Rolland Courbis

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Rolland Courbis
Rolland Courbis 001.jpg
Rolland Courbis
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France Montpellier HSC (entraineur)
Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 12 août 1953 (61 ans)
Lieu Marseille (France)
Taille 1 m 85
Poste Défenseur puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
0000-1966 Drapeau : France US Police
1966-1971 Drapeau : France Marseille
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1971-1972 Drapeau : France Olympique de Marseille 003 (1)
1972-1973 Drapeau : France AC Ajaccio 028 (1)
1973-1974 Drapeau : Grèce Olympiakos 004 (0)
1974-1977 Drapeau : France FC Sochaux 116 (0)
1977-1982 Drapeau : France AS Monaco 155 (4)
1982-1985 Drapeau : France Sporting Toulon 099 (2)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1976 Drapeau : France France A' 001 (0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1986-1990 Drapeau : France Sporting Toulon 46v 46n 38d
1991-1992 Drapeau : France USM Endoume 20v 4n 7d
1992-1994 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 45v 22n 22d
1994-1995 Drapeau : France Toulouse FC 33v 16n 19d
1996-1997 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 21v 18n 8d
1997-1999 Drapeau : France Olympique de Marseille 54v 32n 25d
2000-2001 Drapeau : France RC Lens 10v 9n 12d
2001-2003 Drapeau : France AC Ajaccio 33v 25n 26d
2003 Drapeau : Émirats arabes unis Al-Wahda Club
2004 Drapeau : Russie Alania Vladikavkaz 8v 6n 12d
2004-2006 Drapeau : France AC Ajaccio 14v 19n 23d
2007-2009 Drapeau : France Montpellier HSC 40v 27n 26d
2012 Drapeau : Niger Niger 1v 0n 1d
2012 Drapeau : Suisse FC Sion 1v 0n 1d
2012-2013 Drapeau : Algérie USM Alger 28v 12n 8d
2013- Drapeau : France Montpellier HSC 12v 10n 11d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 5 mai 2014

Rolland Courbis, de son nom complet Rolland Alexandre Courbis, né le 12 août 1953 à Marseille, est un footballeur français devenu entraîneur et animateur radio. Il évolue au poste de défenseur du début des années 1970 au milieu des années 1980. Formé à l'Olympique de Marseille avec qui il est champion de France en 1972, il joue ensuite notamment au FC Sochaux-Montbéliard, à l'AS Monaco, où il remporte deux nouveaux titres de champion en 1978 et 1982 et au Sporting Toulon.

Reconverti entraîneur, il dirige principalement le Sporting Toulon, les Girondins de Bordeaux, l'Olympique de Marseille, avec qui il est finaliste de la Coupe UEFA en 1999, l'AC Ajaccio, le Montpellier HSC et l'USM Alger.

Il est consultant et animateur radio sur RMC depuis 2005 tout en continuant son activité d'entraîneur. Il est depuis décembre 2013, l'entraîneur du Montpellier HSC.

Biographie[modifier | modifier le code]

Natif de Marseille, Rolland « Avec deux « L » il pourra s'envoler plus haut » déclare son père, a grandi entre Saint-Antoine et Les Aygalades dans les Quartiers Nord.

Ce fils de policier joue à l'US Police avant de se faire repérer par l'OM en 1966 à 13 ans alors que le petit Rolland finit meilleur joueur après un tournoi pupilles[1].

En 1969, à l'âge de 16 ans, Mario Zatelli l'intègre dans le groupe pro en compagnie d'autres jeunes comme Albert Emon. Rolland Courbis est alors obligé de mentir à Zatelli qu'il n'a pas école pour pouvoir s'entraîner avec les stars Magnusson, Skoblar, Bonnel ou encore Loubet[2].

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Débuts à l'OM, Ajaccio et l'Olympiakos (1972-1974)[modifier | modifier le code]

Formé à l'Olympique de Marseille, limité techniquement mais assez dur sur l'homme et solide en un contre un, il joue quelques matchs lors de la saison du doublé. Mais lors de l'été 1972, il est échangé avec quatre autres joueurs (Lambert Verdonk, Michel Albaladéjo, André Bodji et Robert Buigues) contre Marius Trésor, qui évolue à l'AC Ajaccio. En Corse, Rolland trouve une certaine qualité de vie ainsi que du temps de jeu. Sa mentalité colle bien à l'équipe et à la culture corse. Dans l'équipe on retrouve Claude Le Roy, René Le Lamer ou François M'Pelé. L'équipe termine lanterne rouge et Rolland doit quitter le club.

En 1973, il signe dans le club grec de l'Olympiakos. À l'époque seuls les joueurs grecs peuvent jouer en Grèce. Il s'invente donc un arrière-grand-père grec mais sportivement c’est un mauvais choix.

Retour en France à Sochaux (1974-1977)[modifier | modifier le code]

Au bout d'une saison, Courbis rentre au pays, à Sochaux en 1974 l'année de l'inauguration d'un centre de formation qui porte ses fruits assez rapidement, révélant des joueurs tels que Philippe Anziani, Yannick Stopyra, Bernard Genghini ou Joël Bats qui feront les beaux jours du club et de l'équipe de France. La première saison est très dure et le club échappe de peu à la descente.

Et la deuxième saison, c'est la résurrection, le club finit à la 3e place en championnat cette saison le club bat son record d'affluence avec 20 886 spectateurs pour la réception de l'AS Saint-Étienne. Ses bonnes performances lui valent d'être appelé par Henri Guérin en équipe de France A' le 27 mars 1976 face au Luxembourg[3]. Puis la même année, il est sélectionné chez les A pour un match contre la Pologne en profitant des absences de Marius Trésor et Christian Lopez mais ne jouera pas car Michel Hidalgo lui préfère une charnière Patrice Rio-Carlos Curbelo.

Monaco (1977-1982)[modifier | modifier le code]

En 1977, il retourne dans le sud et rejoint l'AS Monaco promu en Division 1. Lors de sa première saison, il obtient le titre de Champion de France en 1978 avec des joueurs tels que Christian Dalger, Jean-Luc Ettori, Jean Petit et surtout Delio Onnis.

Les années 1980 seront caractéristiques entre une équipe de très bon niveau au classement national, fournissant et attirant de nombreux joueurs de l'équipe de France (Bruno Bellone et Manuel Amoros entre autres), et une équipe inexistante sur la scène européenne. Lorsque Gérard Banide est l'entraîneur de Monaco, le club remporte la Coupe de France en 1980 aux dépens de l'US Orléans (Rolland étant blessé et ne dispute pas la finale), une stabilité en haut du tableau national (3 places de 4e) ainsi qu'un titre de championnat en 1982.

Fin de carrière à Toulon (1982-1985)[modifier | modifier le code]

Après 5 ans à Monaco où il aura gagné 2 titres de champion et une coupe de France, il rejoint le SC Toulon en 1982. Grâce notamment à son expérience en défense, à l'efficacité de Christian Dalger en attaque et au talent du meneur Alain Bénédet, le Sporting est de nouveau promu en première division en 1983, en terminant premier du groupe B, devant le Stade de Reims, grâce notamment à une victoire sur le terrain de Grenoble (1-5).

