Rogue (anatomie)

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La rogue désigne les gonades femelles de certaines espèces animales aquatiques comestibles[1]. Elle se présente sous la forme d'une poche d'œufs, de taille et de couleur variables. Dans le langage courant, la rogue est souvent appelée «œufs de poisson».

Nutrition[modifier | modifier le code]

Comme les poissons dont ils sont issus, les œufs de poisson sont riches en nutriments. Leurs vertus nutritives peuvent être fortement perturbées dans certains cas par l'adjonction de colorants ou par l'excès de sel.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Appâts[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle notamment, le commerce de la rogue se déploya à l'échelle de l'Europe comme appât pour la pèche à la sardine. Ainsi, la rogue de morue pêchée en février au large de la Norvège était saumurée et mise en baril pour être expédiée début mai, depuis Bergen notamment, sur la côte méridionale de la Bretagne, où les pêcheurs bretons l'utilisaient massivement comme appât pour la saison de pêche à la sardine débutant alors[2].

Ce commerce représentait alors annuellement des volumes importants : 400 000 livres passaient ainsi de France en Norvège dans les années 1780.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les œufs de poisson sont traités et préparés de différentes façon suivant les continents et les cultures.

  • Les œufs de poissons sont très appréciés au Japon. On les consomme notamment en sushis: tobiko (poisson volant), masago (capelan)), ikura (saumon), etc.
  • Les œufs d’esturgeon sont utilisés pour le caviar. Des variantes moins onéreuses sont préparées à partir d'œufs de lompe ;
  • Les œufs de saumon, appelés parfois «caviar rouge»;
  • Les œufs de truite, de plus petite taille que les œufs de saumon, avec un goût plus doux, moins iodé ;
  • Les œufs de cabillaud, fumés et vendus en poche, sont utilisés pour la fabrication du tarama ;
  • Les œufs de mulets (parfois appelés œufs de « mujols », terme espagnol), séchés et recouverts de cire, sont utilisés pour fabriquer la poutargue ;
  • Les œufs de capelan des mers froides (appelés ishavsrom en suédois) ;
  • Les œufs de corégone ou lavaret (appelé löjrom ou «caviar nordique»), de petite taille;
  • Les œufs de hareng, de carpe, de maquereau, d'alose, entre autres, sont également utilisés en gastronomie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Grand Dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française
  2. Albane Cogné, Stéphane Blond, Gilles Montègre, Les circulations internationales en Europe, 1680-1780, Atlande, 2011, p. 164