Rodolphe Julian

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Vue de l'atelier de l'Académie fondée, en 1868, par Rodolphe Julian

Rodolphe Julian (13 juin 1839-2 février 1907), est un peintre français qui fut le fondateur de l'Académie Julian à Paris. Il était l'époux de la peintre Amélie Beaury-Saurel et l'oncle de la femme de lettres André Corthis[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naquit à Lapalud, dans le Vaucluse le 13 juin 1839. Sa mère, Sophie Favier (1810-1889) n'était pas mariée avec son père Pierre Louis Julian (1800-), dit Julian aîné, qui le déclara à la mairie sous le nom de Pierre Louis Rodolphe Julian. il avait huit ans quand ses parents se marièrent le 20 avril 1847 ce qui permit de le légitimer ainsi que sa sœur ainée, Mathilde Clara Louise Julienne, née le 2 août 1834[1].

Enfance[modifier | modifier le code]

Son père, débitant de tabac, l'envoya à Marseille comme commis dans une librairie. Il partagea ses loisirs en nageant dans le Vieux Port, luttant lors des fêtes, lisant Balzac et gagna la réputation de « bêtiser sur le port ». Déjà doué pour le dessin, il décida de monter à Paris où il devint l'élève de Léon Cogniet professeur à l'École des Beaux-Arts, mais sans s'inscrire aux cours[1].

Vie parisienne[modifier | modifier le code]

Dès 1863, Rodolphe Julian commença à exposer dans les salons. Sa première au « Salon des refusés » comportait six toiles et deux têtes d'étude. Au Salon de 1865 il présenta deux œuvres qui furent admirées par le critique G. Privat qui écrivit:

« Julian me console heureusement de cette peinture fade et décolorée. Ces deux figures de femmes La Jeune Fille et Désolée sont bien dessinées, bien peintes, d'un ton agréable, d'une originalité incontestable[1]. »

Il installa, à partir de 1866 au 36 rue Vivienne, où il habitait, un atelier de peintre[1].

En 1868, il fonda une académie qui porta son nom. Homme d'affaires avisé, Julian sut attirer des étudiantes et des artistes de renom au sein de son école. Les femmes ayant pour vocation la peinture pouvaient y réaliser des modèles masculins nus, alors qu'elles étaient habituellement refusées dans les autres écoles[1].

Rodolphe Julian meurt à Paris le 2 février 1907 d'une embolie consécutive aux suites d'une phlébite. Son corps repose au cimetière de Lapalud[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Rodolphe Julian sur le site de Lapalud

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Martine Hérold, L’Académie Julian à cents ans, 1968. Brochure commémorative des cent années de l'Académie Julian.
  • Catherine Fehrer, « New Light on the Académie Julian and its founder (Rodolphe Julian) » in La Gazette des Beaux-Arts, mai-juin 1984.
  • Samuel Montiège, "L'Académie Julian et ses élèves canadiens. Paris, 1880-1900", 2011.["http://hdl.handle.net/1866/5900"] in "Papyrus, Université de Montréal"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]