Roquepertuse

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Roquepertuse
Roquepertuse. Les pilers du portique, avec des alvéoles creusés servant à recevoir des crânes. IIIe-IIe siècle av. J.C.. Musée d'archéologie méditerranéenne à Marseille.
Roquepertuse. Les pilers du portique, avec des alvéoles creusés servant à recevoir des crânes. IIIe-IIe siècle av. J.C.. Musée d'archéologie méditerranéenne à Marseille.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 31′ 56″ N 5° 16′ 17″ E / 43.53232, 5.2712843° 31′ 56″ Nord 5° 16′ 17″ Est / 43.53232, 5.27128  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Roquepertuse
Roquepertuse

Roquepertuse sur la commune de Velaux dans les Bouches-du-Rhône, est le nom d'un plateau de superficie modeste, surplombant la vallée de l'Arc.

Sa notoriété est due à la découverte ancienne de statues (deux « guerriers-héros assis en tailleur », un oiseau de proie, une tête d'Hermès bicéphale) et de fragments de portiques en pierre, qui ont longtemps caractérisé ce site comme un sanctuaire sallien (ou salyen) du IIe siècle avant l'ère chrétienne.

Après la découverte par hasard des premiers éléments sculptés au XIXe siècle[1], on doit la première fouille du site au comte Henry de Gérin-Ricard. Une campagne de fouilles s'étala ensuite sur une période de dix ans, de 1917 à 1927, et permit de mettre au jour les structures bientôt associées à un sanctuaire. Ce dernier, attribué aux Celto-ligures, fut d'abord daté de la veille de la conquête romaine.

Une réinterprétation du style des guerriers assis a fait que les archéologues privilégient aujourd'hui une origine plus ancienne pour ces statues, qui remonteraient au moins au Ve siècle avant l'ère chrétienne (à la fin du premier âge du fer ou au début de la période laténienne).

D'autre part, les fouilles qui ont été menées depuis 1989 ont montré que le site – peut-être un sanctuaire à l'origine – était devenu un centre d'habitat important au IIIe siècle. Cette « agglomération » protohistorique, comprenant un oppidum et un habitat en terrasses au sud (« village de pente ») connut une destruction violente au début du IIe siècle. Dans son contexte, l'emploi ou le réemploi des statues n'est pas clair.

La caractérisation exclusive du site de Roquepertuse en tant que sanctuaire celto-ligure a donc été abandonnée. Les principales « pièces » archéologiques trouvées à Roquepertuse sont visibles au Musée d'archéologie méditerranéenne de Marseille.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. F. Gateau, L'étang de Berre. CAG013/1, Paris, 1996, p. 322

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri de Gérin-Ricard « Le sanctuaire préromain de Roquepertuse » dans Henry de Gérin-Ricard, Raoul Busquet, Paul Masson et Gaston Rambert (préf. Michel Clerc), Études d'histoire de Provence, Marseille, Société de statistique d'histoire et d'archéologie de Marseille et de Provence,‎ 1927, 186 p., p. 7 à 53.
  • Brigitte Lescure « Roquepertuse » dans Henri Tréziny, Patrice Arcelin, Michel Bats, Guy Bertucchi, Gaëtan Congès, Lucien-François Gantès, Jean-Paul Jacob et François Salviat (préf. Roland May), Voyage en Massalie : 100 ans d'archéologie en Gaule du Sud, Marseille, Musées de Marseille et Édisud,‎ 1990, 255 p. (ISBN 2-85744-496-6), p. 165-171
  • F. Cognard, L.-F. Gantès, B. Lescure, « Le sanctuaire celto-ligure de Roquepertuse » dans Archeologia, no 303, Paris, 1994.
  • Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne, Paris, Errance, 2004 (ISBN 2-87772-286-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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