Rodolphe Bresdin

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Rodolphe Bresdin

Naissance 12 août 1822
Montrelais
Décès 11 janvier 1885 (à 62 ans)
Sèvres
Nationalité Française
Activités Graveur
Élèves Odilon Redon
Influença Surréalisme, Jean-Pierre Velly
Maison natale de Rodolphe Bresdin au Fresne-sur-Loire
La Comédie de la mort (lithographie, 1854).
Le Bon Samaritain (lithographie, 1861, Brooklyn Museum).

Rodolphe Bresdin est un dessinateur et graveur français, né à Montrelais le 12 août 1822 et mort à Sèvres le 11 janvier 1885[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Rodolphe Bresdin travaillait de son métier de tanneur deux ou trois jours de la semaine, et le reste du temps il faisait de la gravure. Champfleury a raconté ses débuts misérables dans Chien-Caillou. Il avait commencé par l'eau-forte et s'était mis ensuite à la lithographie[2].

Vers 1860, on le retrouve à Bordeaux, marié, père d'une nombreuse famille mais toujours plongé dans la misère[3]. C'est dans cette ville qu'il initie Odilon Redon à la gravure et à la lithographie. Bresdin n'utilisait ni papier ni crayon pour ses lithographies, il pointillait directement sur la pierre, à l'aide de la plume seule.

Entre 1873 et 1877, il séjourne à Montréal (Québec).

Ses œuvres fantastiques, d'une étrange minutie, — qui constituent aujourd'hui encore une énigme et résistent à bien des interprétations — ont notamment séduit Charles Baudelaire, Théophile Gautier, Joris-Karl Huysmans, Robert de Montesquiou[4] et André Breton qui en fit un « protosurréaliste ». Odilon Redon, qui a laissé de lui un émouvant portrait, organisa vingt ans après sa mort, en 1908, une exposition rétrospective au Salon d'automne qui fut une révélation pour beaucoup. Son influence a été grande sur quelques artistes contemporains comme Jacques Moreau, dit Le Maréchal, Roger Langlais, Georges Rubel, Jean-Pierre Velly ou Philippe Mohlitz.

En 1963, la Bibliothèque nationale monta une grande rétrospective qui fit sensation, puis Roger Cornaille et Jean-Pierre Rosier de la librairie parisienne Le Minotaure contribuèrent encore à le faire reconnaître. Dans les années 1990-2000, trois grosses expositions ont été organisées en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur le site de la Bibliothèque nationale de France
  2. Archives de l'Art
  3. Jean et Bernard Guérin, Des hommes et des activités autour d'un demi-siècle, éd. B.E.B., 1957
  4. L'inextricable graveur, rééd. 1912.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Adhémar et Alix Gambier, Rodolphe Bresdin : 1822-1885 (catalogue de l'exposition à la Bibliothèque nationale), Paris, Bibliothèque nationale,‎ 1963, 47 p.
  • Dirk Van Gelder (trad. du néerlandais par J. Amiel et M. Stordiau), Rodolphe Bresdin, Paris, Éd. du Chêne,‎ 1976, 2 vol., 208 + 159 p. (ISBN 2-85108-113-6)
  • François Fossier, Rodolphe Bresdin : un graveur solitaire (catalogue de l'exposition au Musée d'Orsay), Paris, Réunion des musées nationaux, coll. « Les Dossiers du musée d'Orsay »,‎ 1990, 64 p. (ISBN 2-7118-2323-7)
  • Maxime Préaud, Rodolphe Bresdin, 1822-1885, Robinson graveur (catalogue de l'exposition à la BNF), Paris, Bibliothèque nationale de France,‎ 2000, 182 p. (ISBN 2-7177-2105-3)
  • Cyrille Sciama, Rodolphe Bresdin, fantastique et onirique (catalogue de l'exposition au Musée des beaux-arts de Nantes), Montreuil, Burozoïque,‎ 2007, 16 p. (ISBN 978-2-917130-04-9, présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]