Lors de la saison 1983-1984, Toulon arrache son maintien grâce notamment aux 21 buts de Delio Onnis, meilleur buteur du championnat. Le club accède de nouveaux aux demi-finales de la Coupe de France mais est battu par l'AS Monaco (1-4, 2-1). La saison suivante voit les Toulonnais obtenir d'excellents résultats, comme la victoire écrasante sur le Paris Saint Germain (5-1). Encore troisièmes au soir de la 31e journée, ils connaissent en avril trois défaites d'affilée (dont une face à l'AS Monaco, un but à zéro, devant les 18 000 spectateurs du stade Mayol, record d'affluence du club), qui les relèguent à la cinquième place, encore qualificative pour la Coupe d'Europe, avant la dernière journée. Mais une dernière défaite à domicile face au FC Nantes les pousse au sixième rang et les prive de compétition continentale[4].

Palmarès de joueur[modifier | modifier le code]

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Entraîneur puis manager général à Toulon (1986-1991)[modifier | modifier le code]

Un an après avoir mis un terme à sa carrière de joueur, Rolland Courbis revient au club de Toulon au mois d'octobre en tant qu'entraîneur en remplaçant Paul Orsatti en plein championnat 1986-1987. Il réussit à éviter la descente en deuxième division en obtenant la 2e place lors du classement officieux des matches retours de la saison.

La saison suivante en 1988, il réalise la meilleure saison de l'histoire du club en finissant à la 5e place du championnat avec une génération dorée comprenant des joueurs comme David Ginola, Bernard Casoni ou Bernard Pardo. Mais en Coupe de France, Toulon se fait éliminer aux tirs au but en seizièmes de finale contre Sète après une interminable séance de tirs. À l'issue de cette saison, le président du Paris Saint-Germain Francis Borelli lui propose un poste d'entraîneur dans le club de la capitale, mais il refuse car il ne se sentait pas capable d'entraîner un club de haut niveau comme le PSG[5].

La saison suivante est décevante avec une 11e place en championnat, certainement due en partie aux départs de David Ginola et Bernard Casoni vers le Matra Racing et la retraite professionnelle à la suite de blessures à répétitions de Laurent Paganelli.

La saison 1989-1990 sera celle du retour du Sporting au Stade Bon Rencontre sous la demande de Rolland Courbis et du diffuseur officiel du championnat Canal+. Mais sous la pression des élus locaux, cela ne dure que 8 matches et Courbis qui voulait un stade complètement consacré au football échange son poste d'entraîneur en février contre celui de manager général. C'est alors la légende Delio Onnis qui est nommé à son poste.

Il est aussi agent de joueurs et joue sur tous les registres. Le club varois connaît dès une des spécificités de la gestion Courbis avec des transferts très nombreux, très rapides et très opaques détenant par ailleurs le record du nombre de joueurs transférés. Rolland Courbis, étant conseiller du président de l'OM Bernard Tapie, de nombreux joueurs vont et viennent ainsi entre Toulon et Marseille (Joseph-Antoine Bell, Bernard Casoni, Pascal Olmeta, Bernard Pardo, Bruno Germain, Frédéric Meyrieu, Franck Passi, Philippe Thys, Patrice Eyraud, Leonardo Rodríguez, Gérard Bernardet, Daniel Xuereb…)[6].

Les déboires extra-sportifs font surface, Rolland Courbis est incarcéré le 12 octobre 1990 à la suite de l'affaire de la caisse noire de Toulon[7]. Il sort de prison le 18 janvier 1991 et reprend ses fonctions de manager général au sein du club toulonnais jusqu'à la fin de la championnat[8].

À l'issue de la saison, il décide de quitter le club varois et se fait oublier en partant entraîner le club d'Endoume (quartier de Marseille) en Division 3 avec des joueurs comme José Anigo, Didier Wacouboué, Jean-Charles De Bono ou Laurent Spinosi[9].

Premier épisode à Bordeaux (1992-1994)[modifier | modifier le code]

Après des déboires judiciaires et une pige en amateur. Alain Afflelou vient le repêcher en 1992. L'homme d'affaires a repris les Girondins de Bordeaux qui viennent de remonter en première division après une saison en deuxième division. Il cherche un entraîneur. On lui présente Courbis :

« Dès le premier entretien, il m'a mis au courant de ses casseroles. J'ai découvert quelqu'un de bien, un homme charismatique, séducteur, malin, mais aussi timide et pudique. Lorsque mon fils s'est retrouvé dans le coma, après un accident de la route, il me téléphonait cinq fois par jour. »

— Alain Afflelou

En deux saisons, il fait deux remarquables saisons : 4e en 1993 derrière l'Olympique de Marseille (qui ne sera pas champion à cause de l'affaire VA-OM), le Paris Saint-Germain et l'AS Monaco, c'est d'ailleurs lors de cette saison que Gaëtan Huard garde sa cage inviolée pendant 1176 minutes, soit plus de 13 matches, établissant ainsi le record d'invincibilité pour un gardien de but en Championnat de France et également 4e en 1994 avec le même nombre de points que le troisième Auxerre derrière le PSG et l'OM[10].

Il ne veut pas commenter les raisons qui ont poussé Alain Afflelou à ne pas renouveler son contrat alors qu'il pense avoir « correctement rempli sa mission » avec la qualification de Bordeaux pour la Coupe UEFA une deuxième année consécutive mais toutefois il lance le mémorable :

« Je remercie joueurs, supporters, sponsors, partenaires élus et dirigeant, qui durant deux saisons, m'ont soutenu avec sincérité, et même à ceux qui ont fait semblant[11]... »

— Rolland Courbis

La pige à Toulouse (1994-1995)[modifier | modifier le code]

Il effectue ensuite un passage à Toulouse en deuxième division lors de la saison 1994-1995. Terminant 4ème mais miné par sa réputation toulonnaise, il démissionne la saison suivante[12].

Deuxième épisode à Bordeaux (1996-1997)[modifier | modifier le code]

Après presque une saison d'inactivité il retrouve le banc et la 1re division. Le nouveau président Jean-Louis Triaud et Bordeaux finaliste de la Coupe UEFA en titre font à nouveau appel à Courbis.

Il tente de relancer l'ancienne star du football français Jean-Pierre Papin et mise sur des espoirs comme Ibrahim Ba ou Johan Micoud.

Avec une défaite en finale de Coupe de la Ligue et une belle quatrième place en championnat, son retour à Bordeaux est réussi[13].

Finaliste de la Coupe UEFA et vice-champion de France avec Marseille (1997-1999)[modifier | modifier le code]

Rolland Courbis débarque à l'Olympique de Marseille pendant l'été 1997 nommé par le nouvel actionnaire Robert Louis-Dreyfus, pour beaucoup, c'est le retour de l'enfant prodigue. Il fait signer alors Laurent Blanc, Claude Makelele ou Titi Camara puis Fabrizio Ravanelli et Christophe Dugarry au mercato d'hiver. Cette saison permet au club de retrouver la coupe d'Europe et la coupe UEFA grâce à l'obtention de la quatrième place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée.

