Ronnie Brunswijk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ronnie Brunswijk.

Ronnie Brunswijk, né le 7 mars 1961 à Moengo-Tapoe (Marowijne), est un homme politique du Suriname.

Lors du coup d'État du 25 février 1980 mené par Dési Bouterse, il est sergent dans l'armée régulière du Suriname et l'un de ses gardes du corps. N'ayant pas reçu l'avancement qu'il espérait du fait de sa participation aux événements, il entre en conflit avec sa hiérarchie. Il les accuse de racisme envers les nègres marrons (Boni Aluku, Djuka, Saramaca...) et déserte l'armée pour la rébellion. Il fonde les Jungle Commando tandis que le Suriname plonge dans la guerre civile (1986-1992).

Il entre en contact avec les Pays-Bas où une partie de la classe politique a fui (le Suriname était une colonie néerlandaise jusqu'à l'indépendance du 25 novembre 1975). La France, présente dans la Guyane française voisine, se trouve également impliquée. En effet, ce département d'outre-mer pourrait être tenté par ce vent d'indépendance, ce qui serait préjudiciable, notamment du fait de la présence à Kourou du Centre spatial guyanais (CSG) d'où est lancée Ariane, fleuron de l'industrie aérospatiale de l'Europe. Ronnie Brunswijk se tournant également vers Fidel Castro à Cuba et le colonel Kadhafi en Libye, la France et l'Europe doivent absolument contenir la situation.

Suite à cette internationalisation de la situation, Ronnie Brunswijk a fait appel à plusieurs mercenaires et déserteurs dans ses rangs. Les Jungle Commando subissent de gros revers (contre-offensive de 1986), et débutent alors les premières négociations. Si cette situation contribue à un retour timide de la démocratie au Suriname (1988), l'économie du pays est affaiblie pour de nombreuses années.

Ronnie Brunswijk a été condamné par contumace par un tribunal de Haarlem à six années d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants. Un mandat d'amener international a été lancé contre lui.

Aujourd'hui c'est un homme d'affaires respecté et craint. Les années passant, il a entamé une carrière politique lors des élections présidentielle de mai 1996 avec son parti politique ABOP (Algemene Bevrijdings- en Ontwikkelingspartij - « Parti pour la Libération Générale et le Développement »). Depuis les élections de 2000, il siège à l'assemblée nationale comme député.

Voir aussi[modifier | modifier le code]