Roger Vangheluwe

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Roger Vangheluwe.

Roger Joseph Vangheluwe, né à Roulers le 7 novembre 1936, est un évêque belge. Il est ordonné prêtre en février 1963[1]. De 1968 à 1984, il est professeur au grand séminaire de Bruges[2]. Il est nommé évêque de Bruges en décembre 1984[1]. Il restera évêque de ce diocèse pendant plus de 25 ans[2], tout en allant souvent à la rencontre de fidèles sur d'autres continents[3]. Le 23 avril 2010, il reconnaît avoir abusé sexuellement d'un jeune garçon dans les années 1980. Sa démission est acceptée le jour même par le pape Benoît XVI[4]. En avril 2011, lors d'une interview télévisée, il reconnaît avoir abusé d'un autre de ses neveux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et ministère sacerdotal[modifier | modifier le code]

Roger Vangheluwe est né le 7 novembre 1936 à Roulers, en Belgique, dans une famille de quatre enfants appartenant à un milieu modeste. Il ne passe pas par le petit séminaire de Roulers, et fait sa scolarité dans une école catholique moins réputée, la Vrije Middelbare School. Ses sœurs aînées interrompent leurs études pour que le jeune Roger puisse poursuivre les siennes[5]. Il est titulaire d'une licence en théologie, langues bibliques et d'un diplôme de candidature (deux premières années universitaires en Belgique) en mathématiques à l’université catholique de Louvain (KUL)[2]. Roger Vangheluwe est ordonné prêtre le 1er février 1963, dans le diocèse de Bruges[5].

Comme prêtre diocésain, il exerce diverses fonctions dans l’enseignement, la pastorale paroissiale et la pastorale des travailleurs sociaux. De 1968 à 1984, il est professeur au grand séminaire de Bruges. Il est également secrétaire du vicariat pour la pastorale paroissiale de 1977 à 1984[2], [6].

Évêque de Bruges[modifier | modifier le code]

Roger Vangheluwe est nommé évêque de Bruges le 19 décembre 1984 et ordonné le 3 février 1985 par le cardinal Godfried Danneels. Il représente, à ce titre, la Conférence épiscopale belge auprès de l'université catholique de Leuven (Katholieke Universiteit Leuven). Roger Vangheluwe est aussi chargé de diverses missions au sein de la conférence épiscopale et auprès de Caritas Flandre[2], [3].

Proche d'associations catholiques tournées vers le Tiers Monde[5], il est délégué par le synode des évêques pour les relations avec deux ONG, Broederlijk Delen et Pax Christi. Il était membre de cette dernière jusqu'à sa démission et fut même membre du conseil d'administration en 2002[7], [8],[9]. En tant qu'évêque, il permet à de nombreux prêtres et religieux de son diocèse de servir dans d'autres diocèses, en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. À ce titre, son diocèse a longtemps été considéré comme l'un des plus missionnaires d'Europe. En 2009, dix-neuf des prêtres du diocèse de Bruges sont encore Fidei donum, c'est-à-dire en mission de longue durée dans d'autres pays[3].

D'après André Léonard, il est décrit dans son diocèse comme un évêque dynamique et généreux[10]. Il est considéré comme un homme jovial, accessible, chaleureux et proche des préoccupations des fidèles. Durant sa mission d'évêque, la religion catholique est restée un acteur important en Flandre occidentale, alors qu'elle a perdu de son influence dans les autres diocèses belges. Les vocations sacerdotales ont été relativement nombreuses dans son diocèse jusqu'il y a peu[5].

En 2003, il a soutenu l'idée de l'ordination de femmes au diaconat[11], [5]. Il a également écrit et publié plusieurs livres, comme prêtre puis comme évêque[2].

Reconnaissance d'abus sexuels[modifier | modifier le code]

Aveux et démission en avril 2010[modifier | modifier le code]

Le 23 avril 2010, Roger Vangheluwe reconnaît publiquement avoir abusé sexuellement d'un jeune garçon dans les années 1980[12]. Ces abus se seraient produits entre 1980 et 1987[5], tant avant qu'après sa nomination comme évêque en 1984. Le pape Benoît XVI accepte sa démission[4]. Les faits étant apparemment prescrits, Roger Vangheluwe ne pourrait être condamné pour ceux-ci devant une juridiction civile. Une enquête est toutefois ouverte par la justice belge pour vérifier que les faits sont effectivement prescrits et s'assurer que d'autres abus n'ont pas été commis[13],[14]. Par ailleurs, Roger Vangheluwe encourt des sanctions ecclésiales, son dossier devant être transmis par la conférence épiscopale belge à la congrégation pour la doctrine de la foi[15].

