Ronnie O'Sullivan

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Image illustrative de l'article Ronnie O'Sullivan
Fiche d'identité
Nom complet Ronald Antonio O'Sullivan
Nationalité Drapeau d'Angleterre Anglais
Date de naissance 5 décembre 1975
Lieu de naissance Wordsley, Angleterre
Professionnel 1992 à aujourd'hui
Meilleur classement mondial 1er
Gains >6,000,000 £
Break le plus élevé 147 (13 fois)
Victoires
Tournoi ranking 24
Autres tournois 25
Champion du monde 2001, 2004, 2008, 2012, 2013

Ronald Antonio "Ronnie" O'Sullivan est un joueur professionnel anglais de snooker né le 5 décembre 1975[1]. Son jeu rapide lui a valu le surnom de «The Rocket» (la fusée en anglais). Il a été champion du monde à 5 reprises (2001, 2004, 2008, 2012 et 2013). Il arrive deuxième, juste derrière Stephen Hendry, au classement des gains acquis lors de ses tournois (24 victoires en tournois rankings), remportant plus de 6 millions de £. Il est considéré par certains de ses pairs et les fans de snooker comme le joueur le plus talentueux de l'histoire de ce sport[2]. Considéré comme perfectionniste, O'Sullivan avoue souffrir de dépressions et de dépendances. Le 6 mai 2013, Ronnie O'Sullivan devient champion du monde pour la cinquième fois de sa carrière en battant l'Anglais Barry Hawkins. Son autre particularité, en plus d'être un joueur "rapide", est d'être parfaitement ambidextre : il est tout à fait capable de jouer au meilleur niveau mondial tant main droite que main gauche.

Le club où s'entraîne O'Sullivan est le Grove Snooker Centre à Romford dans l'est de Londres.

Débuts[modifier | modifier le code]

O'Sullivan a grandi et vit toujours à Chigwell, dans le comté d'Essex[1], au nord de Londres. Il a fait ses études au Wanstead High School[3], à Londres. Sa carrière commence très tôt : il n'a en effet que 10 ans lorsqu'il réussit son premier century, avec une série (break) de 117. Il réalise son premier 147, break maximum à 15 ans. Il devient professionnel en 1992[1], à 16 ans. Il gagne ses 38 premiers matchs en tant que professionnel, un record qui est toujours d'actualité, se qualifiant pour les championnats du Monde 1993, où il reste le plus jeune à se qualifier. Il perd au premier tour contre Alan McManus sur le score 10-7, et il finit sa première saison classé 57e. Il est le plus jeune gagnant d'un tournoi classé, quand il gagne en 1993 le Championnat de Royaume-Uni, alors âgé de 17 ans[4], battant Stephen Hendry en finale, inaugurant ainsi une des rivalités les plus en vue de ce sport. En 1995, il remporte son premier Masters.

En novembre 1997, il remporte pour la deuxième fois le championnat du Royaume-Uni (UK Championship), battant Stephen Hendry 10-6 en finale.

O'Sullivan atteint les demi-finales du championnat du monde en 1999. Il perd 17-14 contre Stephen Hendry, dans un match où les deux adversaires réalisent de nombreux centuries. La saison 1999/2000 prometteuse d'O'Sullivan (il gagne 3 tournois classés) s'achève dans la déception, alors que s'appuyant sur ses solides performances de la saison passée, il est un des favoris pour le titre en 2000, surtout après la défaite surprise de Hendry au premier tour 10-7 contre Stuart Bingham. Cependant Ronnie O'Sullivan est éliminé également au premier tour par David Gray, revenu à 9-7 après avoir été mené 1-5, pour battre Ronnie 10-9. Dans ce match, O'Sullivan réalise 5 centuries (3 consécutifs, égalant le record détenu par John Higgins).

Premiers titres de champion du monde[modifier | modifier le code]

En 2001, O'Sullivan remporte son premier titre de Champion du Monde (qu'il dédicace à son père), sur une victoire de 18-14 contre John Higgins, et son 3e titre au championnat du Royaume-Uni, avec une victoire de 10-1 contre Ken Doherty.

La saison 2002/2003 est également réussie, avec un Ronnie O'Sullivan gagnant le Masters Ecossais, le tournoi Européen de snooker, les Masters d'Irlande. Mais sa saison s'achève sur une note décevante quand il est éliminé des championnats du monde au premier tour, pour la 3e fois de sa carrière, perdant 10-6 contre Marco Fu, malgré un 147 pendant le match. Cette défaite le fait descendre à la 3e place dans le classement mondial.

En janvier 2004, Le père de Ronnie téléphone à Ray Reardon, sextuple champion du monde dans les années 1970, et lui demande s'il peut donner quelques conseils à son fils Ronnie[5]. Avec le soutien de Reardon, Ronnie revient au sommet de sa forme, et remporte le championnat du monde 2004, dédiant à nouveau cette victoire à son père[6]. Pour cela, il bat Stephen Hendry 17-4 en demi-finale, ce qui constitue actuellement la plus lourde défaite d'un championnat du monde en demi-finale[7]. Il bat ensuite Graeme Dott en finale, 18 parties (frames) à 8. Il se classe numéro 1 mondial pendant les deux saisons suivantes.