La saison suivante, l'OM fête son centenaire et Courbis investit dans de nombreux joueurs de talents : Robert Pirès, Florian Maurice, Daniel Bravo et Jocelyn Gourvennec[14]. Étant encore proche de Bordeaux, Patrick Blondeau et Peter Luccin arrivent alors à l'OM et rejoignent ainsi d'anciens girondins Cyril Domoraud et Patrick Colleter qui étaient arrivés un an auparavant. À force d'user de son influence et de ses réseaux, il a fini par essaimer des joueurs à travers toute la France. Au point de menacer, selon certains, l'équité du championnat. Le président de la Ligue nationale de football Noël Le Graët a convoqué Courbis :

« Je lui ai demandé de choisir entre son métier d'entraîneur et celui d'agent. Que dirait-on d'un PDG qui managerait la carrière des plus hauts cadres de l'entreprise concurrente ? À l'OM, en revanche, il peut faire ce qu'il veut. »

— Noël Le Graët

En début de saison, Courbis décide de confier le but à Stéphane Porato venu en provenance de l'AS Monaco (seulement 15 matchs en L1) au détriment d'Andreas Köpke. Lors de la 3e journée, l'OM affronte Montpellier au Stade Vélodrome, ils sont menés 0-4 à la mi-temps ! Dans les tribunes, on réclame la tête des joueurs, du président et de l'entraîneur mais Courbis garde son sang-froid dans les vestiaires et dit à ses hommes :

« Imaginez qu'on joue à la pétanque. On est mené 12-0. Mais la partie est en 13 points. Alors, maintenant, soit on jette les boules à la mer, soit on gagne 13 à 12. »

— Rolland Courbis

À la fin du match, les Olympiens parviennent à s'imposer 5-4[15]. Cette saison-là, il perd le titre de champion à la dernière journée au profit de son ancien club Bordeaux, il parvient tout de même à la deuxième place du championnat ce qui permet à l'OM de retrouver la Ligue des champions pour la première fois depuis 1993, avec à la clé une moyenne record de points par match pour un dauphin (2,09, soit 71 points après 34 journées)[16]. Il atteint également la finale de la Coupe UEFA 1999, qu'il perd contre le Parme AC (3-0) avec une équipe décimée sans la moitié de ses joueurs de champ titulaires Éric Roy, William Gallas, Peter Luccin et surtout Christophe Dugarry et Fabrizio Ravanelli[17].

Pour sa troisième saison au club, il renforce son effectif par plusieurs joueurs issus du championnat de France : Stéphane Dalmat, Sébastien Pérez, Éric Decroix, Lilian Martin ou Lamine Diatta. Ce qui déplaît aux autres équipes de D1.

« Être agent de joueur quand on est entraîneur, ce n'est pas sain. Dans une entreprise, toucher à la valeur individuelle de ceux avec qui on travaille, cela s'appelle de l'abus de bien social. »

— Jean-Michel Aulas

Il va néanmoins chercher Ibrahima Bakayoko, Iván de la Peña et Kaba Diawara à l'étranger. Dans le même temps, Cyril Domoraud, Éric Roy, Titi Camara et Jocelyn Gourvennec quittent Marseille mais cette intersaison mouvementée est marquée par le départ de son capitaine et leader naturel Laurent Blanc.

« Nous avons joué avec beaucoup de plaisir avec Blanc pendant deux ans. Nous jouerons avec beaucoup de plaisir sans lui[18]. »

— Rolland Courbis

À la reprise, quinze jours seulement après son arrivée, Lamine Diatta est étrangement transféré à Rennes. Idem pour Eric Decroix vendu à Montpellier deux mois après son arrivée. L'international argentin Eduardo Berizzo arrive alors en provenance de River Plate pour renforcer le secteur défensif ce qui fait de lui le 3e argentin de l'effectif avec les jeunes Daniel Montenegro et Pablo Calandria arrivés lors de la même intersaison.

En Ligue des champions, il bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United, mais les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules[19]. Il quitte donc Marseille en novembre 1999, victime d'un début de saison raté[20].

Échec dans le nord (2000-2001)[modifier | modifier le code]

Il tente de se relancer en 2000 en signant au RC Lens[21]. Mais jamais véritablement adopté par le public lensois.

En février 2001, il est démis de ses fonctions à cause des mauvais résultats[22].

Montée exceptionnelle en Ligue 1 puis maintien avec Ajaccio (2001-2003)[modifier | modifier le code]

Il retrouve la Méditerranée en 2001 en partant entraîner l'AC Ajaccio, le club le plus modeste de Ligue 2, avec un budget d'à peine 4,5 millions d'euros. Il parvient à faire monter le club en Ligue 1 à l'issue du championnat de D2 trente ans après avoir quitté l'élite obtenant au passage le titre de champion de France de D2 à plusieurs journées de la fin. Avec des joueurs moyens et un stade vétuste, il ne se faisait guère d'illusions :

« Cette aventure, c'est quand même une belle farce. Lors de ma dernière saison à Ajaccio comme joueur, on était descendus en D2. C'était en 1972, il y a pile trente ans. Pour 2002, j'y ai vu un présage. »

— Rolland Courbis

En 1992, Ajaccio évoluait en PHA, l'équivalent de la 7e division. Grâce à Michel Moretti, président du club, l'ACA vient tout juste d'engranger sa sixième accession en dix ans[23].

Mais dans un premier temps les Ajacciens ne seront pas sûrs d'évoluer en Ligue 1. Car il faut d'abord que leur stade, loin d'être conforme, soit homologué par la Ligue nationale de football (17 000 places au minimum et des conditions de sécurité, d'éclairage et d'accueil draconiennes) avant le début du championnat 2002-2003. Finalement la LFP acceptera qu'Ajaccio évolue dans son stade François-Coty d'une capacité de 8 219 places. L'autre problème de cette intersaison, c'est Rolland Courbis alors qu'il fait l'objet d'une information judiciaire concernant cinq transferts douteux du temps où il était entraîneur de l'Olympique de Marseille, il sera alors interdit du banc de touche ajaccien jusqu'à la trêve hivernale, dans l'intervalle, son adjoint Dominique Bijotat était sur le banc[24].

Tout était fait pour que le club fasse l'ascenseur mais ils réussissent à se maintenir dans l'élite à seulement un point du premier relégable Le Havre en profitant de la dégringolade du club normand qui perd huit de ses neuf derniers matchs !

Exil à l'étranger (2003-2004)[modifier | modifier le code]

En juin 2003, il quitte Ajaccio et vit sa première expérience à l'étranger aux Émirats arabes unis dans le club d'Al Wahda basé à Abou Dabi. Il quitte en novembre le club émirati.

En début d'année 2004, il se frotte aux frimas du championnat russe à Vladikavkaz[25] qui évolue en première division. Alors qu'il est bien parti pour maintenir le club dans l'élite, il est contraint de quitter l'Ossétie, ne se sentant pas en sécurité suite à la prise d'otages de Beslan qui a eu lieu a quinze kilomètres du centre d’entraînement de l'Alania Vladikavkaz[26]

Retour à Ajaccio (2004-2006)[modifier | modifier le code]

Puis, fin 2004 il retourne à Ajaccio en remplaçant Dominique Bijotat (limogé pour mauvais résultats) pour l'exercice du championnat de France de football L1 2004-05 et parvient à assurer à nouveau le maintien finissant devant des équipes comme Bordeaux ou Nantes, en prenant 37 points en 27 matchs (contre 8 points en 11 matchs avant son arrivée)[27].

À l'issue de la saison, dans l'émission Larqué Foot sur RMC, il donne son sentiment personnel sur l'arbitrage réservé à Ajaccio et annonce son départ devant l'acharnement dont le club corse serait apparemment victime[28]. Il signe alors un pré-contrat avec Bordeaux car le président Jean-Louis Triaud souhaite le faire revenir, il s'en est fallu de peu pour qu'il revienne pour la troisième fois dans un club qu'il a toujours su relancer :

« Sans le véto de M6, je venais à Bordeaux en juin 2005. Et j'avoue que ma déception avait été forte car, premièrement, on s'était mis d'accord sur tout avec les dirigeants et, deuxièmement, j'avais déjà pensé à deux, trois idées fortes pour le recrutement. Ce fut donc une double désillusion d'autant que je pensais aussi une troisième fois qu'il s'agissait de la bonne intersaison pour y aller[29]. »

— Rolland Courbis

Il reste alors à l'ACA, convaincu par le président, les joueurs et les supporters, mais cette saison sera difficile, en début de saison dans les coulisses, le club est menacé de rétrogradation en National équivalent de la 3e division s'il ne met pas son stade en conformité puis se voit retirer 25 % de ses droits TV à cause de ce problème de stade[30]. Sportivement, il ne gagne que 2 matchs en championnat pendant la première partie de saison et sera démis de ses fonctions en janvier 2006[31].

