Roger Gicquel
| Roger Gicquel | |
| Naissance | 22 février 1933 Thiers-sur-Thève (Oise) |
|---|---|
| Décès | 6 mars 2010 (à 77 ans) Plouër-sur-Rance (Côtes-d'Armor) |
| Profession | Journaliste |
| Autres activités | Écrivain Présentateur Producteur |
| Années d'activité | 1961-2003 |
| Distinctions honorifiques | Chevalier de l’Ordre national du Mérite |
| Media | |
| Média principal | Télévision |
| Pays | France |
| Télévision | TF1 |
| Fonction | Présentateur du journal de 20 heures (1974-1981) |
| Autres médias | France 3 Ouest France Inter Europe 1 Le Parisien libéré Le Pays briard Le Peuple breton Normandie-Matin |
Roger Gicquel, né le 22 février 1933 à Thiers-sur-Thève dans l'Oise[1] et mort le 6 mars 2010 à Plouër-sur-Rance dans les Côtes-d'Armor, est un journaliste français. Il a présenté le journal de 20 heures de TF1 entre 1974 et 1981.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Durant les années 1950, Roger Gicquel entreprend une carrière d'acteur. Il est également steward de la compagnie aérienne UAT (la Cie UTA sera fondée en 1963 par la fusion de l'UAT et de la TAI) de 1953 à 1960[2] avant de s'orienter vers le journalisme.
Il entre d'abord au Parisien libéré en Seine-et-Marne en 1961[3]. C'est à Coulommiers qu'il débute. Le 8 décembre 1962, il se marie à Boissy-le-Châtel sur la route de Coulommiers. Roger Gicquel effectue ses reportages en 2 CV. Il fréquente ses confrères de la presse locale, de la Liberté de Seine-et-Marne et du Pays Briard qu'il retrouve à l'auberge « La Moderne » à Saint-Cyr-sur-Morin[4]. Puis Le journal lui demande[Quand ?] de créer Normandie-Matin, édition locale du Parisien en Haute-Normandie[5]. Il a entre autres à sa charge les rédactions locales d'Elbeuf et des Andelys, puis celles d'Évreux, Louviers et Vernon[5].
En 1971, il quitte Normandie Matin pour devenir pendant deux ans consultant au service Information de l'Unicef[2]. Puis il occupe le poste de directeur de l'information de l'ORTF[3].
Encouragé à faire de la radio par Roland Dhordain, fondateur de France Inter, Roger Gicquel rejoint cette station et crée la revue de presse qu'il présente de 1968 à 1973. Il y est également grand reporter à partir de 1969.
En 1974, il devient présentateur du journal de 20 heures de TF1 malgré son total manque d'expérience[6]. En concurrence avec Antenne 2, la chaîne lui demande d'« incarner l'information » pour mieux se différencier et fidéliser le public[7]. Chaque soir, Roger Gicquel commence son journal par un éditorial dans lequel il donne son avis. Cette personnalisation, qui a par la suite semblé dépassée, marque le passage à l'antenne de Roger Gicquel, regardé chaque soir par des millions de Français. Inspiré par le journaliste Walter Cronkite, présentateur du journal de la chaîne américaine CBS News, il revendique son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et sa liberté de ton[6] : « je prétendais qu'on pouvait ouvrir le journal sur un raz-de-marée dans le delta du Gange même sans images plutôt que sur la naissance d’un baleineau dans un zoo aquatique de Tokyo »[précision nécessaire]. Ladislas de Hoyos, présentateur vedette des journaux de fin de semaine sur TF1 de 1990 à 1991, suivra la même démarche.
Il est notamment célèbre pour sa phrase d'ouverture du journal de 20 heures le 18 février 1976 : « La France a peur »[8], qui souligne l'émotion provoquée par l'enlèvement et la mort à Troyes du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry. Cette formule est cependant tronquée, car quelques minutes plus tard, il précise que cette peur est un sentiment auquel il ne faut pas s'abandonner.