Saison 2004/2005[modifier | modifier le code]

Pendant les Championnats du monde 2005, il perd face à Peter Ebdon en quart de finale. Mené 2-8, Ebdon remonte au score, et gagne 13-11, en jouant dans un style déterminé et résolu. Toutefois beaucoup d'observateurs l'accusent de jouer délibérément lentement afin de perturber le style de jeu rapide de Ronnie O'Sullivan[8]. Après le match, O'Sullivan indique à la presse qu'il ne jouera probablement pas la saison suivante, et qu'il prendra peut-être sa retraite dans ce sport par la même occasion[9]. Cependant en septembre 2005, il annonce qu'il désire jouer une saison 2005/2006 tronquée et passer du temps à jouer au 8-américain aux États-Unis après avoir été sélectionné pour concourir dans la catégorie élite de l'IPT (Internation Pool Tour). Il se trouve que le tournoi de pool, où Ronnie doit faire ses débuts, tombe en même temps que la défense de son titre de Champion de Premier League en snooker. Le planning est changé, et O'Sullivan bat Stephen Hendry 6-0 avec 4 centuries.

O'Sullivan gagne ensuite les Masters et le tournoi du pays de Galles (Welsh Open). Cette saison-là il ne participe pas au tournoi de Chine pour des raisons médicales. Cette absence est critiquée par Anthony Hamilton, qui déclare que O'Sullivan a le devoir de promouvoir ce sport[10].

Saison 2005/2006[modifier | modifier le code]

Après une lourde défaite 9-2 contre John Higgins, à la finale du Grand Prix 2005, O'Sullivan atteint la finale des Masters, pour perdre encore 10-9 contre Higgins. Dans le premier tour du tournoi du Royaume-Uni, en 2005, l'opposant à Mark King, O'Sullivan est, la plupart du temps, assis, une serviette humide recouvrant son visage.

Pendant les championnats du monde 2006, le sponsor personnel de Ronnie le 888.com devient le sponsor officiel de l'évènement pour les deux années suivantes. Après avoir défait Dave Harold 10-4, il remporte un surprenant 2e tour 13-10 contre le Gallois Ryan Day. Un quart de final similaire s'ensuit contre Mark Williams. O'Sullivan mène 10-6 avant la session finale. Un retour de Williams le voit reprendre l'avantage en reportant les 5 parties (frames) suivantes, mais O'Sullivan reste calme pour gagner le match 13-11, et rencontre Graeme Dott en demi-finale. Dott prend rapidement la tête du match, avant qu'O'Sullivan n'égalise à 8-8 à la fin de la 2e session. Ronnie doit résoudre des problèmes de procédés récurrents pendant tout le match. À un moment donné, la retransmission télévisée semble montrer Ronnie en train d'enlever délibérément le procédé de sa queue. Il a alors besoin d'un quart d'heure de pause pour le refixer, avant de retourner dans le match et faire une série (break) de 124 points. Mike Ganley, directeur du tournoi accepte de bonne foi la version du joueur disant que le procédé s'est simplement décollé, et aucune sanction n'est prise[11]. Des critiques s'élèvent contre lui de la part de son adversaire[12], de Steve Davis[13] ainsi que de John Parrot. Dott remporte ensuite les 8 parties de la 3e session, arrivant ainsi à une partie de sa seconde finale en 3 ans. Lors de la dernière session, Ronnie revient légèrement dans la partie en remportant 3 parties consécutives. Dans le 28e partie, alors qu'il mène 68-51, il manque la dernière bleue[13] et laisse Dott revenir à la table et empocher les trois dernières billes, remportant cette dernière partie 69-68 et s'adjugeant ainsi le match. Après la victoire de Dott, O'Sullivan offre sa queue et son étui à un jeune garçon du public[14]. La BBC affirme qu'il a utilisé pas moins de 21 procédés pendant la quinzaine[11], O'Sullivan réplique plus tard qu'il a utilisé 7 procédés différents avant d'arriver à Sheffield, et 8 autres pendant la semaine[14], et que la saison suivante il reviendra avec une nouvelle queue du fabricant John Parris.

La décision de Ronnie de ne pas participer à la coupe de Malte du tournoi Européen lui coûte sa place de numéro 1 mondial lors de la saison suivante.

Saison 2006/2007[modifier | modifier le code]

Lors de la défense de son titre du trophée Nord Irlandais, il inflige une lourde défaite à Dominic Dale, son adversaire en demi-finale, gagnant son match 6-0 en un temps record de 53 minutes[15]. Il perd ensuite 9-6 en finale face à Ding Junhui.

Le 14 décembre 2006, en quart de finale du Championnat du Royaume-Uni face à Hendry, O' Sullivan concède le match lors de la sixième partie (frame). Le match se joue pourtant au meilleur des 17 parties (voir détails dans la section controverses).

O'Sullivan revient dans l'arène en 2007 aux Masters, et reçoit une réponse mitigée du public (il est autant sifflé qu'applaudi). Ronnie remporte la finale du tournoi contre Ding Junhui le 21 janvier 2007. Pendant le match, son fairplay est remarqué par Steve Davis, parce qu'il a réconforté Ding après la 12e partie (frame). Ding est visiblement bouleversé par un supporteur très partisan, qui est ensuite renvoyé du public[16]. Ronnie mène 9-3 à ce moment-là et remporte la partie suivante par une victoire 10-3[16].

O'Sullivan est éliminé de la Coupe de Malte suite à sa défaite 5-3 contre Michael Holt au premier tour. Lors de l'Open du Pays de Galles, O'Sullivan s'incline 5-4 face à Neil Robertson en quart de finale. Comme il n'est pas satisfait de ses performances récentes, il annonce alors que sa technique de jeu subira des modifications importantes. Lors des Masters d'Irlande, en quart de finale contre Joe Swail, O'Sullivan réussit un 147 pour remporter une victoire serrée 5-4. Cependant, les poches de la table utilisée ne sont pas homologuées officiellement, et ce maximum de Ronnie n'est pas pris en compte dans ses statistiques officielles. Il défie John Higgins qu'il bat 6-5, et gagne ensuite facilement contre Barry Hawkins 9-1, lors de la finale des Masters d'Irlande, devenant le premier gagnant du nouveau Trophée Paul Hunter, qui lui est remis par Lyndsey, la veuve de Paul.