Montée en Ligue 1 avec Montpellier (2007-2009)[modifier | modifier le code]

Après un championnat catastrophique, le Montpellier Hérault Sport Club de Louis Nicollin, 18e de Ligue 2 après 34 journées, décide de se séparer de son entraîneur Jean-François Domergue le 23 avril 2007 et de le remplacer par Rolland Courbis. En l'espace de quatre matches, il maintient donc Montpellier en Ligue 2[32]. La Française des Jeux et plusieurs bookmakers avait décidé de ne pas prendre de paris sur la rencontre Ajaccio-Montpellier. Ce match, qui voit l'entraîneur Rolland Courbis se déplacer avec les Héraultais en lutte pour le maintien chez son ancien club en roue libre, les rend méfiants. Tous évoquent une mesure de précaution face aux interrogations que font naître cette rencontre. Officiellement, personne ne soupçonne personne, mais une source anonyme citée par l'AFP assure qu'il y a un lien entre le retour de Courbis à Ajaccio et le retrait des paris :

« On a estimé qu'on avait pas suffisamment de garanties ni quant à l'enjeu sportif ni quant aux règles éthiques. »

— Source anonyme

Le soupçon vient du fait que Rolland Courbis, condamné à de la prison ferme et à cinq ans d'interdiction d'exercer une activité dans le football dans l'affaire des transferts suspects de Marseille, a laissé d'excellents souvenirs à Ajaccio qui, eux, ont déjà assuré leur maintien et ne peuvent plus monter en L1. En cas de succès en Corse, Montpellier pouvait sortir de la zone de relégation[33]. À la suite de ce match contre Ajaccio, ceux qui avaient soupçonné un match truqué ont été sévèrement insultés par Rolland Courbis de « putes » et par Louis Nicollin de « pédés »[34].

Il prolonge son contrat de deux saisons avec pour objectif la montée en Ligue 1 que le club héraultais n'a plus connu depuis 2004, pour le championnat, il recrute trois joueurs qu'il a connu à Ajaccio Abdelnasser Ouadah, Nenad Dzodic et Grégory Lacombe plus Souleymane Camara mais échoue dans sa mission en faisant une saison très moyenne (8e du championnat).

Il redémarre le championnat avec le même objectif en recrutant Tino Costa, Lilian Compan, Xavier Collin, Joris Marveaux ou encore Garry Bocaly. Il permet alors à Montpellier de gagner in extrémis la deuxième place synonyme de montée, à l'issue d'une victoire 2-1 contre Strasbourg son concurrent direct qu'il dépasse d'un petit point lors de la 38e et ultime journée. Cette saison n'a pas été facile pour lui puisqu'il a été menacé de licenciement à deux reprises en début de championnat (3 défaites en 6 matchs) et à 6 journées de la fin du championnat quand Montpellier était à 6 points de la montée[35]. Cependant même avec la montée, Rolland Courbis décide d'arrêter l'aventure montpelliéraine et est remplacé par René Girard[36].

Retour au football ?[modifier | modifier le code]

Contacté par la Fédération camerounaise de football, il est pressenti pour sélectionner les Lions Indomptables[37]. Les contacts n'aboutiront finalement pas.

Pendant son incarcération (de septembre 2009 à février 2010), il est contacté par le président de l'OGC Nice Gilbert Stellardo pour devenir son conseiller sportif[38].

Dès son retour en liberté, il est pressenti dans de nombreux clubs, à Nice en tant qu'entraîneur[39] et au RC Strasbourg où il reçoit une proposition de conseiller sportif, en plein direct dans son émission de radio, venant de la part d'Alain Fontenla (propriétaire du club)[40].

À l'intersaison 2010, le président Jean-Louis Triaud, qui avait déjà fait revenir Courbis à Bordeaux en 1996, pense à lui une nouvelle fois pour prendre la tête des Girondins de Bordeaux et remplacer Laurent Blanc devenu sélectionneur de l'équipe de France[41] mais comme en 2005, le propriétaire du club Nicolas de Tavernost s'oppose à la venue de Courbis car il ne reprend pas par principe d’anciens salariés[42]. Quelques mois plus tard on l'annonce à la tête de la sélection algérienne[43]. Pendant l'hiver 2010, il refuse deux propositions à l'étranger, le club suisse du FC Sion et le club grec de l'AO Kavala. En février 2011, plusieurs médias l'annoncent de nouveau à Bordeaux[44] ou à Nice[45].

En septembre 2011, le directeur sportif de l'AS Monaco Jean-Luc Buisine lui demande de prendre les commandes du club, ce qu'il accepte. Son arrivée était quasi acquise avant que le Prince Albert II ne privilégie finalement la piste menant à Marco Simone[46]. En octobre, il est en discussions avec le club algérien de l'USM Alger[47].

Le 23 novembre 2011, dans une interview parue dans L'Équipe, Patrick Governatori, actionnaire à 22 % de l'OGC Nice juge inutile le remplacement de l'entraîneur Éric Roy par son adjoint René Marsiglia.

« C'est prendre les gens pour des cons. C'est mettre une jambe de bois à la place d'une jambe de plâtre. Seul un entraîneur confirmé comme Rolland Courbis serait la solution[48]. »

— Patrick Governatori

Nouveau départ en Afrique (2012-2013)[modifier | modifier le code]

Le 17 décembre 2011, il devient conseiller technique de l'équipe du Niger pour la Coupe d'Afrique des nations 2012 qui se déroulera au Gabon et en Guinée équatoriale[49].

Dans un groupe difficile avec le pays organisateur gabonais, la Tunisie et le Maroc. Le Niger se fait logiquement éliminer au premier tour avec 3 défaites en autant de rencontres[50].

Quelques mois après la CAN 2012, la Fédération nigérienne de football engage Rolland Courbis comme sélectionneur de la Mena[51] mais en juin 2012, il démissionne[52].

Fin avril 2012, Courbis est approché par les dirigeants du FC Sion après le licenciement de Laurent Roussey. Les deux parties se mettent vite d'accord et l'entraîneur français devient celui du club suisse jusqu'à la fin de la saison[53]. Après n'avoir pris place que deux fois sur le banc, contre Lausanne (0-1) et contre le Grasshopper Zurich (3-2) et ne disposant pas de la licence UEFA Pro pour entraîner en Super League, Rolland Courbis quitte le club[54].

Le 24 octobre 2012, Rolland Courbis signe un contrat de dix-huit mois avec le club algérien de l'USM Alger[55].

Le 1er mai 2013, il remporte la Coupe d'Algérie en battant en finale le MC Alger (1-0)[56]. 15 jours plus tard, il remporte son second titre avec le club algérois, la Coupe de l'UAFA contre les koweïtiens d'Al-Arabi grâce à une victoire 3-2 lors de la finale retour après avoir fait un match nul et vierge à l'aller[57].

Il quitte l'USMA le 3 novembre 2013[58].