Quittant la présentation du journal télévisé en 1981, Roger Gicquel occupe ensuite plusieurs postes au sein de TF1. Il réalise et produit des grands reportages et documentaires d'actualité, tout en tenant une chronique sur Europe 1 jusqu'en 1982[2]. Il revient à l'antenne de TF1 à partir de 1983, à la présentation et à la production de l'émission Vagabondages dans laquelle il reçoit des personnalités du monde culturel notamment. Il quitte la chaîne en 1986, au moment de sa privatisation[2],[9]. De 1987 à 1994, il retrouve France Inter avec la revue de presse du week-end[2].
En 1994, il fait son retour à la télévision à la demande de Jean-Pol Guguen, directeur de la station régionale France 3 Ouest[2], où il anime et produit chaque samedi En flânant[5]. Au total, 182 numéros de ce magazine, avec la participation de 1 200 témoins, sont diffusés pour faire découvrir les splendeurs et les curiosités, mais aussi les laideurs (pollution, urbanisme) de lieux souvent méconnus de l'ouest de la France, de l'Ille-et-Vilaine à la Vendée.[réf. souhaitée]
Il meurt à Plouër-sur-Rance près de Saint-Malo dans les Côtes-d'Armor le 6 mars 2010 à l'âge de 77 ans des suites d'un infarctus. Il est inhumé dans cette même ville[10].
[modifier] Vie personnelle et engagements
Roger Gicquel est le fils de petits commerçants. Son père était d'origine bretonne, région dans laquelle grandit le jeune Roger. À l'adolescence il rêve de devenir écrivain[11].
Roger Gicquel choisit en 1997 la Rance dans les Côtes-d'Armor pour s'y fixer. Revenu en Bretagne après sa carrière de journaliste, de producteur et de présentateur, il y écrit des livres où transparaissait sa passion pour cette région.
De septembre 1999 à janvier 2003, il est l'auteur d'une chronique mensuelle dans Le Peuple breton, journal d'opinion édité par l'Union démocratique bretonne (UDB)[12]. Tout au long des années 2000, il milite aux côtés de l'UDB et des Verts[13]. Il s'engage également au niveau associatif, notamment avec Eau et rivières de Bretagne, association qui milite entre autres contre les algues vertes[14].
[modifier] Bibliographie
- La Violence et la peur, France-Empire, 1977, 255 p.
- Des virages et des hommes, France-Empire, 1981, 255 p.
- Roger Gicquel et Jean-Paul Renvoizé, Pilotes de grands chemins, Paris, Michel Vincent, coll. « Les contemporains », 1984, 77 p. (ISBN 978-2-7048-0015-5) (OCLC 461759593)
- Le placard aux chimères, Paris, Plon, 1988, 304 p. (ISBN 978-2-259-01912-5)
- Comment le dire ? : Poèmes et chansons, Paris, Le Cherche midi, coll. « Voix singulières », 1990, 83 p. (ISBN 978-2-86274-173-4)
- Roger Gicquel et Valéry Hache, Sein: l'éternelle résistante, Apogée, 1998, 95 p. (ISBN 978-2-84398-006-0)
- Roger Gicquel et Philippe Gallouédec, Tous les chemins mènent en Bretagne, Paris, Ramsay, 1998, 326 p. (ISBN 978-2-84114-254-5) (LCCN 2001325705)
- Roger Gicquel et Daniel Le Danvic, Les bateaux du grand silence, La Part Commune, 2001, 78 p. (ISBN 978-2-84418-017-9)
- Roger Gicquel, Max Aufret et Emmanuel Berthier, La Rance : De rives en îles, de cales en ports, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Itinéraires Découvertes », 2003, 127 p. (ISBN 978-2-7373-2771-1) (OCLC 469930657)
- Roger Gicquel et Patrick Beroul, La Côte Emeraude, Éditions Ouest-France, coll. « Beaux livres », 2003, 88 p. (ISBN 978-2-7373-3170-1)
- Retourné : recueil de poèmes, Morlaix, Skol Vreizh, 2006, poche, 88 p. (ISBN 978-2-915623-29-1)
- Roger Gicquel et Jean-Roger Morel, Croisières et escales en Bretagne, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Beaux livres », 2006, 92 p. (ISBN 978-2-7373-4090-1) (OCLC 470570168)
- Roger Gicquel, Raphaëla Le Gouvello, Philippe Huet et Daniel Kempa, Bretagne, Arles, Actes Sud, coll. « Conservatoire du littoral », 2008, 301 p. (ISBN 978-2-7427-7625-2)
[modifier] Discographie
- J'aurais tant voulu, 45 tours, EMI, 1981.