La victime faisait partie de l'entourage familial de l'évêque démissionnaire. Celui-ci aurait reconnu ses torts à plusieurs reprises auprès de la victime et des parents, renouvelant, en privé, des demandes de pardon. Mais, d'après Roger Vangheluwe, cette démarche n'a pas suffi à apaiser la victime. La médiatisation au début de l'année 2010 des affaires d'abus sexuels commis par des prêtres aurait, toujours d'après Vangheluwe, renforcé le traumatisme[16]. La victime et sa famille sont alors sorties du silence, provoquant la déclaration publique de Roger Vangheluwe[16],[17],[18],[19].

Enquête et sanctions[modifier | modifier le code]

En septembre 2010, il apparaît que les abus commis par Roger Vangheluwe, sur un jeune membre de sa famille se sont en fait produits de 1973 à 1986[20],[21]. En avril 2011, Jean-Marie Berkvens, procureur de Bruges chargé de l'enquête sur cette affaire et d’autres victimes éventuelles, déclare que le dossier ne contient pas de faits « qui ne sont pas arrivés à prescription ». Les poursuites devant un tribunal sont donc exclues[22]. Début juillet 2011, le juge Berkvens annonce que les investigations n'ont pas donné plus de résultats et sont clôturées[23]. Par ailleurs, le juge Van Troy poursuit ses investigations sur l'attitude de Roger Vangheluwe vis-à-vis des prêtres de son diocèse qui auraient commis des abus[24].

Des sanctions ecclésiales peuvent également être prises. Bien que le délai de prescription pour un procès canonique soit dépassé (il est de vingt ans après la majorité de la victime)[25], une réduction à l'état laïc du prélat, selon une procédure exceptionnelle, est demandée par des membres du clergé belge[26],[27]et serait envisagée par le Saint-Siège[28],[29]. En décembre 2010, le Saint-Siège confirme que le pape a demandé à la Congrégation pour la doctrine de la foi de traiter le dossier de l'ancien évêque de Bruges[30]. Cette congrégation est chargée, après examen de délits graves commis par des membres du clergé, de proposer au pape des mesures ou sanctions à l'encontre des coupables[31]. Elle rend un premier avis en avril 2011. Elle confirme que les faits commis par le prélat sont prescrits dans le droit canonique. Il est toutefois décidé que l’ancien évêque doit quitter son pays et suivre un traitement psychologique et un accompagnement spirituel[32]. Pendant cette période, il lui est interdit d'exercer publiquement son ministère sacerdotal et épiscopal[33]. D’autres sanctions pourraient être prises par la suite, le Saint-Siège attendant d'abord les conclusions de la thérapie que Roger Vangheluwe devra suivre[34]. Ce dernier quitte alors rapidement la Belgique et est hébergé dans un monastère français dans le Loir-et-Cher, à La Ferté-Imbault, sans que l'évêque du diocèse de Blois en soit averti[35],[36].

Quelques jours plus tard, le 14 avril, alors que l'enquête judiciaire a conclu que tous les faits qui lui sont reprochés sont prescrits, Roger Vangheluwe accorde une interview à la chaîne belge VT4. Il y reconnaît publiquement avoir en réalité abusé de deux garçons de sa famille. Plusieurs personnalités lui reprochent de montrer dans ses propos et son attitude peu de compassion pour les victimes et de minimiser la gravité de ses actes. Le Saint-Siège et les évêques de Belgique se disent également choqués par la teneur de cet entretien[37],[38],[39],[40]. Le procureur du Roi de Bruges, Jean-Marie Berkvens, confirme par ailleurs que Roger Vangheluwe avait, dès le début de l'enquête, du mal à comprendre véritablement la gravité des faits qu'il avait commis[24]. Il quitte alors le monastère où il se trouvait pour être transféré dans un lieu où il pourra suivre la thérapie qui lui est imposée[35],[36]. Depuis le 23 avril 2010, Roger Vangheluwe est évêque émérite de Bruges[41].

Conséquences dans l'Église catholique en Belgique[modifier | modifier le code]

Dès que l'affaire est révélée en avril 2010, l'archevêque de Malines-Bruxelles et primat des évêques de Belgique, André Léonard, déclare que Roger Vangheluwe aurait dû, en raison des actes qu'il avait commis, refuser l'ordination épiscopale[42]. Le fait que Roger Vangheluwe ait pu être ordonné évêque malgré ces abus incite André Léonard à renforcer les enquêtes préalables aux nominations, y compris celles des prêtres et diacres[16].