Juste avant les championnats du monde 2007, dans lequel il rencontre à nouveau Ding Junhui au premier tour, O'Sullivan déclare que le tirage au sort a été truqué[17]. Cela est démenti par l'organisation de snooker[17] et Ronnie doit revenir sur ses accusations[18]. Ronnie gagne facilement son match 10-2. Il remporte également le 2e tour contre Robertson 13-10 (en concédant pourtant 6 parties consécutives), avant de perdre en quart 13-9 face au futur champion du monde 2007 John Higgins.

Saison 2007/2008, 3e titre de champion du monde[modifier | modifier le code]

O'Sullivan ne participe pas au premier tournoi classé de la saison, les Masters de Shanghai, invoquant des problèmes de dos pour lesquels son médecin lui a déconseillé de voyager. Il choisit également de ne pas participer au Pot Black. Il va ensuite jusqu'en finale du Grand Prix de Londres, où il est battu 9-6 par Marco Fu.

Pendant le Trophée d'Irlande du Nord, O'Sullivan enregistre un nouveau record en réalisant 5 centuries consécutifs, gagnant ainsi son match 5-2 face à Ali Carter[19]. Cela inclut également son 7e break maximum (147) en compétition officielle[19]. O'Sullivan est éliminé du tournoi au tour suivant, battu par Fergal O'Brien. Le 2 décembre 2007, il remporte son 4e titre consécutif de Premier League en battant John Higgins 7-4 en finale, ce qui constitue son 7e titre dans cette compétition.

Le 15 décembre 2007, Ronnie réalise son 8e break maximum en compétition, égalisant ainsi le record d'Hendry, dans la dernière partie décisive au championnat du Royaume-Uni, en demi-finale contre Mark Selby à Telford. Grâce à cette performance, O'Sullivan devient également la 2e personne, en compétition officielle, à réaliser un break maximum dans la partie décisive d'un match (Hendry l'avait fait en premier contre Ronnie O'Sullivan en 1997 à Liverpool en finale du challenge Victoria Charity). O'Sullivan est également le 2e joueur (après John Higgins) à réaliser deux breaks de 147 dans deux tournois classés consécutifs. Il remporte ensuite le tournoi en battant facilement Stephen Maguire 10-2 pendant la finale (en menant 8-0). Il remporte là son premier tournoi du classement officiel (ranking) en presque 3 ans.

Aux Masters de 2008, le 12 janvier 2008, Stephen Maguire élimine O'Sullivan à l'issue d'une partie décisive intense. Dans la bataille des deux premiers du classement provisoire, mené 4-1, O'Sullivan revient en égalisant à 5-5 et arrache une 11e partie décisive. Mais, alors qu'il allait remporter le match, le joueur de l'Essex manque, avec le râteau, une dernière bleue relativement simple, laissant son adversaire écossais atteindre les quarts de finale. Après son retrait de la coupe de Malte, O'Sullivan retourne au tournoi du Pays de Galles en février. Réalisant un bon tournoi, il atteint la finale qu'il joue contre Selby. Bien que Ronnie mène 8-5, Selby remporte les 4 dernières manches pour le battre 9-8. O'Sullivan est présent à l'Open de Chine de cette année, à Pékin, où il perd contre Marco Fu 5-4 au premier tour.

Aux championnats du monde, il réalise son neuvième 147 en compétition, contre Mark Williams[20]. C'est son troisième de la saison, et aussi son troisième au Crucible. Aucun autre joueur n'avait fait alors plus d'un seul break maximum au Crucible. C'est le quatrième maximum qui est réalisé dans la dernière partie d'un match (après le match entre Stephen Hendry et Ronnie O'Sullivan dans la dernière partie du challenge Victoria Charity à Liverpool, le maximum de Williams au Crucible au championnat du monde 2005, et Sullivan contre Selby, dans leur demi-finale de 2007 du championnat de Royaume-Uni). Interviewé par Steve Davis juste après avoir battu Williams 13-7, il dit « Je pourrai finalement acheter une Bentley Continental GT »[21]. Lors de l'empochage de la treizième noire, il réalise un coup prodigieux que le commentateur et légende du snooker, Dennis Taylor, qualifie d'«un des replacements les plus précis qu'il ait jamais vu »[21]. Cependant, le 147 de Ronnie n'est pas le seul du tournoi, puisque Ali Carter fait de même, divisant ainsi le montant de la prime par deux[22]. Durant ces championnats, O'Sullivan bat Liu Chuang, Mark J. Williams, Liang Wenbo et Stephen Hendry avant de retrouver Ali Carter en finale le 5 mai, qu'il vainc sur le score de 18-8. Dans une interview après son troisième titre mondial, il déclare encore qu'il pourrait ne pas jouer la saison suivante 2008/2009, mais affirme également qu'il pourrait essayer de décrocher d'autres titres mondiaux[23]. Il termine l'année à la 1re place mondiale.

À la fin de la saison, O'Sullivan, ainsi que Mark Williams et Stephen Maguire, quittent la société de management 110sport[24], pour rejoindre Romford.

Saison 2008/2009[modifier | modifier le code]

Ronnie O'Sullivan commence la saison 2008/2009 en remportant le Trophée d'Irlande du Nord, battant Dave Harold 9-3 lors de la finale. Il est le seul joueur à gagner deux compétitions à la suite (la dernière de la saison précédente et la première de la nouvelle saison) lors des 4 dernières saisons[25].