Retour en Ligue 1 et à Montpellier (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Le 7 décembre 2013, Rolland Courbis confirme sur l'antenne de RMC qu'il est de retour à Montpellier qui évolue désormais en Ligue 1[59]. Il succède à Jean Fernandez qui avait démissionné deux jours plus tôt[60]. Son contrat porterait sur une durée de deux ans et demi[61].

Bilan d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Saison Équipe Championnat Classement M.j. G N P Bp Bc Diff  % Vic. Coupe nationale Coupe de la Ligue Coupe continentale Coupe arabe
1986-1987 Sporting Toulon Var Drapeau : France Division 1 15e 23 9 9 5 - - - 39,1 % 32e de finale N/A N/A N/A
1987-1988 Sporting Toulon Var Drapeau : France Division 1 5e 38 14 13 11 41 26 +15 36,8 % 16e de finale N/A N/A N/A
1988-1989 Sporting Toulon Var Drapeau : France Division 1 11e 38 12 14 12 30 29 +1 31,5 % 8e de finale N/A N/A N/A
1989-1990 Sporting Toulon Var Drapeau : France Division 1 - 23 7 8 8 - - - 30,4 % N/A N/A N/A N/A
1991-1992 US Endoume Marseille Drapeau : France Division 3 3e 30 19 4 7 63 43 +20 63,3 % 5e tour N/A N/A N/A
1992-1993 Girondins de Bordeaux Drapeau : France Division 1 4e 38 18 12 8 42 25 +17 47,3 % Quart de finale N/A N/A N/A
1993-1994 Girondins de Bordeaux Drapeau : France Division 1 4e 38 19 8 11 54 37 +17 50 % 8e de finale N/A 8e de finale (C3) N/A
1994-1995 Toulouse FC Drapeau : France Division 2 4e 42 22 11 9 69 43 +26 52,3 % 8e tour Quart de finale N/A N/A
1995-1996 Toulouse FC Drapeau : France Division 2 - 18 8 3 7 19 16 +3 44,4 % N/A 32e de finale N/A N/A
1996-1997 Girondins de Bordeaux Drapeau : France Division 1 4e 38 16 15 7 59 42 +17 42,1 % Quart de finale Finale N/A N/A
1997-1998 Olympique de Marseille Drapeau : France Division 1 4e 34 16 9 9 47 27 +20 47 % 8e de finale Quart de finale N/A N/A
1998-1999 Olympique de Marseille Drapeau : France Division 1 2e 34 21 8 5 56 28 +28 61,7 % 16e de finale 16e de finale Finale (C3) N/A
1999-2000 Olympique de Marseille Drapeau : France Division 1 - 16 5 7 4 21 15 +6 31,25 % N/A N/A 8e de finale (C1) N/A
2000-2001 RC Lens Drapeau : France Division 1 - 26 8 8 10 56 28 +28 30,7 % 32e de finale 8e de finale 3e tour (CI) N/A
2001-2002 AC Ajaccio Drapeau : France Division 2 Champion 38 20 12 6 47 25 +27 52,6 % 16e de finale 32e de finale N/A N/A
2002-2003 AC Ajaccio Drapeau : France Ligue 1 17e 38 9 12 17 29 49 -20 23,6 % 16e de finale 16e de finale N/A N/A
2004 Alania Vladikavkaz Drapeau : Russie Premier-Liga - 22 6 5 11 - - - 27,2 % 8e de finale N/A N/A N/A
2004-2005 AC Ajaccio Drapeau : France Ligue 1 14e 27 9 10 8 30 24 +6 33,3 % 16e de finale 16e de finale N/A N/A
2005-2006 AC Ajaccio Drapeau : France Ligue 1 - 21 2 7 12 10 27 -17 9,5 % 16e de finale Quart de finale N/A N/A
2006-2007 Montpellier HSC Drapeau : France Ligue 2 15e 4 2 1 1 5 3 +2 50 % N/A N/A N/A N/A
2007-2008 Montpellier HSC Drapeau : France Ligue 2 8e 38 14 12 12 43 32 +11 36,8 % 16e de finale 8e de finale N/A N/A
2008-2009 Montpellier HSC Drapeau : France Ligue 2 2e 38 19 9 10 61 36 +25 50 % 32e de finale 8e de finale N/A N/A
2011-2012 FC Sion Drapeau : Suisse Super League 9e 2 1 0 1 3 3 0 50 % N/A N/A N/A N/A
2012-2013 USM Alger Drapeau : Algérie Ligue 1 4e 23 13 4 6 25 9 +16 56,5 % Vainqueur N/A 8e de finale (C3) Vainqueur (UAFA)
2013-2014 USM Alger Drapeau : Algérie Ligue 1 - 10 4 4 2 10 7 +3 40 % N/A N/A N/A N/A
2013-2014 Montpellier HSC Drapeau : France Ligue 1 15e 21 6 8 7 27 30 -3 28,5 % 8e de finale N/A N/A N/A

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Activités médiatiques[modifier | modifier le code]

Rolland Courbis
Date de naissance 12 août 1953 (61 ans)
Lieu de naissance Marseille
Bouches-du-Rhône
Nationalité Drapeau : France Française
Émissions Intégrale Foot
After Foot
Chaîne RMC
BFM TV
Site internet rmcsport.bfmtv.com/dream-team/rolland-courbis/

Lors de la coupe du monde 1998, il fait partie de l'équipe des consultants de Canal+.

En janvier 2005, il rejoint RMC où il est chroniqueur dans Larqué Foot[62] puis devient animateur de sa propre émission Coach Courbis[63] et intervenant dans l'After Foot[64] et Les Paris RMC[65].

En septembre 2005, TF1 s'interesse à Rolland Courbis pour la coupe du monde 2006, mais en mars 2006, il fait face à un procès où il est soupçonné d'avoir profité d'irrégularités dans les transferts de certains joueurs de l'Olympique de Marseille[66]. Il signe finalement à TPS[67], où il fut chroniqueur dans Le Monde est Foot sur TPS Foot, émission présentée par Christophe Josse[68].

En septembre 2007, il est recruté comme consultant par France 2 dans l'émission dominicale consacrée à la LFP, France 2 Foot présentée par Denis Balbir avec Philippe Lucas et Guy Carlier notamment[69]. En octobre 2007, il est condamné à deux ans de prison ferme dans l'affaire des transferts suspects de l'OM (voir ci-dessous), mais l'ex-entraîneur de Marseille garde la confiance de la chaîne, comme en temoigne le rédacteur en chef de l'émisssion :

« On assume la décision de justice, Rolland Courbis n'a tué personne. Il va sans doute se pourvoir en cassation. Ça va prendre du temps. En attendant, il continuera à intervenir sur notre plateau tous les dimanches. »

— Thierry Clopeau

À la rentrée 2008, il refuse de rejoindre Europe 1 dont le service des sports est dirigé par Thierry Clopeau[70].

« Rolland Courbis, c'est une pointure, c'est un ami et j'ai très envie de travailler avec lui. Je conseille à RMC d'être très vigilante avec son contrat[71]. »

— Thierry Clopeau

Le 20 septembre 2009, à la suite de l'arrestation de Rolland Courbis (voir ci-dessous), le directeur général de RMC Sport François Pesenti décide de le suspendre d'antenne pour la durée de son incarcération[72]. À ce moment-là, il était sollicité une nouvelle fois par TF1 pour commenter la coupe du monde 2010[73].

