Romagne (Vienne)

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Romagne
Place du 8 mai 1945
Place du 8 mai 1945
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Couhé
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Couhé
Maire
Mandat
Bernard Porchet
2014-2020
Code postal 86700
Code commune 86211
Démographie
Gentilé Romagnons
Population
municipale
856 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 16″ N 0° 18′ 11″ E / 46.2711111111, 0.30305555555646° 16′ 16″ Nord 0° 18′ 11″ Est / 46.2711111111, 0.303055555556  
Altitude Min. 103 m – Max. 150 m
Superficie 40,84 km2
Localisation

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Romagne est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Romagne est une commune rurale.

Le bourg est situé à 41 km au sud de Poitiers. On accède au village le plus proche, Sommières-du-Clain, par la route départementale D25.

Communes limitrophes de Romagne
Vaux (Vienne) Champagné-Saint-Hilaire La Ferrière-Airoux
Brux Romagne Sommières-du-Clain
Blanzay Champniers Château-Garnier

Les citoyens de Romagne sont nommés les Romagnons et les Romagnonnes.

Les paysages sont formés de plaines vallonnées et/ou boisées et de vallées[1].

89 % du territoire est couvert par des terres agricoles, 1 % par des terres artificialisées (voirie, bourgs..) et 10 % par des forets et des milieux semi-naturels[2].

La commune de Romagne comprend 576 hectares de forêts et bois privés soit 14 % du territoire communal[3]..

Les sols sont composés de groies superficielles(terre argilo-calcaire du sud-ouest de la France) sur les plaines calcaires qui couvrent 4 % du territoire de la commune ; de terres rouges plus ou moins profondes sur les plateaux sur une superficie équivalente à 84 % du territoire de Romagne ; de terres de brandes sur les plateaux du Seuil du Poitou (2 %) et de calcaire dans les vallées et terrasses alluviales (1 %)[4].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

La commune contient 7 km de cours d'eau, avec comme rivière principale: le Clain sur une longueur de 4 km. Comme pour les autres cours d’eau de la région Poitou-Charentes, ceux de Romagne subissent une forte dégradation de leurs eaux ainsi que des écosystèmes aquatiques qui y sont liés. Au déficit récurrent s’ajoute une pollution engendrée par diverses activités humaines. Les rivières peuvent provoquer des inondations, coulées de boue ou mouvements de terrain comme en 1982,1993/1994,1995,1999 et 2010[5].

En 2009 des mouvements de terrain ont eu lieu à la suite d'une sécheresse suivie d'une réhydratation des sols entre le 1er juillet et le 30 septembre 2009.

La commune de Romagne est classée, pour sa superficie, à la 1 747e place nationale et au 40e rang au niveau départemental.

Les gares ou les haltes ferroviaires les plus proches sont :

  • Epanvilliers (halte) située à 6,9 km.
  • Anché Voulon (halte) située à 9,6 km.
  • Saint Saviol qui est distante de 15,1 km.
  • Vivonne (halte) située à 17,6 km.
  • Lusignan (halte) à 23,2 km;

Les aéroports et aérodromes les plus proches :

  • Aéroport de Poitiers-Biard situé à 35,3 km.
  • Aérodrome de Niort - Souché situé dans le département des Deux-Sèvres, à 54,1 km.
  • Aéroport international Angoulême-Cognac situé dans le département de la Charente, à 60,5 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom vient de "Romagna" (domaine de Rome).

Histoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire[modifier | modifier le code]

De nombreux outils découverts sur le territoire de la commune attestent une occupation du site dès le Néolithique, notamment quelques très belles haches polies dont une est à double tranchant. Ces dernières ne semblent pas avoir d’utilité pratique car elles ne présentent pas de traces d’utilisation et il semble qu’elles soient la marque de chefs. C’étaient de véritables signes extérieurs de richesse, indices de l’émergence précoce de chefferies néolithiques. Malheureusement, cet outillage se trouve uniquement dans des sites de surface, donc impossible à exploiter scientifiquement, d’où des difficultés de datation.

L'époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Le hameau de Fontégrive doit son nom à l'existence d'une fontaine sacrée celte. En effet, le nom de Fontégrive dérive de “Fons Sacriva” signifiant “Fontaine sacrée”.