Lors des Masters de Shanghai, O'Sullivan gagne face à Stephen Maguire en demi-finale, victoire obtenue en partie grâce à deux grosses séries (breaks) de 141 et 145. En finale, O'Sullivan mène, mais Ricky Walden, sorti des qualifications, revient en gagnant 4 manches consécutives. Ronnie est finalement battu par Ricky Walden, 10-8.

Dans le tournoi de Premier League, il gagne 7-2 contre Mark Selby, remportant alors ce tournoi pour la 8e fois, dont 5 fois consécutivement. O'Sullivan perd son titre de champion du Royaume-Uni, consédant une défaite contre Joe Perry 9-5, au second tour. O'Sullivan abandonne la 12e partie du match alors que le score n'est que de 23-0 en faveur de Perry, espérant retrouver sa concentration et son jeu pendant la pause[26], ce qui n'arrivera pas. O'Sullivan déclare « C'est comme si j'avais perdu la tête ou quelque chose comme ça, mais je suis sûr que je reviendrai »[26].

Durant les Masters de 2009, O'Sullivan atteint la finale en battant Joe Perry, Ali Carter et Stephen Maguire[27]. Dans une finale intense contre le tenant du titre Mark Selby, aucun joueur ne réussit à obtenir un avantage significatif, avec des parties contenant autant de grandes séries (breaks) que de fins serrées. Après avoir mené 3-1, O'Sullivan achève la session de l'après-midi sur le score de 4-4, et prend la première partie de la session du soir. Selby, cependant, gagne les 3 parties suivantes pour mener 7-5. O'Sullivan lui répond en s'adjugeant les 3 suivantes pour mener 8-7. Les deux manches suivantes sont partagées et, à 9-8, alors que les joueurs ont tous deux gâché leur chance, O'Sullivan construit un break de 55, battant Mark Selby 10-8 et prenant, de ce fait, le titre pour la 4e fois. Suite à cette victoire, il devient seulement le 2nd joueur après Stephen Hendry, à gagner ce trophée plus de 3 fois. Dans une interview d'après-match, O'Sullivan qualifie cette victoire, réalisée avec une queue qu'il n'a que depuis le samedi précédent, comme la plus grande réussite de sa carrière en snooker[28]. Lors de la conquête de ce nouveau titre, O'Sullivan dépasse le nombre de centuries réalisés par Stephen Hendry dans ce tournoi, en en obtenant 44 au total.

Lors de l'open du Pays de Galles, Ronnie bat facilement Steve Davis au premier tour 5-2, pour se faire battre ensuite 5-3 par Marco Fu. Selon ses déclarations, il est venu avec la même queue que lors du précédent tournoi, et ne s'est pas beaucoup entraîné entretemps. À l'occasion de l'open de Chine, il remporte ses deux premiers matchs 5-3 face à Fergal O'Brien et 5-2 face à Xiao Guodong. Il s'incline ensuite en quart de finale face à John Higgins lors de la manche décisive (5-4)[29].

Lors des championnats du monde, Ronnie O'Sullivan remporte son premier match 10-5 contre Stuart Bingham puis s'incline contre Marc Allen, tête de série n°16.

Il reste tout de même premier au classement mondial de snooker 2009-2010.

Saison 2009/2010[modifier | modifier le code]

Lors du premier tournoi de la saison, le Shanghai Masters, O'Sullivan bat Graeme Dott (5-0), Marco Fu (5-2), Ding Junhui (5-3), puis John Higgins (6-1) pour arriver en finale contre Liang Wenbo, qu'il bat 10-5. Lors du Grand Prix, second tournoi de la saison, il est éliminé au second tour par John Higgins, ce dernier l'emportant 5-4 après avoir été mené 3-4.

Le 29 novembre 2009, il atteint la finale de la Première league, qu'il perd 3-7 face à Shaun Murphy. Lors du championnat du Royaume-Uni 2009, il bat Peter Ebdon et Mark Selby avant d'échouer 8-9 contre John Higgins en demi-finale. En janvier 2010, lors des Masters, il perd en finale le titre acquis l'année précédente, en étant cette fois battu 9-10 par Mark Selby après avoir mené 9-6.

Fin janvier 2010, il rencontre à nouveau John Higgins, en demi-finale de l'Open du Pays de Galles, et est battu sur le score de 6 à 4. Lors des quatre premiers tournois ranking de la saison, il a à chaque fois rencontré John Higgins qui l'a battu trois fois sur quatre. Ce dernier conforte ainsi sa première place au classement provisoire, O'Sullivan prenant la deuxième place avant les deux derniers tournois de la saison. Il échoue ensuite au premier tour du China Open. Lors des championnats du monde, il mène 9-7 contre Mark Selby en quart de finale mais est finalement battu sur le score de 10-13[30]. Il joue les dernières manches sans conviction, semblant même abattu, et baclant ses coups de défense (safety shots) face à Selby[31].

Il termine l'année à la 3e place du classement mondial[32].

Saison 2010/2011[modifier | modifier le code]

O'Sullivan, semblant souvent démotivé, n'obtient pas de bons résultats dans les principaux tournois. Il ne participe pas au Masters de Shanghaï et au German Masters. Et échoue au premier tour de l'UK Championship, du Welsh Open, du China Open et des Masters. Il parvient seulement en finale d'un nouveau tournoi majeur, le World Open, où il est battu par Neil Robertson, le champion du monde en titre.