L'archevêque André Léonard invite aussi les victimes d'abus commis dans la communauté ecclésiale à se manifester à la Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuels dans une relation pastorale[17]. Cette commission existe depuis l'an 2000[15], et n'avait pas reçu, ces dernières années, un grand nombre de plaintes[17]. Les jours suivants voient un afflux de témoignages, une centaine de personnes sortant du silence pour dénoncer des faits anciens[43]. Le président de cette commission, le pédopsychiatre Peter Adriaenssens, explique cette augmentation du nombre de plaintes par l'appel au témoignage fait par André Léonard. En outre, selon La Libre Belgique, la démission de Roger Vangheluwe a pu dissiper un doute sur la volonté de l’Église à répondre aux plaintes et encourager ainsi des victimes à se faire connaître[17].

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Hebben wij nog principes?, CCV-Parochiale Animatie Roeselare, 1977 (vastenbezinning).
  • Van hart tot hart. Een woord aan mijn broeder-priester, Lannoo, Tielt, 1990.
  • Iets moois voor God. Ontmoeting met Jonge Kerken en missionarissen in Azië. 20 augustus - 17 september 1991, 1991 (reflecties en bezinningen bij een pastorale reis in Azië)
  • Wat wij geloven. Een kleine inleiding op het katholieke geloof, 1992
  • Het Mirakel van Vlaanderen. Vier moet branden, 1993 (omtrent de overbrenging van het stoffelijk overschot van pater Constant Lievens s.j. naar Ranchi in oktober-november 1993)
  • Jezus ontmoeten in Woord en Brood. Een aanreiking bij het gelovig vieren van de eucharistie, 1994
  • Hoe wij bidden. Suggesties bij het christelijke gebed, 1996
  • Zo leven wij. Christen zijn in 2000, 1999
  • Matteüs aan het woord (Halewijn, Antwerpen, 2001)
  • Voor een rustig ogenblik (Halewijn, Antwerpen, 2005) (bundeling van twintig teksten eerder in Kerk+Leven verschenen)
  • Zeg dan ‘Vader', (Halewijn, Antwerpen, 2006)
  • Maria, Moeder van het leven, (Halewijn, Antwerpen, 2006)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b catholic-hierarchy.org/
  2. a, b, c, d, e et f afp, ap, belga, « Abus sexuels : le cardinal Danneels était au courant », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 23/04/2010 (consulté le 27/04/2010)
  3. a, b et c Christian Laporte, « "Généreux et ouvert sur le monde" », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 24/04/2010 (consulté le 27/04/2010)
  4. a et b « Pour la première fois, un évêque admet des actes pédophiles », NouvelObs.com, mis en ligne le 23 avril 2010.
  5. a, b, c, d, e et f Olivier Rogeau et Marie-Cécile Royen, « Église belge : les dessous du scandale », sur levif.rnews.be, le Vif l'Express,‎ 3 mai 2010 (consulté le 05/05/2010)
  6. (nl) De standaard, « BIOGRAFIE. Roger Vangheluwe », sur www.standaard.be, De standaard,‎ 23/04/2010 (consulté le 27/04/2010)
  7. Commissions
  8. membre du conseil d'administration de Pax Christi en 2002
  9. membre de Pax Christi
  10. Agence Belga, « L'évêque de Bruges reconnaît avoir abusé d'un garçon », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 23/04/2010 (consulté le 27/04/2010)
  11. (en) Belgian bishop asks Vatican to consider female deacons
  12. Déclaration de Mgr Vangheluwe
  13. J.-C.M., « L’évêque a-t-il couvert un diacre ? », sur lalibre.be, Libre Belgique,‎ 26/04/2010 (consulté le 27/04/2010)
  14. « Ouverture d'une enquête sur l'évêque de Bruges », sur rtbf.be/info, RTBF avec Belga,‎ 23/04/2010 (consulté le 24/04/2010)
  15. a et b « Le sort de Mgr Vangheluwe entre les mains de la Congrégation pour les évêques », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 23/04/2010 (consulté le 23/04/2010)
  16. a, b et c Sébastien Maillard, « L'évêque de Bruges démissionne pour pédophilie », sur la-croix.com, La Croix,‎ 23 avril 2010 (consulté le 24 avril 2010).
  17. a, b, c et d J. La. et C. Le, « Les plaintes pour abus sexuels se multiplient », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 27 avril 2010 (consulté le 27 avril 2010)
  18. Rédaction en ligne, « La démission de Mgr Vangheluwe n’était pas spontanée », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 25 août 2010 (consulté le 28 août 2010)