Après la guerre des Gaules, les romains occupent la région, imposant la Pax romana. Un temple existait à côté de la Baudonnière et de nombreux débris de poteries ont été trouvés dans le champ de la Ponne près d’Etivault. Au XIXe siècle,des fouilles ont permis de découvrir une meule à bras et des tuiles romaines entre les Teignouses et le bois Perot. Des monnaies gauloises et romaines, trouvées à la Millière, sont, dorénavant, au musée de Saint-Germain-en-Laye.

La paix est rompue en 275 par des invasions. S’ensuit une grave crise sociale qui se concrétise en 284 et 285 par la révolte des Bagaudes.Vaincue en 286, la Bagauderie n’est pas anéantie pour autant et renaîtra plus d’une fois, d’où la décision de retirer une partie considérable des garnisons des frontières pour les disséminer dans l’intérieur de l’empire. Les Bagaudes mènent une guerre de guérilla et restent insaisissables, de là, la nécessité de très nombreux petits camps, placés à des distances rapprochées savamment disséminés sur l’immense territoire de la Gaule.

Sur la carte du Poitou gallo-romain, Romagne y figure comme le plus important cantonnement romain. Ceci s’explique certainement par les nombreuses batailles qui eurent lieu sur les bords du Clain lors de l’insurrection bagaude de 435 qui dura plus de 2 ans. Il y avait alors 200 camps ou mottes romains dans le Poitou dont au moins 5 mais plus vraisemblablement 6 ou 7 sur le territoire actuel de la commune

Des grottes ont pu servir de refuge et d'habitat à l'époque gallo-romaine.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'actuel pont de la Millière

À partir de 840, le Poitou est gouverné par les comtes de Poitiers, qui deviennent ducs d’Aquitaine en 987 lorsque Hugues Capet devient Roi de France. Ils organisent la région en vigueries, circonscriptions dans lesquelles les viguiers, leurs délégués, exercent leur juridiction. Cette organisation décline rapidement au XIe siècle pour faire place aux juridictions féodales où les seigneurs châtelains exerceront tous les droits de justice dans leur fief.

La hameau de Vublon fut le siège d’une de ces vigueries et on voit encore des armoiries sur une maison qui fut vraisemblablement la maison d’un viguier.

À la Millière, la féodalité a édifié des casemates souterraines dont les archères dominaient le gué sur le Clain, puis un château fort. Ce fief qui s’étendait largement sur l’actuelle commune de Champagné Saint Hilaire eut d’abord droit de moyenne puis de haute justice et dépendait du marquisat de Couhé qui relevait lui-même de l’abbaye de Saint Maixent.

Le reste de la commune, la plus grande partie, dépendait de la châtellenie de Romagne dont les terres, unies à celles de la châtellenie de Champagné, appartenaient au chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers. Puis la plupart des terres de la châtellenie de Romagne vont devenir le fief du Parc et de Boisvert dépendant du comté de Civray. Il semble qu’Etourloubier fut également un fief pendant un temps assez bref.

Le XIIe siècle voit la construction de nombreux moulins qui utilisent la force hydraulique. Moulin Vieux s’appelait déjà “Molendinum Vetus” en 1257. La Cueille existait en 1136 sous le nom de “Molendinum Collis”. La Forge, “Molendinum de Molinars” en 1257, deviendra un ”moulin à fer” vers 1530 et fut une des plus importantes forges du Poitou. Elle fonctionnera jusqu’à la fin du XVIe siècle.

Le prieuré de la Millière avec son hameau surplombant le Clain que l'on traverse par un pont du XVe siècle est ruiné pendant la guerre de Cent Ans.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1625, les habitants des villages de Vublon, Salvantier et Puycrachoux (actuellement Chez Sicault) sont tenus de poursuivre les évadés des prisons de la baronnie de Couhé jusqu’à la rivière la Vienne, sans payer de péage. On les appelaient “les gardes nobles de la commune de Romagne”.

L'année 1664 est marquée par une révolte paysanne dans tout le Poitou. Elle est écrasée par l’armée. En 1694, une terrible famine fut suivie d’une nouvelle révolte qui ensanglanta, de nouveau, la région.

À Romagne, la Révolution semble plutôt bien accueillie et de 1791 à 1793, 24 volontaires s’enrôlent pour “voler aux frontières, défendre la liberté”. Le curé Leroy et son vicaire prêtent le serment de respecter la Constitution.

Le XIXe siècle voit arriver le train et Romagne sera desservie par les gares du Courault et d’Epanvilliers. On perce la Grand’rue qui est prolongée en direction de Sommières.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la Vienne accueille 40 000 réfugiés de Moselle, qui sont logés souvent chez l’habitant et répartis dans toutes les communes. Les administrations sont aussi déménagées, et l’École normale de filles de Metz s’installe au château de Romagne[6]. Après la défaite de 1940, les normaliennes et leurs professeurs, malgré les pressions allemandes, refuseront de regagner la Lorraine annexée et resteront au Parc jusqu’en 1945.