Alors qu'il était prêt à renoncer à participer aux championnats du monde, il commence à travailler avec un psychologue du sport, le Dr Steve Peters, qui l'encourage à continuer[33]. Lors de ces championnats du monde qui clôturent la saison, il se montre combatif mais est éliminé en quart de finale sur le score de 10-13 par John Higgins, qui remporte ensuite le titre[34]. Au classement mondial, il termine la saison à la 11e place[35].

Pendant cette saison difficile, il gagne cependant, pour la 9e fois, la Première League de Snooker, compétition sur invitation qui ne compte pas pour le classement mondial. Il signe aussi le 10e Maximum Break de sa carrière, au World Open, dans des circonstances curieuses. Voyant très tôt qu'il peut envisager un score de 147 points, il demande si celui-ci sera récompensé d'un prix important. Apprenant que ce n'est pas le cas lors de ce tournoi, il paraît dépité mais continue de jouer jusqu'à obtenir 140 points. Il délaisse alors la dernière boule, avant de la mettre finalement dans la poche, sur l'invitation de l'arbitre et par égard pour le public[36].

O’Sullivan avec le trophée des German Masters.

Saison 2011/2012, 4e titre de champion du monde[modifier | modifier le code]

O'Sullivan poursuit sa collaboration avec le Dr Steve Peters. Celui-ci l'aide à maîtriser ses émotions lors des matchs et à comprendre pourquoi il s'enfonce parfois dans une spirale négative, gâchant une partie de son talent[33],[37]. O'Sullivan obtient de meilleurs résultats en 2011-2012, remportant deux tournois mineurs (PTC 1 et PTC 7). Ceux-ci ont fait leur apparition depuis un an mais rapportent encore peu de points. Il réalise son onzième Maximum Break (147) au PTC4 et gagne pour la 10e fois la Première league. Dans les tournois majeurs, il est plus régulier que la saison précédente mais ses efforts tardent à se concrétiser. Il perd au second tour du Shangaï Masters. Puis échoue à nouveau au même stade de la compétition, lors de l'UK Championship 2011, étant battu 5-6 par Judd Trump, futur vainqueur de l'épreuve.

Depuis deux ans, Barry Hearn, qui organise la saison, a enrichi le calendrier de nombreux tournois. En raison de ses mauvais résultats de la saison précédente, O'Sullivan est proche de sortir des 16 premières place du classement mondial, et se voit obligé de jouer plus, y compris à l'étranger. Il tombe malade en décembre et décide de donner désormais la première place à sa vie de famille. Il se plaint de pressions des organisateurs pour qu'il soit plus présent lors des tournois[37],[38].

En janvier, lors des Masters 2012, il est à nouveau éliminé par Judd Trump, en quart de finale cette fois. Mais au German Masters 2012, il renoue enfin avec la victoire dans un tournoi majeur, remportant son premier succès depuis 2009[39]. Il atteint ensuite, mi-février, la demi-finale du Welsh Open, battant au passage Jude Trump, avant d'échouer contre Mark Selby, qui reconnaît avoir un style plus accrocheur, et plus lent. Il a ainsi une nouvelle fois posé des difficultés à Ronnie O'Sullivan, ce dernier se montrant même désintéressé par la partie[40]. Il déclare ensuite forfait pour le World Open en février et le Players Tour Championship 2011/2012 – Finals en mars. À l'Open de Chine, fin mars, il revient à la compétition et est éliminé en quart de finale.

En mai, à Sheffield, lors du Championnat du monde de snooker 2012, il semble très concentré et fait preuve de constance dans les différents compartiments du jeu[37],[41]. Lors des premiers tours, il élimine successivement Peter Ebdon, Mark J. Williams et Neil Robertson, tous anciens champions du monde[42]. Il remporte ensuite la demi-finale contre Matthew Stevens et bat en finale Ali Carter, sur le score de 18 à 11, remportant ainsi pour la quatrième fois le championnat du monde. Il devient, à 36 ans, le vainqueur le plus âgé de cette compétition depuis Ray Reardon, âgé de 45 ans lors de son dernier titre en 1978[38],[43]. Lors de cette finale, il réalise, avec un score de 141 lors de la 8e manche, le break le plus élevé lors d'une finale des championnats du monde[44] ainsi qu'un difficile break de 92 (dans la 7e manche) qui impressionne les observateurs[43],[45]. Il attribue en partie cette bonne saison à Steve Peters, qui l'ai aidé à limiter le stress lié à sa volonté de trop bien faire. Ce travail, selon ses dires, a favorisé un meilleur équilibre entre son désir d'être heureux et sa volonté d'être investi pleinement dans le snooker[33],[37]. Il annonce, à l'issue de la finale, vouloir faire une pause de plusieurs mois, avant de revenir à la compétition, rappelant que le calendrier de la prochaine saison, qui comportera près de 27 tournois, est trop chargé pour lui[43]. Il termine cette saison 2011-2012 à la 9e place mondiale[46].

Saison 2012/2013[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Ronnie O'Sullivan est caractérisé par un jeu très rapide, ce qui lui a valu le surnom de The Rocket (la fusée). Il est réputé pour sa vision du jeu et sa capacité à bâtir des breaks (break-building) avec facilité et précision. Mais il peut aussi se décourager très vite s'il n'atteint pas la perfection qu'il vise dans le jeu[47],[48]. Son « jeu long » (tirs à longue distance) est de qualité variable. De même que sa constance dans les safety-shot. Adepte d'un jeu vif, il ne se plie pas toujours avec rigueur à ces « coups de sécurité » parfois bien nécessaires. Il éprouve surtout des difficultés contre les joueurs plus lents et appliqués, qui arrivent parfois à casser son rythme et son efficacité dans le jeu. Il a alors tendance à sortir mentalement de la partie, ce dont profitent ses adversaires.