  19. Jacques Laruelle, « Le "manteau du secret" de Mgr Danneels », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 30 août 2010 (consulté le 30 août 2010)
  20. Marie-Cécile Royen (LeVif.be), « Abus sexuels : l'enlisement d'un cardinal belge », sur lexpress.fr, L'Express,‎ 2 sept. 2010 (consulté le 5 sept. 2010)
  21. N.C. Rédaction en ligne, « L’Église ne poursuivra pas l’évêque de Bruges », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 1 sept. 2010 (consulté le 5 sept. 2010)
  22. Rédaction en ligne et Ag. Belga, « Vangheluwe n’ira pas devant le tribunal », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 4 avril 2011 (consulté le 05/04/2011)
  23. L'enquête sur Roger Vangheluwe est close, sans résultat, Ag. Belga et Rtbf.be, mardi 12 juillet 2011.
  24. a et b J. La, « Les non-dits de Roger Vangheluwe », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 18 avril 2011 (consulté le 20/04/2011)
  25. Rédaction en ligne, « L'évêque pédophile ne sera pas poursuivi par l'Église », sur rtlinfo.be, Rtl.info,‎ 1er sept. 2010 (consulté le 5 sept. 2010)
  26. Rédaction en ligne, « Vangheluwe : l'évêque de Tournai réclame un procès canonique », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 10 sept. 2010 (consulté le 10 sept. 2010)
  27. Christian Laporte, « La pression pour réduire Roger Vangheluwe à l’état laïc est aussi ecclésiale », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 10 sept. 2010 (consulté le 10 sept. 2010)
  28. Ricardo Gutierrez, « Pédophilie : le Vatican évoque une sanction de Mgr Vangheluwe », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 15 sept. 2010 (consulté le 15 sept. 2010)
  29. Communiqué du Père Lombardi, « La préoccupation de la société et de l’Église belge », sur zenit.org, ag. Zenit,‎ 16 sept. 2010 (consulté le 17 sept. 2010)
  30. Rédaction en ligne du Soir, « Pédophilie : le cas de l’ancien évêque de Bruges examiné au Vatican », sur Lesoir.be, Le Soir,‎ 3 déc. 2010 (consulté le 4 déc. 2010)
  31. Michel Lagasse, « Le Vatican s'empare du dossier de Roger Vangheluwe », sur rtbf.be, Rtbf en ligne,‎ 4 déc. 2010 (consulté le 4 déc. 2010)
  32. Rédaction en ligne et agence Belga, « L’Église « a pris l’affaire Vangheluwe au sérieux » », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 12 avril 2011 (consulté le 14 avril 2011)
  33. Belgique/Mgr Vangheluwe : La Doctrine de la Foi prépare sa décision, Anita S. Bourdin, Agence Zénit, 12 avril 2011.
  34. Rédaction en ligne et agence Belga, « Vangheluwe ne pourra plus officier en public », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 12 avril 2011 (consulté le 14 avril 2011)
  35. a et b Rédaction en ligne, « Pédophilie : l'ancien évêque de Bruges a quitté sa «retraite» ligérienne », sur www.libeorleans.fr, Libération Orléans,‎ 18 avril 2011 (consulté le 20 avril 2011)
  36. a et b Rédaction en ligne, « L’évêque de Blois regrette la venue de Roger Vangheluwe », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 18 avril 2011 (consulté le 20 avril 2011)
  37. Rédaction en ligne et agence AFP, « le Vatican "conscient de la gravité" de l'attitude de Vangheluwe », sur lacroix.com, La Croix,‎ 15 avril 2011 (consulté le 15 avril 2011)
  38. Agence Belga, « Vangheluwe : la seconde victime a été abusée pendant deux ans », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 15 avril 2011 (consulté le 15 avril 2011)
  39. Rédaction en ligne, « Monseigneur Vangheluwe avoue avoir abusé d’un deuxième neveu », sur lesoir.be, Le Soir,‎ 14 avril 2011 (consulté le 14 avril 2011)
  40. Le Saint-Siège réagit à une interview de l’ancien évêque de Bruges, Anita S. Bourdin, Agence Zénit, 15-04-2011.
  41. [1]
  42. Interview télévisée de A.J. Léonard, RTBF, JT du 23 avril, 19h30, séquence d'ouverture du journal Lien en ligne au 23/04/2010.
  43. Ag. Belga, « Église : 120 plaintes pour abus sexuel enregistrées en une semaine », sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ 30 avril 2010 (consulté le 30 avril 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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