Roger Gaillard (politique)

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Roger Gaillard nait, à Saint-Quentin dans l'Aisne, en 1904. En 1926, il est élu au Comité central du Parti communiste français (PCF) et le demeure jusqu'en 1929. Il meurt en 1947. De 1927 à 1929, il avait été membre de la commission exécutive de la CGTU, puis, exclu du PCF, en 1933.

Biographie[modifier | modifier le code]

  • 1921 : il est employé au magasin de gros des coopérateurs. Cette même année, il est élu trésorier du Comité d'entente des Jeunesses communistes de la Seine et entre au Comité national des Jeunesses communistes (JC).
  • 1922 : au congrès de Montluçon des JC, il entre au Conseil d'administration des JC et à la commission du journal l'Avant-Garde. En septembre, la Fédération communiste de la Seine l'élit à son comité fédéral. Il participe encore au 1er congrès de la CGTU, à Saint-Etienne.
  • 1923 : il aurait été mis à l'écart et remplacé à la tête de la 4e Entente des JC. En mai, au congrès de Lyon, il ne sollicite pas le renouvellement de son mandat de membre du comité national des JC. Deux mois plus tôt, il avait été inculpé pour provocation de militaires à la désobéissance, notamment.
  • 1924 : il est, à nouveau, inculpé pour son action contre l'occupation de la Ruhr. Présent au congrès de Lyon du PCF, il intervient sur le manque d'unité du parti et les cellules d'usine. Le Bureau politique (BP) le charge de rédiger un projet de brochure sur ce dernier point. Il s'acquitte de cette tâche mais son nom disparaît de l'édition revue qui paraît. Cette même année, il est incorporé dans un régiment de chars, à Rouen, où il est, bientôt, nommé caporal.
  • 1925 : il est libéré de ses obligations militaires. Le Bureau d'organisation du PCF le propose comme responsable de la section d'organisation. Mais, en décembre, il devient gérant de l'Avant-Garde.
  • 1926 : il est condamné, par défaut, à quinze jours de prison et 100 F d'amende. Il gère, également, le Jeune bolchevik. En juin, le congrès de Lille du PCF l'élit membre du Comité central. En décembre, il est une nouvelle fois arrêté. Au début de l'année, il avait été élu secrétaire de l'Union des syndicats CGTU de la Seine.
  • 1927 : il est condamné à quatre mois de prison pour provocation de militaires à la désobéissance. Mais, il refuse de se constituer prisonnier. Le congrès de Bordeaux de la CGTU l'élit à sa Commission exécutive.
  • 1928 : il est arrêté et interné à la prison de la Santé.
  • 1929 : au congrès de Paris de la CGTU, il n'est pas présent et sa candidature n'est pas reconduite à la Commission exécutive. Un rapport de police indique qu'il cherche à se faire employer à l'Humanité. La Révolution prolétarienne écrit qu'il est soupçonné de sympathies pour Renaud Jean et Jacques Doriot. Pour sa part, il critique l'organisation de la journée de lutte du 1er août. Il n'entre pas à l'Humanité et devient correcteur au Petit Journal. En mai, il est candidat aux élections municipales, à Paris.
  • 1931 : il est secrétaire permanent de la section centrale coloniale du PCF.
  • 1932 : il collabore avec Louis Aragon à la direction de la Ligue anti-impérialiste. Sa candidature est envisagée à Paris pour les élections législatives, mais, finalement, sa candidature n'est pas retenue.
  • 1933: selon la police, il est exclu du PCF.
  • 1937 : il se marie.
  • 1939 : il réside, à présent, rue de Crimée, à Paris et est mobilisé.
  • 1941 : il accepte de collaborer dans les services de l'Information du gouvernement de Vichy.
  • 1947 : il décède au moment où il doit être arrêté.


Source[modifier | modifier le code]

Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, Les Editions de l'Atelier, 1997.