O'Sullivan a la particularité d'être ambidextre : il peut aussi bien jouer de la main droite que de la main gauche. Il ne se prive pas d'alterner au cours d'une même série. Il le fait pour la première fois dans le 1er tour (12e frame), aux championnats du monde 1996 contre le joueur canadien Alain Robidoux : celui-ci l'accuse de manque de respect. Ronnie répond qu'il joue mieux de la main gauche que Robidoux de la main droite. Robidoux refuse de lui serrer la main à la fin du match[4] (O'Sullivan gagne 10-3). Ceci entraîne une plainte de la part de Robidoux, et Ronnie O'Sullivan doit prouver qu'il peut jouer à haut niveau de la main gauche, en jouant 3 frames contre l'ancien champion du monde Rex Williams, les gagnant toutes les 3. Selon lui, le fait de jouer de la main gauche lui permet de rester concentré sur le jeu.

Ronnie O'Sullivan est également connu pour jouer avec une très grande variété de chevalets.

Records[modifier | modifier le code]

Le 21 avril 1997, pendant le premier tour du Championnat du Monde, face à Mick Price, Ronnie réalise le plus rapide maximum break, empochant les 36 billes en 5 minutes 20 secondes, soit une moyenne de 9 secondes par coup[49]. Il enregistre le second plus rapide au championnat du monde de 2003 contre Marco Fu en 6 minutes et 30 secondes. Cinq de ses treize séries maximum (147) sont les cinq plus rapides de l'histoire.

Controverses[modifier | modifier le code]

Ronnie O'Sullivan s'est fait aussi plusieurs fois remarquer par son comportement provoquant voire insolent.

Pendant le championnat du monde 1996, les instances du snooker le jugent coupable d'avoir agressé Mike Ganley, à l'époque journaliste officiel, désormais directeur de tournoi. Ronnie O'Sullivan reçoit une amende de 20 000 £, et doit donner 10 000 £ à une association caritative[4],[50].

Après avoir gagné les Masters d'Irlande en 1998 face à Ken Doherty, il est déchu de son titre après un test de contrôle décelant des traces de Marijuana[4].

En 2002, avant la demi-finale des championnats du monde, contre Hendry, Ronnie l'accuse de ne pas avoir été fairplay vis-à-vis de lui, lors d'un précédent match. Lors de l'interview d'avant-match, il commente : "Je sais que si je me fais battre et qu'il fait une grimace devant moi, je le regarderai et lui dirai "bien joué, retourne à ta triste petite vie[4]". Pendant le match, Ronnie a l'avantage le premier jour, menant sur un score de 8-5, mais le deuxième jour, Hendry égalise à 12-12, arrachant la session finale. Hendry surpasse Sullivan et gagne de manière convaincante 17-13[51]. Hendry ne commente pas les déclarations de son adversaire après le match[51], alors que Ronnie reçoit des critiques pour ses remarques de la part de Steve Davis. Ronnie présente ensuite publiquement ses excuses concernant ses propos[52].

Lors du championnat du monde 2004, Ronnie perd les 5 premiers frames de la finale face à Graeme Dott. Il justifie cette contre-performance en accusant son adversaire de matraquage psychologique. Derek Hill, entraîneur de Dott, et également ancien entraîneur de Ronnie, serait entré dans les vestiaires de Ronnie quelques minutes avant le début du match. Ronnie n'aurait pensé qu'à cet incident durant le début de la finale[6].

Le 14 décembre 2006, en quart de finale du Championnat du Royaume-Uni face à Hendry, O'Sullivan concède le match lors de la sixième partie (frame). Le match se joue pourtant au meilleur des 17 parties. Au début de la sixième partie, mené alors 4-1, il amorce une série (break) de 24 points, avant de tenter un coup difficile sur une rouge, qu'il manque. Après cet échec, O'Sullivan serre calmement la main de Hendry et celle de l'arbitre du match, Jan Verhaas, en disant qu'il en a assez, et quitte la salle, à la stupéfaction du public. Ceci perturbe légèrement un autre quart de finale entre Graeme Dott et Steve Davis, à cause du public qui se déplace de l'autre côté de la salle pour venir voir leur match. Plus tard, Dott ajoute qu'il a tout d'abord pensé à une altercation entre O'Sullivan et Hendry quand il entend une personne du public lancer "Get a grip, Ronnie[53]", signifiant "Calme-toi, Ronnie". La confirmation vient plus tard, annonçant que O'Sullivan perd le match par forfait. La victoire est attribuée à Hendry sur le score de 9 à 1. La World Snooker Association annonce aux fans qui ont pris des billets pour voir ce match, qu'ils bénéficieront de billets gratuits pour la journée suivante[54]. Plus tard, O'Sullivan présente ses excuses au public venu le voir jouer, en disant qu'il sera "très bientôt, sur pieds et de retour, plus fort que jamais[53]". (Le 31 mai 2007, la World Snooker Association sanctionne O'Sullivan d'une amende de 20 000£ et lui retire 900 points de classement mondial pour ce comportement[55].)

Début 2007 aux Masters, il gagne son premier tour le 16 janvier 2007 contre Allister Carter sur un score de 6-1, réalisant 2 centuries. Il crée toutefois une nouvelle controverse en ne se rendant pas à la conférence de presse d'après-match[56]. Il enregistre une courte interview avec Steve Davis pour la BBC, disant qu'il est bien plus content qu'au championnat du Royaume-Uni et que, encore une fois, il a retrouvé un bon jeu[56]. Plus tard, Rodney Walker, le président de la World Snooker Association, publie une déclaration excusant le comportement de Ronnie envers les médias, à cause de circonstances exceptionnelles qui l'ont affecté[57]. Cette décision de Rodney Walker est critiquée par Shaun Murphy[58] et Ken Doherty[59].

