Roland Hureaux

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Roland Hureaux

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Nationalité Français
Profession Essayiste

Roland Hureaux est un essayiste français, né le 14 juin 1948 à Bayonne (Basses-Pyrénées)[1]. Haut fonctionnaire, il a une activité politique dans les groupes souverainistes et gaullistes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Roland Hureaux intègre l’École normale supérieure de Saint-Cloud[1] en 1967. Il obtient l' agrégation d’histoire en 1971[réf. incomplète], et est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) en 1972[réf. incomplète][1].

Il dirige en 1975 et 1976 la revue chrétienne Résurrection[2].

Parcours administratif[modifier | modifier le code]

Il est élève de l’École nationale d’administration (ÉNA), promotion Michel de l’Hospital (1977-1979)[1].

Il occupe divers postes préfectoraux à Châteauroux, Château-Salins et Étampes avant de faire partie de la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (ancien nom de la DATAR) où il est conseiller technique de 1989 à 1992.

Il est envoyé par le Quai d’Orsay comme premier conseiller à Dar es Salam en Tanzanie de 1984 à 1987. De 1995 à 1997, il est consultant pour les affaires africaines au Conseil d’analyse et de prévision du Quai d’Orsay.

Il est nommé au cabinet de Philippe Séguin pendant sa présidence de l’Assemblée nationale, puis à celui du Premier ministre Édouard Balladur (1994-1995).

Il est auditeur de la 47e session de l'Institut des hautes études de la défense nationale (1994-1995)[réf. souhaitée].

Il rédige plusieurs rapports parlementaires (réforme de l’État, fondations politiques, politique régionale européenne) avant de passer dix ans à la Cour des comptes, à la 2e chambre.

Activité politique[modifier | modifier le code]

En 1993, il est investi par le RPR aux élections législatives dans la première circonscription du Lot et obtient 14,9 % des voix au premier tour. Mais il est peu après exclu de ce parti[Pourquoi ?], et adhère alors au Rassemblement pour la France (RPF) de Charles Pasqua de 1998 à 1999.

Il est trois fois candidat à la tête d’une liste indépendante à la mairie de Cahors, en 1995[3], 2003[4] et 2008.

En 2001, sous les couleurs du RPF[5], il obtient 17,2 % des voix au premier tour. Il est durant deux ans premier adjoint au maire chargé des finances. Il exerce en janvier 2003, à titre intérimaire, la fonction de maire, et il est battu par Marc Lecuru lors de l'élection du nouveau maire[6].

En 2002, il soutient la campagne de Jean-Pierre Chevènement et adhère au Pôle républicain. Il crée en 2009 le collectif « Souveraineté » qui s’attache à fédérer les efforts de différents mouvements souverainistes républicains de droite et de gauche.

En mars 2011, il obtient 12,8 % des voix aux élections cantonales dans le canton de Cahors-Sud[7]. En septembre 2011, il obtient 7,1 % des voix aux élections sénatoriales dans le Lot.

En octobre 2011, il est déclaré inéligible pour un an par le tribunal administratif de Toulouse, n'ayant pas présenté ses comptes de campagne pour les élections cantonales dans les délais[8]. Cette décision est annulée par le Conseil d’État en avril 2012[9].

En mars 2012, il annonce son intention de se présenter à l’élection présidentielle[10] « pour défendre la commune », mais ne poursuit pas cette démarche.

En mars 2014, il se présente à l'élection à la mairie de Cahors, où sa liste obtient 15 % des voix[réf. nécessaire].

Appartenance à divers groupes[modifier | modifier le code]

Roland Hureaux est membre du comité scientifique de la Fondation Charles-de-Gaulle[11] et des comités de rédaction de Commentaire[12] et Communio[13]. Il est membre du conseil d'administration de Population et Avenir.

Il est président-fondateur de l’association Touche pas à ma commune[14], qui œuvre pour le maintien des communes, en particulier des communes rurales, et membre du bureau de Dialogue et humanisme.

Il participe au Réseau des Français libres (RFL)[15], un groupe souverainiste créé fin 2011.

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Un avenir pour le monde rural (Pouvoirs locaux, 1993) ;
  • Pour en finir avec la droite (Gallimard, 1998) ;
  • Les hauteurs béantes de l’Europe - la dérive idéologique de la construction européenne (éditions François-Xavier de Guibert, 2000, réédité en 2007)[16] ;
  • Le temps des derniers hommes, le devenir de la population dans les sociétés modernes, préface de Jacques Dupâquier (Hachette, 2000) ;
  • Les nouveaux féodaux, l’erreur de la décentralisation (Gallimard, 2004) : critique de la décentralisation[17] ;
  • Jésus et Marie Madeleine (Perrin, 2005, traduit en espagnol, russe et coréen) ;
  • L’actualité du gaullisme, cinq études sur les idées et l’action du général de Gaulle, préface de Jean Charbonnel (éditions François-Xavier de Guibert, 2007) ;
  • L’Antipolitique - peut-on avoir une classe politique encore plus nulle ? (Privat, 2007)[18] ;
  • La grande démolition, la France cassée par les réformes (Buchet-Chastel, 2012).