À sa sortie de prison, il reprend ses fonctions de consultant/animateur radio sur RMC après 5 mois d'absence, le 16 février 2010[74].

Pendant la Coupe du monde 2010, il rejoint BFM TV en animant la chronique Le tacle de Courbis dans la matinale Première édition, la chronique Coup Franc dans le QG de l'info et intervient dans la version télévisé de l'After Foot après les matchs du jour[75]. Par ailleurs, Rolland Courbis est chargé des commentaires du DVD et du Blu-ray du programme officiel de la compétition (Éditions M6 Vidéo) avec Thierry Roland[76].

De septembre 2010 à octobre 2012, il intervenait chaque samedi et dimanche sur BFM TV dans le journal des sports animé par Karim Bennani puis Caroline Bauer dans Week-end 360.

Le 28 juillet 2011, il rejoint CFoot où il participe chaque lundi aux côtés de Jean-Michel Larqué, à l'émission C Le Talk animée par David Astorga et Julie Raynaud[77]. La chaîne cesse d'émettre fin mai 2012.

À la rentrée 2012, l'émission Coach Courbis revient sous le nom de l'Intégrale Foot. Larqué Foot et Les Paris RMC sont également supprimées de la grille des programmes de RMC et sont remplacées par Les Grandes Gueules du sport de Gilbert Brisbois et Serge Simon chaque samedi et dimanche matin, émission dans laquelle Rolland Courbis est chroniqueur[78].

Lors de la coupe du monde 2014, il faisait partie des consultants de BFM TV avec Luis Fernandez, Jean-Michel Larqué, Daniel Riolo, Patrick Mboma, Grégory Coupet, Ali Benarbia et Juninho. Il avait également une chronique chaque matin dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et RMC Découverte.

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Affaire de la caisse noire du SC Toulon[modifier | modifier le code]

Rolland Courbis a été l'entraîneur du SC Toulon de 1986 à 1990. Courbis a la main mise sur les transferts et de nombreux accords avec Marseille ont lieu. À cette époque, les mouvements de transferts s'accélèrent au Sporting, Bernard Pardo ou encore Laurent Roussey rejoignent le club. Les saisons suivantes, d'autres pointures comme Joseph-Antoine Bell, Philippe Fargeon ou Philippe Anziani arrivent à leur tour. Le Sporting vit au-dessus de ses moyens et c'est ainsi qu'éclate l'affaire de la caisse noire de Toulon. Déjà, à l'époque, Rolland Courbis avait la vie belle en parcourant les casinos de la région.

Cette affaire qui éclate au grand jour en 1990 explique le maintien de Toulon au sein de l'élite du football français. En effet, une réserve d'argent a été accumulée à l'insu du fisc et gérée selon une comptabilité clandestine à partir de rentrées financières non déclarées. Courbis et Eric Goiran, directeur administratif du club, sont incarcérés et inculpés pour malversations financières et fausses factures.

Selon l'entraîneur, le club avait besoin d'une caisse noire pour pouvoir jouer au plus haut niveau.

« J'avais le choix entre mourir de faim ou voler pour manger, j'ai volé pour manger »

— Rolland Courbis

Une somme de 13,6 millions de francs aurait été détournée à l'occasion de transferts de joueurs. Le déficit du club chiffré à 5,5 millions de francs en 1988 a enflé jusqu'à atteindre 70,1 millions de francs en 1990. Mis en examen en 1991 pour faux en écritures de commerce, abus de confiance et recel, il sera écroué pendant 98 jours.

En 1993, la justice rétrograde administrativement le club de D2 en National. En février 1995, Courbis est condamné à trois ans de prison avec sursis et 300 000 francs d'amende.

Affaire de baronnage du Palm Beach[modifier | modifier le code]

C'est aux côtés de sa compagne, la comtesse Marie-Louise Rizzoli, que Rolland Courbis ramasse 1,6 million de francs à la roulette de Beaulieu.

« Le problème au casino, c'est que quand tu perds, tu as des ennuis avec ton banquier, et quand tu gagnes c'est avec la police. »

— Rolland Courbis

Au printemps de 1990, avec la comtesse, il est inculpé d'infraction à la législation sur les jeux, dans l'affaire de baronnage du Palm Beach. On les soupçonne d'avoir truqué des jeux au casino de Nice, d'être de mèche avec des croupiers et d'avoir raflé plusieurs millions sous la table. Il aura donc une interdiction d'accès aux casinos français. Mais en janvier 1996, la cour d'appel d'Aix-en-Provence confirme la relaxe pour Courbis et sa compagne, dans cette affaire de fraude au casino Palm Beach de Cannes.

Affaire Rutily[modifier | modifier le code]

En 1996, Courbis est blessé par balle dans l'assassinat de Dominique Rutily, membre présumé du Gang de la brise de mer, à Hyères dans le Var et président du Football Club de Calvi. Il avait pour ambition de reprendre l'OGC Nice et Rolland Courbis était son conseiller technique.

Le 29 mars 1996, alors que les deux venaient d'assister à la rencontre entre Calvi et l'équipe d'Hyères, c'est en regagnant sa voiture que Rutily est tombé dans une embuscade tendue par quatre hommes, armés de calibres 9 mm et 11,43 mm. Touché de plusieurs balles à la tête, il est mort sur le coup. Courbis, atteint d'une balle, a été transporté à l'hôpital. Il a été opéré immédiatement et les médecins estiment que ses jours ne sont pas en danger. Les agresseurs ont pris la fuite sans être inquiétés.

L'enquête a été confiée au SRPJ de Marseille. Pour les policiers, Rutily aurait été victime d'un règlement de comptes lié au banditisme. Le président du club corse était en effet un personnage important du milieu corse. Outre ses fonctions dans le football, il était le patron d'une discothèque, le Challenger, à L'Ile-Rousse. Il déclarait également un troupeau d'une vingtaine de vaches, lui donnant droit aux primes européennes. Condamné, en 1990, par la cour d'assises de Nice à quatre ans de prison pour une attaque à main armée commise en 1987, Rutily passait pour l'un des barons de la « Brise de mer », une bande de voyous née une vingtaine d'années auparavant et qui avait l'habitude de se réunir dans un bar dont elle a pris le nom, sur le vieux port de Bastia.

Affaire des comptes de l'OM[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire des comptes de l'OM.

En mars 2006, il fait face à un procès : il est soupçonné d'avoir profité d'irrégularités dans les transferts de certains joueurs de l'Olympique de Marseille. Puis, il est condamné le 9 juin 2006 par le tribunal correctionnel de Marseille à deux ans de prison ferme dont 18 mois de prison avec sursis, 375 000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction d'exercer une activité dans le milieu du football pour abus de biens sociaux, complicité d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux et complicité de faux, au sujet des comptes de l'OM. Il doit effectuer en outre 18 mois supplémentaires pour révocation partielle du sursis pour des condamnations précédentes. Il fait immédiatement appel. Pour la même affaire, Robert Louis-Dreyfus, actionnaire principal de l'OM, est condamné à 3 ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende pour abus de biens sociaux[79].

Le 17 octobre 2007, dans le procès en appel au sujet des comptes de l'OM, il est condamné à deux ans de prison ferme. Le 18 octobre, il se pourvoit en cassation[80]. La longue saga juridique prend fin le mercredi 22 octobre 2008 : Rolland Courbis écope de 2 ans de prison ferme. Robert Louis Dreyfus écope, lui de 10 mois de prison avec sursis[81]. Cependant, selon le site de la radio RMC, il pourrait échapper à la prison. En effet, ayant déjà effectué une peine préventive de 3 mois de prison, il passe sous la barre des 24 mois et pourrait bénéficier de la loi contre la surpopulation carcérale[82].