A l'Open de Chine de 2008, à Pékin, il perd au premier tour contre Marco Fu. À la conférence de presse d'après-match, on entend O'Sullivan faire des remarques obscènes, invitant un membre de la presse à lui faire une fellation, puis il se moque du porte-parole de la World Snooker Association. O'Sullivan plaisante également sur la taille de son pénis, avant de simuler un acte sexuel au micro[60],[61]. En juin 2008 la World Snooker Association sanctionne O'Sullivan pour ce comportement, en lui retirant les 700 points de classement et les 2 750 £ qu'il a remportés lors de cet open[62]. Il reçoit également une amende de 1 000 £.

Résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Victoires en tournois ranking majeurs[modifier | modifier le code]

Victoires dans les tournois ranking mineurs[modifier | modifier le code]

  • Player Tour Championship, n°1 - Juin 2011
  • Player Tour Championship, n°7 - Octobre 2011

Victoires dans les autres tournois[modifier | modifier le code]

Résultats dans les tournois[modifier | modifier le code]

Ranking tournaments 1993-
1994
1994-
1995
1995-
1996
1996-
1997
1997-
1998
1998-
1999
1999-
2000
2000-
2001
2001-
2002
2002-
2003
2003-
2004
2004-
2005
2005-
2006
2006-
2007
2007-
2008
2008-
2009
2009-
2010
2010-
2011
2011-
2012
2012-
2013
2013-

2014

Championnat du monde 2T QF DF 2T DF DF 1T V DF 1T V QF DF QF V 2T QF QF V V
Championnat du Royaume-Uni V QF QF 1T V 1T QF DF V QF DF 2T 1T QF (FF) V 2T DF
Grand Prix / LG Cup - QF 1T 2T 3T 3T QF F QF QF 2T V F 3T F QF 2T
Open du Pays de Galles - QF 2T 2T 4T DF 3T 2T 2T QF V V 2T QF F 2T DF
British Open V F DF 1T QF 3T DF QF DF 3T F DF
Open de Chine 2T V NR 1T V V QF DF 2T DF 1T QF 1T
Trophée d'Irlande du Nord - F QF V
Masters de Shanghai 1T F V
Championnat du Bahrain 1T
Open d'Allemagne 1T V DF NR NR
Masters d'Irlande V QF V NR
Open d'Ecosse - - - - V 2T V 2T 2T 3T QF
Coupe de Malte[63] F DF 1T 1T 1R QF V QF 2T - NR
Autres tournois
Masters - V F F QF QF QF 2T QF QF F V F V 1T V F
Premier League - - - V - - DF V V DF - V V V V V F
Masters d'Irlande 1T QF DF DQ QF DF V QF R V
Masters d'Ecosse - - DF QF QF V QF V F V
Légende
V Vainqueur
F Finaliste
DF Demi-finaliste
QF Quart de finaliste
xT Éliminé au tour x
DQ Disqualifié
- N'a pas participé
FF Forfait
Tournoi n'a pas eu lieu
R, NR Tournoi ranking ou non-ranking
(compte ou non dans le classement)

Classement annuel[modifier | modifier le code]

Ronnie O'Sullivan a terminé à cinq reprises l'année à la première place du classement mondial (Snooker World Rankings)[64].

Année Mai 1994 Mai 1995 Mai 1996 Mai 1997 Mai 1998 Mai 1999 Mai 2000 Mai 2001 Mai 2002 Mai 2003 Mai 2004 Mai 2005 Mai 2006 Mai 2007 Mai 2008 Mai 2009 Mai 2010 Mai 2011 Mai 2012
Rang 9 en augmentation 3 en diminution 8 en augmentation 7 en augmentation 3 en diminution 4 en stagnation 4 en augmentation 2 en augmentation 1 en diminution 3 en augmentation 1 en stagnation 1 en diminution 3 en diminution 5 en augmentation 1 en stagnation 1 en diminution 3 en diminution 11 en diminution 17