En 1944, de nombreux romagnons ont gagné les maquis. Des escarmouches ont lieu à la Vergnauderie, aux Baillargers et à Metzaument provoquant, en représailles, la mort de 4 romagnons qui ajouteront leurs noms à celui de René Pierre Rouger, résistant qui faisait partie d’une organisation dépendant du Réseau Notre Dame du colonel Rémi. Il mourra au camp de Dachau en novembre 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Romagne

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001   Bernard Porchet    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 856 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 462 1 429 1 266 1 509 1 569 1 506 1 558 1 655 1 744
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 683 1 635 1 679 1 616 1 628 1 697 1 716 1 698 1 785
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 795 1 769 1 781 1 632 1 490 1 408 1 410 1 370 1 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 223 1 101 1 006 910 806 830 869 856 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Romagne ont été fixées en 2009 et publiées en 2012.Il ressort que la mairie de Romagne administre une population totale de 980 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (126 personnes) pour constater que la population permanente sur la commune de Romagne est de 854 habitants.

La commune se classe au 10 957e rang au niveau national pour sa population et, sur le département de la Vienne, au 109e rang.

La répartition de la population par sexe est la suivante, selon l’INSEE, en 2007 :

  • Le nombre d'hommes était de 398.
  • Le nombre de femmes était de 477.

Soit en pourcentage :

  • en 1999 : 48,1 % d'hommes et 51,9 % de femmes.
  • en 2006 : 45,5 % d'hommes et 54,5 % de femmes.
  • en 2007 : 45,48 % d'hommes et 54,52 % de femmes.

L'évolution des naissances et des décès de 1968 à 2007 est la suivante selon l'INSEE :

  • Entre 1999 et 2007 : 44 naissances et 85 décès.
  • Entre 1990 et 1999 : 51 naissances et 97 décès.
  • Entre 1982 et 1990 : 58 naissances et 103 décès.
  • Entre 1975 et 1982 : 62 naissances et 87 décès.
  • Entre 1968 et 1975 : 73 naissances et 91 décès.

La répartition des naissances et décès de 1999 à 2008, selon l'INSEE, est la suivante :

  • en 2008 : 8 naissances et 9 décès.
  • en 2007 : 5 naissances et 7 décès.
  • en 2006 : 10 naissances et 12 décès.
  • en 2005 : 5 naissances et 12 décès.
  • en 2004 : 3 naissances et 12 décès.
  • en 2003 : 2 naissances et 10 décès.
  • en 2002 : 4 naissances et 11 décès.
  • en 2001 : 8 naissances et 7 décès.
  • en 2000 : 6 naissances et 10 décès.
  • en 1999 : 6 naissances et 11 décès.

La répartition de la population de Romagne par âge en 2007 (INSEE) :

  • de 0 à 14 ans : 92 habitants (123 en 1999).
  • de 15 à 29 ans : 126 habitants (97 en 1999).
  • de 30 à 44 ans : 147 habitants (157 en 1999).
  • de 45 à 59 ans : 185 habitants (156 en 1999).
  • de 60 à 74 ans : 200 habitants (184 en 1999).
  • de 75 ans ou plus : 125 habitants (112 en 1999).

La répartition de la population par âge et par sexe en 2007, selon l’INSEE :

  • de 0 à 19 ans: hommes: 64 et femmes: 78.
  • de 20 à 64 ans : hommes: 232 et femmes: 252.
  • de 65 ans et plus : hommes: 102 et femmes: 148.

Le nombre de célibataires, en 2006, représentait 31,5 % de la population. Les couples mariés représentaient 53 % de la population. Les divorcés étaient 4,5 % et le nombre de veuves et veufs correspondait à 11,1 % du nombre d'habitants.

La densité, est de 21 hab./km2 pour la commune. Elle est de 61 hab./km2 pour le département de la Vienne, de 68 hab./km2 pour la région de Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France[9].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Romagne dépend de l'Académie de Poitiers et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Vienne.

Romagne abrite :

  • Une école primaire privée Saint-Thomas d'Aquin sans contrat avec le ministère de l’Éducation nationale, est établie à Romagne[10].
  • Une école primaire publique.
  • Un collège privée Saint-Thomas d'Aquin.
  • ECG privé Saint-Thomas d'Aquin.