Néanmoins, le 19 septembre 2009, il est interpellé au Stade Vélodrome lors du match Marseille - Montpellier, qu'il devait commenter, et mis en garde à vue à l'hôtel de police de Marseille, en vue d'une incarcération[83]. Il est incarcéré aux Baumettes le 20 septembre[84] mais dès le 23 septembre on apprend que Maître Monneret, étudie les effets d'une loi qui devrait être adoptée prochainement par l'Assemblée Nationale qui prévoit des aménagements de peine pour les individus condamnés à moins de 2 ans de prison. Courbis, condamné à 21 mois de prison pourrait donc en bénéficier[85]. À sa demande, il est transféré, le 5 octobre, à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier.

Sur décision du juge d’application des peines du parquet de Montpellier, Rolland Courbis est libéré avec sursis le 12 février 2010 et devra porter un bracelet électronique dans le cadre de l'aménagement des peines. Le 28 mai 2010, Rolland Courbis est autorisé par le juge d'application des peines à poser son bracelet. Il est donc définitivement libre[86].

Image publique[modifier | modifier le code]

En 1980, Rolland Courbis rencontre la comtesse Marie-Luisa Rizzoli (veuve du magnat italien de la presse et ancien président du Milan AC, le comte Andrea Rizzoli) à Milan qui l'initie à la jet-set et aux casinos[87]. Ensemble, ils partagent une existence dorée, une somptueuse villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat, des bolides italiens et l'amour des tapis verts. Il répond à tous ses détracteurs de la manière suivante :

« Que veut-on ? Que je m'excuse ? Bien ! Je m'excuse. Oui, j'ai rencontré une jeune fille belle, riche, intelligente, célèbre. C'est promis, la prochaine, je la choisirai moche, conne et fauchée. OK, je m'excuse[88]. »

— Rolland Courbis

Personnage truculent à la faconde pagnolesque, son franc-parler, ses coups de gueule et sa force de conviction ont fait sa célébrité et un « bon client » pour les émissions de télévision, si bien qu'il est souvent invité sur les plateaux pour parler de football. Séduit par la notoriété, Rolland Courbis répond volontiers aux invitations des médias, invité dans les émissions de pure variété généralement dévolues aux artistes ou même aux politiciens (Ciel, mon mardi ![89], Tout le monde en parle[90], Nulle part ailleurs[91], Le Plus Grand Cabaret du monde[91], Vie privée, vie publique[91],[92], On a tout essayé, T'empêches tout le monde de dormir[93], L'Arène de France[94], Morandini ![95], On n'est pas couché[96] ou encore Bourdin Direct[97]). Caricaturé dans l'émission humoristique des Guignols de l'info, où il est souvent interviewé par Laurent Paganelli[98]. En 1998, à l'occasion de la coupe du monde, il apparaît comme comédien avec « Paga » dans une série de programmes courts comiques écrits par Philippe Guillard et diffusés sur Canal+, il joue une parodie d'Astérix et Obélix qui se nomme « Courbix et les romains »[99]. Il sera sociétaire dans les Grosses Têtes de RTL[91]. En 2002, il fait une apparition dans le film 3 zéros de Fabien Onteniente[100]. À l'occasion des Téléfoot Awards 2009, Rolland Courbis joue une parodie de Dr House avec Patrick Vieira qui se nomme « Dr Courbis » dans le cadre d'un faux reportage de 50 minutes inside[101].

Rolland Courbis est celui qui a attribué le surnom « Zizou » à Zinédine Zidane lors de sa période bordelaise.

Sportivement, Rolland Courbis a la réputation d'être un entraîneur qui ne gagne jamais notamment depuis la saison 1998-1999 avec l'OM où il perd le titre de champion de France dans les dernières minutes du championnat au Parc des Princes (stade de l'ennemi parisien)[102], cette saison-là il perd aussi une finale de coupe d'Europe. Auparavant malgré ses bonnes saisons girondines (3 fois 4e du championnat), il perd une finale de coupe de la Ligue en 1997 aux tirs au but.

Surnommé « Coach Courbis » sur RMC, ses réparties, ses formules toute faites (« On peut le siffler comme on peut ne pas le siffler », « Je n'ai pas la prétention de... mais je connais un minimum le football », « C'est con ce que je vais te dire », « Je peux me tromper », « Qu'est ce qu'il y a comme blessés », « Tu as bon goût », « Avec de l'argent tu n'es pas sûr de réussir mais sans argent tu es sûr d'échouer », etc.) et ses divergences avec l'éditorialiste Daniel Riolo expliquent une partie de son succès au micro. On connaît ses prises de position pour contester la victoire à trois points[103] et les prolongations[104]. Contrairement à ses collègues de L'After, Rolland Courbis est formellement pour un arbitrage vidéo dans le football[105]. Dans l'émission Les Paris RMC consacrée aux paris sportifs, il est aussi connu pour souvent effectuer un double choix ou chance double, c'est-à-dire le pari de l'assurance qui a été baptisé la « Courbissade »[106].

Le 20 octobre 2013, une polémique naît d'une interview de Patrice Évra accordée à l'émission Téléfoot. Il s'en prend violemment à plusieurs consultants sportifs dont Rolland Courbis (« Roland Tournevis, sur RMC, il ne fait que parler ») mais aussi Bixente Lizarazu, Pierre Ménès et Luis Fernandez. Il dénonce leur acharnement contre lui et évoque l'affaire Knysna : « Tous ceux-là, si tu mets Rama Yade arrière gauche, ils vont dire qu'elle est meilleure qu'Evra [107] ».

Famille[modifier | modifier le code]

