Roquestéron

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Roquestéron
Vue sur le village
Vue sur le village
Blason de Roquestéron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Roquestéron
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Danielle Chabaud
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06106
Démographie
Gentilé Roquestéronnais
Population
municipale
555 hab. (2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 29″ N 7° 00′ 19″ E / 43.8747222222, 7.0052777777843° 52′ 29″ Nord 7° 00′ 19″ Est / 43.8747222222, 7.00527777778  
Altitude Min. 270 m – Max. 1 040 m
Superficie 6,47 km2
Localisation

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Roquestéron est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Roquerois, les Roquestéronnais et pour Baptistin Giauffret (1984) les Rouqueirols.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cette commune qui appartient à une localité divisée en deux communes — sur la rive gauche de l’Estéron, le gros bourg de Roquestéron, et sur la rive droite, juste en face, Roquestéron-Grasse (65 habitants) — est traversée par une rivière vert pâle.

L'Esteron est une rivière de baignade en période estivale, lieu touristique très convoité pour ses cascades, ses clues, la pêche ou le canyoning.

Son environnement naturel permet également la pratique de la randonnée, du VTT, de l'équitation.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 647 hectares ; l'altitude varie entre 270 et 1 040 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est très chaud en période estivale et le taux d’enneigement est faible en hiver en raison de la faible altitude du village.[réf. nécessaire]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Une ligne de car régulière dessert la ville de Nice.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Roquestéron est un village avec son café et sa place aux boulistes ombragée de platanes, et possède une placette fleurie.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 387, alors qu'il était de 340 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 61,5 % étaient des résidences principales, 31,5 % des résidences secondaires et 7,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,0 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 68,1 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (62,1 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 2,5 % contre 5,6 %([a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à correction en 2013, le nom de la commune, tel qu'indiqué par le Code officiel géographique était Roquesteron.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a 2000 ans déjà, la tribu ligure « les Velauni » occupait le terroir. Puis vinrent les Romains comme en témoignent une cippe et un épigraphe.

Après les siècles obscurs des invasions, le premier seigneur connu de Roquestéron, Raymond Rostaing donna en 1025 et 1046 des terres et des biens à l’abbaye de Lérins qui fonda un prieuré. Vers 1300, Raymond Féraud, illustre prieur, noble et lettré, y écrivit une partie de La Vida de Sant Honorat. Jusqu’en 1388, Roquestéron resta provençale. De 1388 à 1760, excepté quelques parenthèses françaises, elle fait partie du duché de Savoie, puis du royaume de Piémont-Sardaigne.

Au cours des siècles, le village accroché au flanc du rocher qui domine l’Estéron sur la rive droite, descendit vers la rivière, la franchit, et peu à peu, l’agglomération rive gauche devint plus importante.

1760 est une date essentielle : le traité de Turin, fixant l’Estéron comme frontière entre les États sardes et la France, coupa le village en deux, donnant la rive droite à la France. Le pont enjambant la rivière devint pont international avec une borne frontière en son milieu : il est baptisé plus tard « pont de France ». La rive gauche, restée sarde sous le nom de la Rocca devient française en 1793, après la victoire des troupes de la Révolution. En 1814, à la chute de l’Empire, elle redevient sarde jusqu’en 1860, date de son rattachement définitif à la France.

Toutefois, les deux communautés, créées de part et d’autre de la rivière, restent séparées administrativement et ce jusqu’à nos jours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 13 septembre 2013[2] André Roumagnac[3]   Retraité / Vice-président de la Communauté de communes de la Vallée de l'Estéron
7 décembre 2013 en cours Danielle Chabaud    

Depuis le 1er janvier 2014, Roquestéron fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de la vallée de l'Estéron, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 555 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
347 344 413 522 450 516 467 440 433
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
477 505 458 450 430 431 346 404 410
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
317 284 281 326 263 221 221 422 404
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
428 509 478 506 500 558 555 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Station climatique d'été. Fête patronale : 2e ou 3e dimanche de mai et à la mi-août. Foire le 20 avril[réf. nécessaire] et le 8 décembre[réf. nécessaire]. Marché : dimanche du 1er mai au 31 octobre. Village des bêtes heureuses en 1960[réf. nécessaire]. Fête du haut pays.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 798 €, ce qui plaçait Sumène au 26 800e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[6].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 339 personnes, parmi lesquelles on comptait 65,5 % d'actifs dont 55,5 % ayant un emploi et 10,0 % de chômeurs[a 4].

