

Il s'agit à l'origine de deux formations toponymiques germaniques distinctes : l’une en -heim « demeure, village » et l’autre en willer « hameau ». l'élément -heim est précédée de l’ anthroponyme Rodo, au génitif saxon en -s. Le terme willer fréquent dans la toponymie alsacienne est issu du vieux haut allemand wīlari « exploitation rurale », emprunté au latin villare de sens proche (cf. allemand Weiler « hameau »). La forme Rosheimweiler est de type allemand. L’évolution Rodesheim- > Rosheim- > Rosen- est une contraction linguistique, dont le résultat Rosen- a été compris comme Rosen « des roses. »  

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Eguisheim-Dagsburg se succédèrent à l'abbaye de Hohenbourg, et c'est en 1252 que l’évêque de Strasbourg en devint le seigneur. Ensuite, le village fut donné en fief aux Rathsamhausen zum Stein qui administrent le domaine de 1484 à 1582. Il est cependant laissé en 1566 aux descendants de cette branche. A l'extinction de cette branche en 1582 Rosenwiller retourne à l'évêché. Du XVe au XVIe siècle. Le village est pillé et incendié par les Armagnacs en 1439 et 1444, puis par les Suédois en 1632 lors de la guerre de Trente Ans.Après les destructions du XVe siècle, la paroisse de Rosenwiller devint une filiale de Rosheim et ce n'est qu'en 1771 qu'elle retrouva son autonomie. Un document de 1484, conservé aux archives du Bas-Rhin indique précisément que "Rosenwiller a été désolé et ruiné de fond en comble; ses malheureux habitants dispersés et bannis de leur lieu natal, n'ont pu se procurer l'argent nécessaire pour payer les tailles"'. De nouvelles infortunes accablèrent Rosenwiller pendant le cours du XVIIe siècle. Le souvenir des ravages des Suédois est resté vivant dans la commune, où il est rapporté sans variante[1]. Après la guerre suédoise et le retour à la paix le village devient une filiale de Rosheim-le-Bas et verse alors la dîme au chapitre de la cathédrale à l'abbaye de Haute-Seille et au curé de Saint Pierre-et-Paul de Rosheim. la paroisse devient autonome en 1802. La viticulture démarre à partir du VIe siècle. Depuis elle n'a cessé de se développer et de se diversifier

[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rosenwiller

Les armes de Rosenwiller se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'azur à la houlette d'argent, emmanchée d'or, écotée à dextre d'une pièce en bande, au second de gueules à la faucille d'argent, emmanchée d'or. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Philippe Wantz[3]    
2001 mars 2008 Paul Duffner    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 670 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533 607 698 784 812 814 764 776 802
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
742 800 743 748 756 746 762 750 700
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
679 659 649 561 579 605 578 506 465
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
466 493 484 529 533 616 681 697 671
2011 - - - - - - - -
670 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L'église de Rosenwiller.
Mairie de Rosenwiller.
Grotte de Lourdes à côté de l'église.

Rosenwiller formait déjà une paroisse en 1246 et l'église était un lieu de pèlerinage très fréquenté à l'époque. L'église d'aujourd'hui est dédiée à l'Assomption de la Vierge et est la seule du canton de Rosheim à présenter des éléments importants d'architecture gothique. Son histoire est longue et reste souvent mystérieuse. Simple chapelle en bois à l'origine, elle fut remplacée dès le XIe siècle par un édifice en pierre de style roman. Au XIVe siècle est entreprise une restructuration, on y ajoute un chœur gothique aux ouvertures abritant de remarquables verrières des environs de 1340. Chacun des vitraux représente des scènes de la vie du Christ. En 1860, l'église devenue trop petite fut agrandie. Ce n'est qu'en 1881, lors des travaux de consolidation du chœur, que furent installées l'horloge et les quatre cadrans qui lui confèrent son aspect actuel. Le maître-autel est un des joyaux de l'église, il se compose de quatre éléments d'époques différentes : un tombeau d'autel de 1220, un tabernacle, une statue de la Vierge à l'enfant du XVe siècle et un retable du XVIIe. Sur les vitraux, on voit l'adoration des mages ; l'enfant divin est entièrement habilité et les trois mages sont blancs de couleur. La tour-clocher et le chœur gothique sont classés monuments historiques[6],[7], [8]. En 1992, la décision a été prise de doter l'église d'un nouvel orgue.

Le cimetière Juif[modifier | modifier le code]

Il s'étend sur 4 hectares en bordure de la forêt et compte quelque 5 588 tombes répertoriées, allant de la fin du XVIe siècle au début du XXIe siècle. La plus ancienne tombe conservée date de 1657. Son existence est prouvée à partir de 1366 par la Charte de l'Empereur Charles IV autorisant le magistrat de Rosheim à percevoir un droit de péage pour chaque corps juif passant par le banc de Rosheim. Durant des siècles, le cimetière n'était qu'une terre aride parsemée de planches indiquant l'emplacement des sépultures. Le mur de pierres actuel date de 1749. Aujourd'hui de nombreux juifs viennent encore s'y recueillir ou y inhumer un membre de leur famille. Le cimetière est géré et entretenu par l'Association pour la Conservation du cimetière israélite de Rosenwiller. Le Monument des déportés juifs qui est situé dans le cimetière est entouré de dalles qui proviennent de la Synagogue d'Oberschaeffolsheim saccagée par des mains sacrilèges[9].

Signalons les publications du Cercle de généalogie juive sur ce cimetière. Après la publication en 2004 du Registre du cimetière de Rosenwiller, une nouvelle étape a été franchie en 2010. Avec l'aide de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, un Livre de mémoire de ce cimetière a été réalisé [10]. Il comporte la photographie des 377 stèles qui subsistent de 1656 à fin 1808, la reproduction et la traduction de chacune des épitaphes et des renseignements généalogiques sur la personne inhumée. Un second volume (1809-1830) comportant un nombre voisin de 345 fiches est en cours de préparation.

La grande colline[modifier | modifier le code]

Lors de l'élaboration du Plan d'Occupation des Sols, la commune a volontairement classé la "grande colline" ( "Grosse Bari" en alsacien) en zone naturelle protégée en raison de l'originalité de sa faune et de sa flore. Depuis 1989, la commune loue ces 18 ha au Conservatoire des Sites Alsaciens. Cette colline est le milieu naturel de nombreuses espèces d'oiseaux, de papillons, de fleurs dont certaines orchidées rares ou anémones comme l'anémone pulsatile. Elle est jonchée de sentiers sauvages, balisés par les cartes IGN. Du haut du vignoble, par un beau temps sec, on peut observer la pleine d'Alsace et le Bade-Wurtemberg jusqu'à la Schwarzwald. On peut même distinguer la cathédrale de Strasbourg, située à une trentaine de kilomètres du village.

  • Moulin à farine Obermuhl[11].

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baquol: L'Alsace ancienne et moderne. Dictionnaire topographique historique et statistique du Haut-Rhin, 1865

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Baquol, p.429
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Notice no PA00084907 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église catholique de l'Assomption-de-la-Vierge. Peintures murales : classement par arrêté du 6 décembre 1898 ; Chœur, clocher et portail occidental : inscription par arrêté du 27 juin 1983
  7. « Notice no IA00075624 », base Mérimée, ministère français de la Culture Église paroissiale de L'Assomption
  8. « Notice no IA00075622 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière
  9. publications sur le cimetière juif
  10. Pour plus de détails, voir le site internet du Cercle de généalogie juive, rubrique Publications.
  11. « Notice no IA00075630 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin à farine Obermuhl