Roselin tacheté

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Le Roselin tacheté (Carpodacus rubicilla) est une espèce de passereaux de la famille des Fringillidae présent en Afghanistan, en Azerbaïdjan et Géorgie.

Description[modifier | modifier le code]

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, cette espèce est constituée des sous-espèces suivantes :

  • Carpodacus rubicilla diabolicus (Koelz) 1939 ; nord-est de l’Afghanistan.
  • Carpodacus rubicilla kobdensis (Sushkin) 1925 ; nord-ouest du Sinkiang et de la Mongolie, sud de la Sibérie (monts Saïan).
  • Carpodacus rubicilla rubicilla (Guldenstadt) 1775 ; centre et est du Caucase.

Il existe une sous-espèce supplémentaire reconnue par Clements (6e édition, révisée 2009) et Howard & Moore (3e édition, 8e correction) :

  • C. r. severtzovi Sharpe, 1886 : Altaï chinois, Tien-Chan, Pamir, Turkestan russe, ouest du Sinkiang, monts Kouen Louen, Nan-Chan, Tsinghaï, nord du Pakistan, de l’Afghanistan, de l’Inde, du Népal et du Sikkim, sud du Tibet. Version seulement plus claire de la forme nominale mais Rasmussen (2005), sur la base de différences dans le plumage, l’habitat et la voix, accorde un statut d’espèce distincte à severtzovi.

Habitat[modifier | modifier le code]

En Asie centrale, il fréquente les collines herbeuses et rocailleuses, les prairies alpines, les buissons rabougris à la limite des neiges éternelles entre 3600 et 5200 m. Dans la partie européenne de sa distribution (Caucase), il affectionne les pentes dénudées au-delà de 3000 m, la proximité des glaciers, les versants rocheux et herbeux parsemés de bouleaux nains et de rhododendrons.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il se nourrit surtout de baies d’argousier et de graines de caragana, de petits pois, de grains de céréales et d’insectes. Mais la plante dominante pour l’espèce est l’argousier (Hippophae rhamnoides) dont il prélève les bourgeons ou les baies, selon la saison.

Mœurs[modifier | modifier le code]

Dans le sud de l’Altaï et dans le nord-ouest de la Mongolie, les roselins tachetés quittent les sites de nidification en septembre-octobre, laissant sur place une petite fraction de la population (5-10 %) sédentaire ou gagnant l’étage des conifères à plus basse altitude. Des individus isolés apparaissent çà et là dans des groupes de dur-bec des sapins (Pinicola enucleator) fin octobre. La formation des couples commence en janvier avec l’apparition des premières parades se manifestant par des mouvements synchronisés d’élévation et d’abaissement des becs, les deux partenaires se tenant face à face. En avril, les couples formés rejoignent les sites de nidification en altitude mais regagnent les forêts de conifères en cas d’enneigement.

Nidification[modifier | modifier le code]

Selon la littérature classique, le nid peut être placé dans une crevasse de rocher, sous un amas de pierres ou sur le sol au pied d’un buisson. Il contient des œufs verdâtres tachetés de brun foncé. Mais il existe un cas de nidification assez exceptionnel pour un roselin. Sangha et Naoroji (2004) ont découvert, en août 2002, à Loma dans l’est du Ladakh, un nid sur une poutre en bois d’un bâtiment d’une caserne abandonnée. Il abritait des poussins âgés d’environ une semaine. Deux autres nids furent découverts dans des constructions voisines et dans des emplacements similaires à deux mètres de hauteur. Une photo de l’un des nids (in Ottaviani 2008) montre bien la large paroi externe et l’étroite coupe interne avec un épais rembourrage de poils noirs de yacks et de quelques poils blancs de chèvres. Ces matériaux aux propriétés calorifuges sont probablement une adaptation au froid dans ces contrées de haute montagne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ottaviani, M. (2008) Monographie des Fringilles (fringillinés – carduélinés) – Histoire Naturelle et photographies. Volume 1, 488 pages. Editions Prin, Ingré, France.
  • Rasmussen, P. C. (2005) Revised species limits and field identification of Asian Rosefinches. Birding Asia, 3: 18-27.
  • Sangha, H. S. & Naoroji, R. (2004). Nesting of Great Rosefinch Carpodacus rubicilla at Loma, Ladakh, India. Forktail 20: 140.

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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