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Profil de Ronnie O'Sullivan sur le site worldsnooker.com »
  2. (en) « Is Ronnie O'Sullivan the greatest of all time? », Steve Wilson, The Telegraph, 3 mai 2008.
  3. (en) « Rocket Ron eyes new wheels after a brilliant 147 », This Is Local London, 28 avril 2008.
  4. a, b, c, d et e (en) Bad Boys: Ronnie O'Sullivan, BBC News, 7 mai 2003.
  5. (en) 'Magic' Ronnie wows Reardon, BBC News, 2 mai 2004.
  6. a et b (en) O'Sullivan angered by mind games, Sportling Life, 4 mai 2004.
  7. (en) O'Sullivan rides form wave", Clive Jones, BBC News, 1er mai 2004.
  8. (en) O'Sullivan ground down and out, Clive Everton, The Guardian, 28 avril 2005.
  9. (en) Tired O'Sullivan considers break", BBC News, 27 avril 2005.
  10. (en) Hamilton hits out at O'Sullivan, BBC News, 28 mars 2005.
  11. a et b (en) O'Sullivan avoids cue-tip censure", BBC News, 28 avril 2006.
  12. (en) Dott Stuns Rocket Ronnie", John Curtis, PA Sport, 29 avril 2006.
  13. a et b (en) Cue more O'Sullivan controversy", John Curtis, The Scotsman, 29 avril 2006.
  14. a et b (en) O'Sullivan dismayed after defeat", Saj Chowdhury, BBC News, 29 avril 2006.
  15. (en) O'Sullivan storms to record win, BBC News, 19 août 2006.
  16. a et b (en) Masters final - frame by frame, Richard Hookham, BBC News, 21 janvier 2007.
  17. a et b (en) O'Sullivan draw fix claim denied, BBC News, 17 avril 2007.
  18. (en) Interview: Snooker player Ding Junhui, Brian Viner, The Independent, 20 avril 2007.
  19. a et b (en) Peerless O'Sullivan raises the bar, Phil Yates, The Independent, 8 novembre 2007.
  20. (en) O'Sullivan pockets record ninth 147, Nick Harris, The Independent, 29 avril 2008.
  21. a et b (en) O'Sullivan 147 sees off Williams, BBC News, 28 avril 2008.
  22. (en) Carter hits historic Crucible 147, BBC News, 28 avril 2008.
  23. (en) O'Sullivan triumph 'not his best', Saj Chowdhury, BBC News, 6 mai 2008.
  24. (en) O'Sullivan quits 110sport, Snooker Scene, 3 juillet 2008.
  25. (en) Classy O'Sullivan wins NI Trophy, BBC News, 31 août 2008.
  26. a et b (en) Dismal O'Sullivan falls to defeat, BBC News, 16 décembre 2008.
  27. (en) The Masters Drawsheet, sur www.worldsnooker.com
  28. (en) Ronnie - My Greatest Achievement
  29. (en) http://www.global-snooker.com/professional-tournaments-08-09-china-open-results.asp Global Snooker Coverage
  30. Desmond Kane, Superb Selby stuns O'Sullivan, site eurosport.fr, 22 avril 2010
  31. Simon Briggs, World Snooker 2010: Ronnie O'Sullivan blasts himself after loss to Mark Selby, Telegraph.co.uk, 28 avril 2010
  32. Provisional World Rankings 2010/2011, snooker.org
  33. a, b et c Rédaction en ligne, shrink: The Rocket's just amazing, mirror.co.uk, 7 mai 2012
  34. Clive Everton, John Higgins knocks Ronnie O'Sullivan out of World Championship, guardian.co.uk, 27 avril 2011
  35. historic rankings, sur Chris Turner's Snooker Archive
  36. Ronnie O'Sullivan hits cheeky 147 break in World Open, BBC Sport, 20 septembre 2010
  37. a, b, c et d Ben Dirs, World Snooker 2012: Ronnie O'Sullivan issues warning, BBC Sport, 7 mai 2012
  38. a et b Hector Nunns, Golden Oldie O'Sullivan, scottishsundayexpress.co, 8 mai 2012
  39. Desmond Kane, O'Sullivan wins German Masters after epic final, Uk.eurosport, 6 février 2012
  40. Liam Happe, Selby picks apart O'Sullivan to reach final, uk.eurosport, 18 février 2012
  41. Dave Hendon, O'Sullivan back on top of the world, snookerscene.blogspot.fr, 7 mai 2012
  42. Rédaction en ligne, O'Sullivan hits form in Crucible decider, irishtimes.com, 6 mai 2012
  43. a, b et c Desmond Kane, Superb O'Sullivan claims fourth world title, uk.eurosport, 7 mai 2012
  44. Rédaction en ligne, O'Sullivan rockets to seven-frame lead, dailymail.co, 7 mai 2012
  45. Ben Dirs, World Snooker final 2012: Ronnie O'Sullivan leads Ali Carter, bbc.co.uk, 6 mai 2012
  46. Rédaction en ligne d'Univers Billard, Ronnie O’Sullivan : quatrième victoire au Championnat du monde, eurobillards.fr, 9 mai 2012
  47. Alan David, Ding breaks test limits of O'Sullivan's patience, The Guardian, 21 août 2006
  48. Willie Thorne, How to beat Ronnie O'Sullivan, BBC Sport, 21 février 2005
  49. Vidéo du 147 le plus rapide.
  50. (en) Top five controversial incidents, Phil Yates, The Times, 4 mai 2007.
  51. a et b (en) O'Sullivan has no regrets, BBC News, 4 mai 2002.
  52. (en) Hendry ready to resume O'Sullivan rivalry, Phil Yates, The Guardian, 29 avril 2004.
  53. a et b (en) O'Sullivan sorry for York walkout, BBC News, 14 décembre 2006.
  54. (en) O'Sullivan Regret After Walkout", Yahoo! UK & Ireland Sport, 14 décembre 2006.
  55. (en) O'Sullivan receives massive fine", BBC News, 31 mai 2007.
  56. a et b (en) O'Sullivan tarnishes Masters win, Mark Barden, BBC News, 16 janvier 2007.
  57. (en) O'Sullivan to escape Masters rap, BBC News, 17 janvier 2007.
  58. (en) Murphy slams O'Sullivan decision, BBC News, 20 janvier 2007.
  59. (en) O'Sullivan gag is no joke, Andrew Dillon, The Sun, 19 janvier 2007.
  60. (en) O'Sullivan under fire after making lewd remarks, The Guardian, 27 mars 2008
  61. (en) Ronnie O'Sullivan making suggestive remarks", YouTube, 28 mars 2008
  62. (en) O'Sullivan punished for China behaviour, The Times, 9 juin 2008.
  63. Le tournoi est également disputé sous le nom d'Open d'Europe de 1988-1989 à 1996-1997 et de 2001-2002 à 2003-2004, et sous le nom d'Open d'Irlande en 1998-1999.
  64. Historical World Rankings sur SnookerArchive.co.uk. Avec le classement au début de chaque saison, qui correspond au classement établi à la fin de la saison précédente

Liens externes[modifier | modifier le code]

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