Roland D-50

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D-50
Image illustrative de l'article Roland D-50
Roland D-50
Fabricant Roland Corporation
Dates 1987
Caractéristiques
Type numérique
Polyphonie 16 notes
Mémoires 64 + carte mémoire
Clavier 5 octaves
Dimensions 97 x 33 x 9,5 (LxPxH)
Poids 11,5 Kg
Le D-550, version expandeur du D-50

Le Roland D-50 est un synthétiseur numérique bitimbral commercialisé à partir de 1987 par la société Roland.

La particularité de ce synthétiseur est d'employer une synthèse appelée synthèse L.A. Linear Arithmetic qui combine les formes d'ondes analogiques classiques et des échantillons PCM. Sa puissance sonore lui permit de rencontrer un grand succès à tel point que le D-50 mit fin à la suprématie du Yamaha DX7. La version rack est le Roland D-550. À noter que le synthétiseur V-Synth du constructeur sorti en 2004 peut émuler le module de son du D-50 par l'adjonction d'une carte additionnelle (Ref VC1 D-50).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Doté d'une polyphonie de 16 notes, le D-50 offre 64 presets d'usine auxquels on peut rajouter 64 autres presets par insertion d'une carte mémoire. Un module externe de programmation était disponible pour une édition plus maniable : le Roland PG-1000. Par ailleurs, le D-50 était le premier synthétiseur à avoir des effets incorporés : reverb et chorus. Il possède un clavier de 5 octaves sensible à la vélocité et à l'aftertouch, une molette de pitch bend servant également pour la modulation. Il se distingue par la présence d'un joystick permettant de modifier la valeur de paramètres et également de jouer sur la balance entre chacune des deux voix et chacun de leur partiel. Il possède des connecteurs Midi In/Out/Thru, deux sorties stéréo (une pour chaque voix), une prise casque ainsi que pour les pédales de sustain et d'expression.

Chaque patch est composé de deux tones, "Upper" et "Lower", chacun d'entre eux étant lui-même composés de deux partiels. Ces partiels peuvent être des samples PCM (Marimba, Vibes, Violin, etc.) ou bien une sonorité de synthèse avec le choix entre une forme d'onde carré (square) ou dent de scie (saw)ou encore triangle (tri). Il est possible de combiner sonorités de synthèse et échantillons PCM selon 7 modalités, avec également la possibilité d'utiliser un modulateur en anneau (ring modulator) comme sur les anciens synthétiseurs analogiques. Outre l'enveloppe de volume affectée au patch, les enveloppes TVF et TVA, le Roland D-50 offre trois LFO.

Des sons tels que "Fantasia", "Soundtrack", "Pizzagogo" ou encore "Digital Native Dance" ont été largement employés.


Musiciens utilisant un Roland D-50[modifier | modifier le code]

De grands noms de la scène musicale ont utilisé le D-50 comme Michel Berger, Queen, Foreigner, Europe, Indochine, Enya, Jean Michel Jarre, Mylène Farmer ou encore Duran Duran et le générique du journal télévisé d'Antenne 2. Il a également été utilisé par AB Productions notamment pour la réalisation du générique "Dis-moi Bioman" que l'on peut voir présent sur les scènes "live" du Club Dorothée.

Dans la chanson Aime-moi encore au moins interprétée par Charlélie Couture, les sons "Fantasia" et "Pizzagogo" furent notamment utilisés. Le même son "Pizzagogo" est utilisé pour le principal riff de synthétiseur dans les chansons "Les valses de Vienne" de François Feldman et "Orinoco Flow" de Enya.

Le Roland D-50 a été largement mis à contribution pour l'album Révolutions de Jean Michel Jarre sorti en 1988.

Voir aussi[modifier | modifier le code]