On comptait 115 emplois dans la zone d'emploi, contre 114 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 192, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 59,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Roquestéron comptait 51 établissements : 1 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 5 dans l'industrie, 14 dans la construction, 24 dans le commerce-transports-services divers et 7 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 10 entreprises ont été créées à Roquestéron[a 7], dont 8 par des autoentrepreneurs[a 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église

En rive gauche, une promenade dans le village permet de découvrir de belles ruelles bordées de maisons présentant de beaux encadrements de portes, dont certains datés de la fin du XVIIe et du XVIIIe siècle. Dans la voie romaine, un cippe du IIe siècle est remployé dans un mur de maison. L'ancienne mairie, rue du Docteur-Passeron, était à l'origine la résidence de la famille Alziary de Malaussène, dont un des membres fut maire de Nice de 1886 à 1896. L'église Saint-Érige, construite à partir de 1735, à nef unique couverte d'une voûte en berceau, renferme quelques toiles intéressantes. Des locaux qui abritèrent jadis des activités artisanales ont été restaurés par la Société du four à pain et du pressoir (association loi de 1901 dont le but est la sauvegarde du patrimoine local) : le four à pain, le pressoir, l'ancienne boucherie, la forge, le moulin à huile, la cordonnerie sont visitables sur rendez-vous.

  • Église Saint-Erige XVIIIe siècle, construite à partir de 1735 comme l'indique le millésime gravé dans la partie droite de la façade de l'église, abritant quelques peintures et objets intéressants. Son nom est repris de l'ancienne église paroissiale, aujourd'hui disparue. L'église est à nef unique voûtée en plein cintre avec une façade classique et un clocher.
  • 10 oratoires anciens
  • Fontaine 1907
  • Fontaine-lavoir 1779
  • Chapelle de l'Annonciation
  • Immeuble de la famille Alziary comte de Malaussène, dont l'un des descendants fut maire de Nice (1886-1896).
  • Linteaux de portes XVIIe siècle
  • Four et pressoir communaux, forge, moulin à huile, échoppes de boucher et cordonnier anciens (musées privés).
  • Objets et outils insolites utilisés autrefois, anciennes mesures, monnaies, sceau ; documentation très importante sur l'histoire du village et de la vallée ; circuit des oratoires et des sites historiques.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Des sentiers donnent accès aux clues impressionnantes d'Aiglun et du Riolan, et passent à côté de chapelles champêtres cachées par la végétation. Les randonneurs peuvent suivre le GR 510 qui relie Saint-Cézaire à Sospel, jusqu’au sommet du Cheiron (1 777 m) qui offre un panorama sur la Côte d'Azur et les Alpes.

L'Esteron qui traverse le village de Roquesteron est une rivière de couleur émeraude qui attire les touristes, entre autres pour le canyoning, la baignade et la pêche. De nombreux sentiers permettent l'usage de l'équitation, la randonnée, ou le VTT.

Le village se développe économiquement grâce à sa position géographique, à moins d'une heure de route de Nice et de Grasse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roquestéron Blason D’azur à la champagne de sinople soutenant deux tours d’or sur un mont issant du même, au pal ondé d’argent brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les armoiries de Roquestéron datent seulement de 1961. Celles choisies ont été composées par Charles-Alexandre Fighiéra et Gustave-Adolphe Mossa. Elles représentent la commune de Roquestéron-Grasse et celle de Roquestéron, symbolisées par deux tours, séparées par la rivière Estéron. L’inscription latine « ANGULUS RIDET » qui veut sans doute rappeler l’occupation romaine de ce terroir, signifie « Un coin qui réjouit », c’est-à-dire un endroit agréable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 208-209, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]