Roger Apéry

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Roger Apéry (Rouen, 14 novembre 1916Caen, 18 décembre 1994) est un mathématicien français d'origine grecque qui a effectué la plus grande partie de sa carrière à l'université de Caen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée Faidherbe[1] de Lille et au lycée Louis-le-Grand, il intègre l'École normale supérieure (ENS) en deuxième position en 1936. Quelques années plus tard il est major à l'agrégation de mathématiques.

En 1947, sous la direction de Paul Dubreil, il soutient une thèse en géométrie algébrique. Il est ensuite nommé maître de conférences à Rennes. Il continue sa carrière à Caen, de 1949 jusqu'à sa retraite en 1986.

Contrairement à la tendance dominante en philosophie des mathématiques, le formalisme, Apéry se déclare ouvertement constructiviste, par exemple dans une conférence à l'École normale supérieure, berceau de Bourbaki, où il attaque sévèrement les mathématiques bourbachiques en présence de certains des membres historiques les plus éminents du mouvement[2].

Il est connu pour avoir créé une surprise mondiale en montrant en 1978 l'irrationalité de la valeur en 3 de la fonction zêta de Riemann (théorème d'Apéry). Ce nombre est parfois appelé depuis la constante d'Apéry.

Parallèlement à son métier de mathématicien, Roger Apéry a longtemps et très tôt été engagé dans la vie politique. En 1934, à l'âge de 18 ans, il adhère au Parti radical-socialiste Camille Pelletan. Mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale, fait prisonnier en juin 1940, libéré en octobre 1941 pour raisons de santé, il rejoint la résistance et devient le leader du Front national (Résistance) à l'ENS. Après la guerre, il joue un rôle actif au sein du Parti radical auprès de Pierre Mendès France. Durant les années 1960, il est président de la fédération radicale du Calvados. Après les évènements de mai 68, hostile à la loi Faure, réforme anti-élitiste de l'Université qui heurte sa sensibilité méritocratique et centraliste, il abandonne la vie politique.

Son fils François Apéry est également mathématicien[3].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Où sont passés les personnages célèbres anciens élèves du Lycée Faidherbe ? », sur la page de l'Association des anciens élèves de Faidherbe
  2. Roger Apéry, « Mathématique constructive », dans François Guénard et Gilbert Lelièvre (dir.), Penser les mathématiques, Paris, Seuil, 1982
  3. Plus précisément : il est maître de conférences au LMIA de Mulhouse et a mis en ligne ce texte sur arpam.free.fr.
  4. Le site officiel dit : 1949.
  5. Roger Apéry, 1916-1994 : un mathématicien radical, traduction française par Pierre Karila et Mireille Saunier de : (en) François Apéry, « Roger Apéry, 1916-1999 : A Radical Mathematician », The Mathematical Intelligencer, vol. 18, no 2,‎ 1996, p. 54-61

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Roger Apéry, par Marc Prevost, d'après un texte de Y. Hellegouarch