Roi-Sorcier d'Angmar

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Le Roi-Sorcier d'Angmar
Personnage de fiction apparaissant dans
le légendaire de Tolkien.

Sexe Masculin
Entourage Sauron

Créé par J. R. R. Tolkien
Interprété par Lawrence Makoare
Film(s) Le Seigneur des anneaux
Roman(s) Le Seigneur des anneaux

Le Roi-Sorcier d'Angmar est un personnage de la Terre du Milieu de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien, apparaissant notamment dans le roman Le Seigneur des anneaux. Il est le plus puissant et le chef des neuf Nazgûl, les Esprits Servants de l'Anneau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme les autres Nazgûl, le Roi-Sorcier était à l'origine un homme qui vivait quelque part en Terre du Milieu ou plus probablement à Númenor[1], au Second Âge. Avide de pouvoir, il accepta de bonne grâce l'anneau que lui offrit Sauron. Grâce à lui, il gagna puissance, gloire et richesse, mais en contrepartie, il finit par devenir le serviteur de Sauron, comme les huit autres Nazgûl[2]. « La nuit marchait avec eux, et la mort criait par leur bouche » (Le Silmarillion)

Après la défaite de Sauron face à la Dernière Alliance, le Roi-Sorcier et ses huit semblables disparurent, tout comme leur maître. On les crut disparus à jamais, mais ce n'était pas le cas. Vers l'an 1300 du Troisième Âge, les Nazgûl réapparurent, et le Roi-Sorcier s'établit au nord, en Angmar, où il fonda un royaume maléfique peuplé d'Orques et d'Hommes mauvais, et où il s'installa dans la forteresse de Carn Dûm. Il s'appliqua à la tâche de détruire les royaumes des Dúnedain en Eriador, lançant de fréquentes attaques et semant la discorde entre eux. Le Rhudaur se soumit le premier et devint un pantin entre ses mains (v. 1350) ; quelques années plus tard, le Cardolan fut détruit et ses habitants dispersés. Le dernier à tomber fut l'Arthedain, en 1974, et lorsqu'il entra dans la capitale du royaume déchu, Fornost, son triomphe paraissait complet[3].

Pourtant, ses armées furent vaincues l'année suivante par une coalition des Elfes du Lindon et des Hommes du Gondor. C'est à ce moment-là que Glorfindel énonça sa célèbre prophétie, disant que le Roi-Sorcier ne périrait pas de main d'homme. Le Roi-Sorcier revint donc au Mordor, et quelques années plus tard, les Nazgûl assiégèrent la cité de Minas Ithil, au Gondor. Celle-ci tomba après deux années d'un siège difficile (2000 - 2002), et elle devint Minas Morgul, Tour de la Sorcellerie et quartier général des Nazgûl[4].

Le Roi-Sorcier joua un rôle important lors de la guerre de l'Anneau, puisqu'il commandait les troupes qui devaient attaquer le Gondor. Il participa donc à la bataille des Champs du Pelennor, où il devait finalement rencontrer son destin : il fut tué par Éowyn de Rohan, nièce du roi Théoden, aidée du Hobbit Merry[5]. Ainsi s'accomplit la prophétie de Glorfindel : « un cri monta dans l'air frémissant et se perdit dans un gémissement aigu ; il passa avec le vent, voix mince et incorporelle qui mourut, fut engloutie pour ne plus jamais être entendue en cet âge du monde » (Le Seigneur des anneaux).

Conception et évolution[modifier | modifier le code]

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. The Lord of the Rings, A Reader's Companion, p. 20
  2. Le Silmarillion, les Anneaux de Pouvoir et le Troisième Âge
  3. Appendice A III au Seigneur des anneaux
  4. Appendices A IV et B au Seigneur des Anneaux
  5. Le Seigneur des Anneaux, livre V, chapitre 6

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]