Manifestations culturelles et fetivités[modifier | modifier le code]

En 2006, le tournage du film Avril a eu lieu en partie à Romagne.

Économie[modifier | modifier le code]

Silo de la COREA Poitou-Charentes, sur la D 1, près de La Rochemairant

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[11], il n'y a plus que 31 exploitations agricoles en 2010 contre 39 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit - 16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[12].

Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois augmenté de 17 % et sont passées de 2 705 hectares en 2000 à 3 186 hectares en 2010 dont 617 sont irrigables[11]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[12].

50 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre pour les 2/3 des surfaces céréalières mais aussi orges et maïs), 23 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 4 % pour les protéagineux, 16 % pour le fourrage et 3 % reste en herbes. En 2000, un hectares (0 en 2010) était consacré à la vigne[11].

Châtaigniers et colza près d'Étourloubier, au printemps

14 exploitations en 2010 (contre 15 en 2000) abritent un élevage de bovins (1 599 têtes en 2010 contre 1 091 en 2000)[11].C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[13].

6 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de caprins (975 têtes en 2010 contre 1 111 têtes en 2000)[11]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[13]. Cette baisse est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[14]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[15]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « Chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[14].

L'élevage de volailles s'est créé et développé au cours de cette décennie (1 641 têtes réparties sur 5 fermes)[11].

Commerces[modifier | modifier le code]

En 2009, selon l'INSEE, il restait une supérette et une boulangerie.

Emplois et activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage est de (selon l'INSEE) :

  • en 1999 : 11,2 %
  • en 2006 : 12,5 %
  • en 2009 : 10,6 %

Le taux d'activité est de (selon l'INSEE)

  • de 61,6 % en 1999.
  • de 58,9 % en 2006.
  • de 65,8 % en 2009.

Le nombre de chômeurs était de 33 en 1999 et de 39 en 2006.Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (personnes sans emploi et recherchant activement un emploi), B (personnes recherchant un emploi et ayant exercé une activité de 78h ou moins au cours du mois), C (personnes recherchant un emploi et ayant exercé une activité de plus de 78h au cours du mois) au 31 décembre 2011 est de 46.

Les retraités et les préretraités représentaient 37,1 % de la population en 2006 et 30,2 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Laurent

L'église romane de Romagne est dédiée à Saint-Laurent. Elle date des XIe, XIIe et XIVe siècles.

Une église existait déjà à Romagne en 942 mais l’église actuelle date des XIe et XIVe siècles. Elle a subi de nombreux avatars au cours des siècles.

L’église Saint-Laurent dépendait de l’archiprêtré de Gençay. La partie primitive de l’église est typique de l’art roman poitevin avec sa voûte en pierre et ses arcatures latérales. L'abside, le chœur et une partie de la nef datent du XIe siècle. La longueur totale, y compris le sanctuaire est de 33 mètres pour une largeur de 6 mètres. L’abside, orientée à l’est, est semi-circulaire et voûtée en cul de four. Elle a 5 mètres de haut et est percée au fond d’une fenêtre romane qui a été à demi murée postérieurement par un contrefort construit pour renforcer la voûte. La partie qui forme le chœur a 5 mètres de large sur 10 mètres de long et est éclairée par une baie en plein-cintre située au sud.

Cette église a été prévue dès l’origine pour recevoir deux bas-côtés pour épauler la voûte de la nef. Mais, c’est seulement au XIVe siècle que le collatéral nord et le bras du transept correspondant ont été construits. Ce collatéral, long de 29 mètres et large de 3,50 mètres, est divisé en quatre travées séparées par des colonnes engagées sur des pilastres carrés à pans coupés sur lesquels reposent les arcs doubleaux qui supportent les voûtes d’ogives quadripartites. Sur les angles de ces pilastres, on remarque quelques figures grotesques ou obscènes dont certaines semblent avoir été martelées. Le bras du transept est éclairé par deux baies ogivales ornées de vitraux dont celui de la baie nord date de 1880.

Les deux arcatures de la nef étaient, à l’origine, en plein cintre. Lors de la construction du collatéral nord, les arcades mitoyennes ont été transformées en arc brisé.