Roland Hureaux a coordonné les ouvrages collectifs :

  • De droite, la famille ? (Corlet, 1998)[19] ;
  • France-Allemagne : un tandem en panne ? (Corlet, 2001)[20] ;
  • Après l’Europe de Bruxelles, une France libre dans une communauté d’Etats souverains (avec Michel Robatel, éditions François-Xavier de Guibert, 2011).

Articles[modifier | modifier le code]

Roland Hureaux a publié environ un millier d’articles, soit dans des revues (Commentaire, Revue des deux mondes, Communio, Résurrection, Le Débat, Liberté politique etc.), soit dans des quotidiens : Le Figaro, Libération, Le Monde, La Croix. Il est aujourd’hui[Quand ?] chroniqueur associé à Valeurs actuelles[21] et Marianne2[22].

Parmi ceux-ci :

  • « Les finalités de l’aménagement du territoire dans la tradition judéo-chrétienne », Éthique et territoire, 20-22 octobre 1995 ;
  • « Les trois fractures sociales », Libération, 7 août 1997 ;
  • « Les trois âges de la gauche », Le Débat, n°103, janvier-février 1999 ;
  • « La fin de l’humanité en 2400 ? », L’Histoire, n°249, décembre 2000 ;
  • « Faut-il encore décentraliser ? La décentralisation contre le libéralisme », Le Débat, n°123, janvier-février 2003 ;
  • « France - États-Unis, axe de fécondité », Libération, 12 mai 2003 ;
  • « La vertu d’insolence » (série « Qu’est-ce qu’être Français ? »), Le Figaro, 1er juillet 2004 ;
  • « Relancer l’aménagement du territoire », Le Figaro, 1er septembre 2004 ;
  • « L’Europe : une entreprise légitime menacée par l’idéologie », Liberté politique, n°29, avril-mai 2005 ;
  • « Développer et moderniser la bande de Gaza », Libération, 11 août 2005 ;
  • « Les impasses du modèle entrepreneurial dans la gestion publique », Le Débat, mars-avril 2008 ;
  • « La chute du mur de Berlin et l’Occident », Le Monde, 11 novembre 2011 ;
  • « Les paradoxes d'une élection » (en collaboration avec Marcel Gauchet), Le Débat, septembre-octobre 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 43e édition pour 2012 éditée en 2011, 2307 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-052-7).
  2. Collaborations de Roland Hureaux avec la revue Résurrection
  3. Roland Hureaux candidat à droite, La dépêche, 25 avril 2000
  4. Marc Lecuru repousse les avances de Roland Hureaux, Le dépêche, 15 janvier 2003
  5. « La liste surprise de Roland Hureaux », La Dépêche du Midi, 3 mars 2001
  6. « Ça sent la poudre ! », Le Point,‎ 13 décembre 2007 (ISSN 0242-6005, lire en ligne)
  7. Résultats canton Cahors-sud, Le Monde
  8. Jean-Michel Fabre, « Cahors. Roland Hureaux épinglé par le tribunal administratif », La Dépêche du Midi, 10 novembre 2011
  9. Décision du Conseil d’État n°354110, ArianeWeb, 11 avril 2012
  10. Laurent Benayoun, « Cahors : Roland Hureaux veut être président de la république », La Dépêche du Midi, 2 mars 2012
  11. Le Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle
  12. Articles de Roland Hureaux dans la revue Commentaire
  13. Membres actifs de l'Association Communio
  14. Touche pas à ma commune, site de l'association
  15. « Conférence internationale du RFL (Réseau des Français Libres) », Enquête & Débat, 5 décembre 2011
  16. Eric L'Helgoualc'h, « L'Union européenne : un totalitarisme soft ? », critique sur nonfiction.fr, 26 mars 2008
  17. Le pont aux ânes de la décentralisation, critique de l'ouvrage Les nouveaux féodaux, l’erreur de la décentralisation, dans Le Point, 27 mai 2004
  18. Jean Sévilla, L’Antipolitique, Le Figaro.fr, 15 octobre 2007
  19. Panoramiques, n°36, 4e trimestre 1998
  20. Panoramiques, n°54, 3e trimestre 2001
  21. [http://www.valeursactuelles.com/search/node/hureaux Articles de Roland Hureaux dans Valeurs actuelles
  22. Articles de Roland Hureaux dans Marianne2

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]