Son fils unique Stéphane, est agent de joueurs depuis 2001[108],[109]. Il s'occupe des intérêts de Willy Sagnol, Laurent Koscielny, Cédric Carrasso, Clément Chantôme, Nemanja Pejčinović, M'Baye Niang, Serge Aurier, Peguy Luyindula, Matthieu Chalmé, Didier Digard, Grégory Sertic, Thomas Touré, Daniel Congré ou encore Victor Hugo Montaño.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « FOOT. Le Marseillais met ses mots sur sa vie de joueur et d'entraineur, tout en déviation. Rolland Courbis pour l'humour du jeu », Libération.
  2. RMC - Émission Coach Courbis du 23 septembre 2010.
  3. « Luxembourg 0-2 France B », sur selectiona.free.fr (consulté le 21 juillet 2011)
  4. Les années 1980…, Historique sur le site officiel
  5. PSG-OM : Fernandez-Courbis, ça sent bon le clasico Le Parisien, le 5 avril 2012
  6. RMC - Émission Coach Courbis du 19 avril 2012
  7. TOULON COULE PAR LES FONDS Le site de l'Humanité
  8. ROLLAND COURBIS REMIS EN LIBERTE Le site de l'Humanité
  9. LA PARTICIPATION de la Grèce au Championnat d'Europe masculin de basket-ball Le site de l'Humanité
  10. 1992-1996 : Du purgatoire à l'Europe Girondins de Bordeaux
  11. Christophe Hutteau, Régis Duvignau, Visa pour l’Europe, saison 1993/1994
  12. En D2, Alain Giresse remplace Rolland Courbis comme entraîneur de Toulouse Libération
  13. Jusqu'en 2000 vers un nouveau sommet Girondins de Bordeaux
  14. Rolland le Marseillais L'Express
  15. l'OM bat Montpellier 5 à 4 (0 - 4) om4ever.com
  16. La Saison 1998-1999, deuxième et finaliste UEFA om4ever.com
  17. Parme bat l'OM 3 à 0 (2- 0) om4ever.com
  18. Le départ de Blanc assombrit les supporteurs de l'OM. Ils s'interrogent sur la politique des transferts et les ambitions du club. Libération, 30 juin 1999
  19. l'OM bat Manchester 1 à 0 (1 - 0) om4ever.com
  20. Le départ de Rolland Courbis om4ever.com
  21. Courbis à Lens Libération
  22. Rolland Courbis abandonne Lens dans la défaite Libération, le 9 février 2001
  23. La bonne blague de Courbis L'Express, 2002
  24. Courbis espère recoacher Libération
  25. Rolland Courbis a été nommé entraîneur de Vladikavkaz. Libération, le 10 janvier 2004
  26. Russie : Courbis préfère s'en aller Maxifoot
  27. Courbis reste à Ajaccio L'Équipe
  28. Ajaccio-Nice : Courbis jette l’éponge dans Larqué Foot sur le site officiel de l'OGC Nice
  29. Rolland Courbis: sans le véto de M6, je venais à Bordeaux en juin 2005 sur Football.fr
  30. Ajaccio menacé de rétrogradation Libération
  31. Courbis à la porte Eurosport
  32. Rolland Courbis à Montpellier L'Équipe
  33. Pas de paris sur Ajaccio-Montpellier L'Équipe
  34. « J'en ai gros sur la patate » L'Équipe
  35. Montpellier revit Europe 1
  36. Girard succède à Courbis Sport24.com
  37. Coaching des Lions - La piste française se précise
  38. Nice attend Rolland Courbis. Nicematin.com
  39. Nice : Courbis contacté Topmercato.com
  40. Strasbourg pense à Courbis Sport24.com
  41. Bordeaux a choisi Courbis Le 10 Sport
  42. Rolland Courbis, le bon « salopard » Le Monde
  43. Rolland Courbis sélectionneur de l'Algérie? 20 minutes
  44. Bordeaux pense à Courbis Sport24.com
  45. OGC Nice: la solution Courbis? Nice-Matin
  46. Monaco : Courbis avait dit oui Le Figaro
  47. Courbis en Afrique ? RMC Sport
  48. OGC Nice: Governatori tacle le club Nice-Matin
  49. Rolland Courbis devient cosélectionneur Lensois.com
  50. Le Maroc sauve l'honneur en l'emportant face au Niger, lui aussi éliminé France 24
  51. Foot/Rolland Courbis sélectionneur du Niger 20 minutes
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  55. Rolland Courbis nouvel entraîneur de l'USM Alger RTL
  56. Coupe d'Algérie : L'USM Alger de Courbis sacrée Le 10 Sport
  57. Coupe de l'UAFA des clubs (finale retour) : victoire de l'USM Alger aux dépens d'Al Arabi du Koweït Slate
  58. « Courbis quitte l'USM Alger », sur rmcsport.fr (consulté le 3 novembre 2013)
  59. Ligue 1 : Rolland Courbis de retour à Montpellier
  60. Jean Fernandez démissionne
  61. http://www.mhscfoot.com/articles/rolland-courbis-vers-le-mhsc
  62. Larqué Foot sur Wikipédia
  63. RMC recrute Rolland Courbis Ozap.com
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  65. RMC lance son émission de paris sportifs Ozap.com, Julien Mielcarek, le 19 avril 2009
  66. TF1 s'intéresse à Rolland Courbis TV Magazine
  67. Encore un débat sur le foot à la télé… JeanMarcMorandini.com
  68. « Christophe Josse » sur toulelatele.com
  69. Rolland Courbis rejoint l'équipe de « France 2 foot »JeanMarcMorandini.com
  70. Europe 1 cherche sa voix footballistique Le Figaro
  71. Le patron des sports d'Europe 1 tape fort sur RMC ! JeanMarcMorandini.com
  72. Rolland Courbis aux Baumettes et suspendu sur RMC JeanMarcMorandini.com
  73. Regardez Rolland Courbis sortir de prison… Avec 25 kilos de moins ! sur purepeople.com
  74. Avec son bracelet électronique Courbis revient sur RMC JeanMarcMorandini.com
  75. Lezappingdupaf, « BFM TV à l'heure de la Coupe du Monde avec Rolland Courbis », sur lezappingdupaf.com,‎ 14 juin 2010
  76. Thierry Roland et Rolland Courbis posent leurs voix sur le DVD de la Coupe du Monde
  77. L'agence RMC Sport coproduira Jean-Michel Larqué et Rolland Courbis sur C Foot La zapping du PAF
  78. RMC lance « les Grandes Gueules… du sport » En Pleine Lucarne
  79. Procès en appel des comptes de l'OM : Louis-Dreyfus nie encore Europe 1, le 18 juin 2007
  80. Procès OM : Courbis en cassation RMC.fr
  81. RLD, Courbis rejet des pourvois L'Équipe
  82. Condamnations confirmées pour Courbis et RLD. RMC.fr
  83. Courbis arrêté à Marseille. L'Équipe
  84. »Transferts de l'OM : Courbis écroué aux Baumettes », LeMonde.Fr, 20 septembre 2009.
  85. Courbis retrouve l'espoir. La Provence, 23 septembre 2009.
  86. Rolland Courbis est définitivement libre. Midilibre.com
  87. Un casino pillé par des «barons» et une comtesse Humanité, le 31 mai 1994
  88. Christophe Bouchet, « Foot : le baron vous salue bien », sur nouvelobs.com,‎ 24 octobre 1996
  89. CIEL, MAIS C'EST COURBIS! Le site de l'Humanité
  90. Interview Rolland Courbis Institut national de l'audiovisuel
  91. a, b, c et d Courbis : recalé chez Bouvard, reçu chez Mireille Dumas Le Parisien
  92. « Vie privée, vie publique » : Ils ont fait scandale ! / Rencontre en exclusivité avec Michel Galabru Telle est ma télé
  93. T'empêches tout le monde de dormir : 13 novembre 2007 Blog non officiel de Marc-Olivier Fogiel
  94. Les thèmes de l'Arène de France JeanMarcMorandini.com
  95. Roland Courbis s'énerve: Match truqué? YouTube
  96. On n'est pas couché en direct : Courbis, Guaino, Zaz (19 juin). leblogtvnews.com
  97. Rolland Courbis invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC / BFM TV Telle est ma télé
  98. Les guignols de l'info - Roland Courbis
  99. Philippe Guillard Canal+
  100. Courbis entraîneur de Besiktas Le Parisien, 2001
  101. « Dr Courbis » sur le cas Vieira Eurosport.fr
  102. « 1999 : “Certains comportements étaient suspects” », LeJDD.fr.
  103. « Au diable la victoire à trois points. » sur le blog de l'émission Coach Courbis
  104. DEBAT RIOLO COURBIS SUR LES PROLONGATIONS ENORME!!!!!!!!!!!! Le blog de l'After Foot
  105. Arbitrage vidéo: Un dossier brûlant Les dessous du sport
  106. Definition choix double Match et Côte
  107. http://www.booska-p.com/sport/new-evra-vs-ma-na-s-fernandez-courbis-lizarazu-l-interview-choc-video-n20947.html
  108. La galaxie des agents RMC Sport
  109. Stéphane Courbis : « C'est le joueur qui fait l'agent » Eurosport

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