[modifier] Filmographie
[modifier] Cinéma
- 1995 : Le bonheur est dans le pré, d'Étienne Chatiliez : Charles
- 1997 : Enquête d'audience (Court-métrage)
[modifier] Distinctions
Roger Gicquel est chevalier de l’Ordre national du Mérite[15].
[modifier] Notes et références
- Roger Gicquel, le présentateur-vedette du JT dans les années 70, est décédé, Agence France-Presse, 6 mars 2010
- lefigaro.fr, « Roger Gicquel décède d'un infarctus » sur le Figaro.fr le 7 mars 2010.
- Christophe Decroix, « Sur RTL, Patrick Poivre d'Arvor rend hommage à Roger Gicquel » sur RTL le 7 mars 2010.
- « Nécrologie. Roger Gicquel a vécu la vie de la Brie » article de Gérard Roger du Pays Briard du 9 mars 2010
- José Alcala, « Mort du journaliste Roger Gicquel » Caméra Diagonale le 7 mars 2010
- (fr) Press: The Importance of Being Walter, Time, 25 septembre 1978
- David Buxton, Philippe Riutort et Francis James, Vulgarisateurs, essayistes, animateurs : interventions et engagements médiatiques en France depuis les années 1980, Paris, L'Harmattan, 2009, 235 p. (ISBN 978-2-296-08382-0) (LCCN 2009479360) [lire en ligne], p. 43-44
- http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAA87014358/plateau-roger-gicquel-la-france-a-peur.fr.html
- Guy-Pierre Bennet, « Roger Gicquel : "La télé rend fou ; moi, elle m’a rendu lucide" », Revue-medias.com, mars 2007
- ,«Roger Gicquel est mort» Le Parisien le 6 mars 2010
- Jacques Chancel, « Radioscopie », INA, 11 novembre 1977
- Loïc Josse et Ronan Leprohon, « Kenavo Roger », dans Le Peuple breton, no 555, avril 2010, p. 35 (ISSN 0245-9507)
- Roger Gicquel, « Le plaidoyer de Roger Gicquel pour la liste Bretagne verte unie et solidaire » sur Brest-ouVert. Mis en ligne le 25 février 2004, consulté le 5 novembre 2011. « L’alliance entre les Verts et l’UDB représente l’option à laquelle je crois pour peser sur la politique régionale »
- «Roger Gicquel est mort» AP, Associated Press 7 mars 2010
- Guy-Pierre Bennet, « Roger Gicquel est mort », Associated Press, 7 mars 2010
| Précédé par | Roger Gicquel | Suivi par | |
|---|---|---|---|
| 24 heures sur la Une (Journal tout en images) |
|
Jean-Claude Narcy |
- Journaliste français du XXe siècle
- Animateur de télévision français
- Présentateur de journaux télévisés sur TF1
- Personnalité bretonne du XXe siècle
- Personnalité bretonne du XXIe siècle
- Personnalité de l'Union démocratique bretonne
- Écrivain breton
- Chevalier de l'ordre national du Mérite
- Naissance en 1933
- Naissance dans l'Oise
- Décès en 2010
- Collaborateur du Parisien