L'autel (XVIIIe siècle)

La première travée de la nef en entrant dans l’église est plus courte que les suivantes, 5 mètres au lieu de 6 et ses arcades, côté collatéral et côté sud sont toutes les deux en arc brisé. Les autres arcades de la nef formant l’arcature du mur sud, en attente du deuxième collatéral qui n’a jamais été construit, sont en plein cintre comme la voûte. Il semble donc que, lors de la construction du collatéral, on a rallongé la nef d’une travée. Pour rallonger l’église, la façade a dû être déplacée et reconstruite. C’est ainsi que la façade actuelle annonce le XIVe siècle. La porte principale est en arc brisé avec deux archivoltes unies reposant sur des pieds droits. Un quatre feuilles formant rosace est situé au-dessus.

Dans la « chapelle de la Millière ou de la Vierge » située dans le bras du transept, on remarque deux pierres tombales avec inscriptions et armoiries en bas-relief du début du XVIIIe siècle. Les armoiries semblent avoir été martelées, vraisemblablement pendant la période révolutionnaire. On voit également d'autres pierres tombales aux inscriptions plus ou moins effacées, ainsi que des gravures sur le dallage du chœur et un peu partout dans l'église, en particulier de chaque côté de l’allée centrale et dans le collatéral. Sous la première marche donnant accès au chœur repose Guillaume Pastoureau, Écuyer, sieur de la Forge, décédé en 1618 à Chaunay. Il fut certainement le dernier Maître de forges du moulin à fer de la Forge de Moulinard et son épitaphe est en partie effacée.

Le mur nord du bras du transept est orné de fresques. On y voit une rangée de personnes qui semblent être à table.

Deux chapelles ont été installées dans les arcades aveugles du mur sud.

Le couronnement extérieur du sanctuaire consiste en une corniche en biseau, supportée par des corbeaux ornés de modillons représentants des figures humaines ou des têtes d'animaux parfaitement conservés. La fenêtre de l'abside à demi murée par un contrefort a, extérieurement, deux archivoltes dont une ornée de billettes. Elles sont supportées par un pilier surmonté d'un chapiteau roman.

La toiture était à l'origine entièrement en tuiles romanes comme elle existe encore sur le transept. La toiture en ardoises semble dater du XIXe siècle.

Côté sud, dans l’attente d’un collatéral, aucun contrefort n’a été prévu et dans les années 1930 il a fallu chaîner le chœur et construire un mur de soutènement pour contenir la pression de la voûte. Ces mesures tardives n’ont pas empêché la voûte de la nef de s’effondrer 20 ans plus tard. La nouvelle voûte a été reconstruite en briques. Un mur de soutènement a également été élevé au centre du chœur afin de soulager la voûte en pierres qui supporte le clocher. Ces problèmes ont pour origine l’absence du collatéral côté sud mais aussi le fait que l’église est construite sur la terre, sans fondations.

Une petite crypte accessible par l’extérieur existe sous la nef latérale, à hauteur de la 4e travée, et a été comblée.

Le patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le logis de la Syrène, reste d'un château du XVIIIe siècle.

Zoo[modifier | modifier le code]

La vallée des singes : entrée

La vallée des singes. C'est l'un des principaux parcs animaliers de la Vienne, avec la Planète des Crocodiles à Civaux ou l'Ile aux Serpents à La Trimouille. La vallée des singes est un parc animalier qui a été créé en 1998. Il s'agit d'un espace d'une quinzaine d'hectares, avec un bois au centre, planté de chênes et de châtaigniers. La découverte se fait à pied, le long de sentiers balisés par des panneaux explicatifs. Les singes ne sont pas en cage, mais se promènent sur une quinzaine d'îles très vastes entourées de cours d'eau qui servent de barrières naturelles et empêchent les singes de s'enfuir. Les canaux délimitent le territoire de chaque espèce. 30 espèces rares de primates soit plus de 350 animaux sont présentés :

En 2010, selon le Comité Départemental du Tourisme, la vallée aux singes a accueilli 183 000 visiteurs. C'est le deuxième site le plus visité du département de la Vienne et le 7e site le plus fréquenté de la région Poitou-Charentes. Elle a enregistré 181 000 visiteurs en 2013 contre 174 000 en 2012[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Centre Régional de la propriété forestière de Poitou-Charentes - 2007
  4. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  5. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  6. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. ISBN 2-7171-0838-6, p. 17
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. INSEE - 2008
  10. Jean-Michel Gouin, « Darwin contesté à l’union chrétienne ? », La Nouvelle-République, publié le 10 mai 2010, consulté 19 juin 2010
  11. a, b, c, d, e et f Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  13. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  14. a et b Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  15. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  16. Bilan sur l’activité touristique de 2013 - Agence Touristique de la Vienne