Rocky Road to Dublin

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Rocky Road to Dublin est une chanson traditionnelle irlandaise contant l'histoire d'un homme qui quitte sa ville natale de Tuam pour Liverpool en passant par Dublin. Elle est réputée pour sa difficulté d'interprétation du fait de son rythme rapide et sec et du manque de respiration.

Les paroles sont supposées avoir été écrites par D.K.Gavan au XIXe siècle, pour Harry Clifton, artiste de music hall anglais, qui a popularisé la chanson. De nombreux artistes ont chanté cette chanson depuis, en particulier The Clancy Brothers ou encore The Dubliners dont une version remasterisée a été utilisée pour la bande originale du film Sherlock Holmes en 2009, interprétée par le groupe de punk celtique Dropkick Murphys, sur leur album Sing Loud, Sing Proud !.

Fichier audio
Thème de Rocky road to Dublin au violon. (info)

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Paroles[modifier | modifier le code]

Traditionnelles[modifier | modifier le code]

Cette version est rapportée par Manus O'Connor en 1901[1].

In the merry month of June, when first from home I started,
And left the girls alone, sad and broken-hearted.
Shook hands with father dear, kissed my darling mother,
Drank a pint of beer, my tears and grief to smother ;
Then off to reap the corn, and leave where I was born.
I cut a stout black-thorn to banish ghost or goblin ;
With a pair of bran new brogues, I rattled o'er the bogs —
Sure I frightened all the dogs on the rocky road to Dublin.


For it is the rocky road, here's the road to Dublin;
Here's the rocky road, now fire away to Dublin !


The steam-coach was at hand, the driver said he'd cheap ones.
But sure the luggage van was too much for my ha'pence.
For England I was bound, it would never do to balk it.
For every step of the road, bedad I says I, I'll walk it.
I did not sigh or moan until I saw Athlone.
A pain in my shin bone, it set my heart a-bubbling;
And fearing the big cannon, looking o'er the Shannon,
I very quickly ran on the rocky road to Dublin.


In Mullingar, that night, I rested limbs so weary.
Started by daylight, with spirits light and airy;
Took a drop of the pure, to keep my spirits from sinking,
That's always an Irishman's cure, whenever he's troubled with thinking.
To see the lassies smile, laughing all the while
At my comical style, set my heart a-bubbling.
They axed if I was hired, the wages I required.
Until I was almost tired of the rocky road to Dublin.


In Dublin next arrived, I thought it was a pity
To be so soon deprived of a view of that fine city;
'Twas then I took a stroll, all among the quality,
My bundle then was stole in a neat locality,
Something crossed my mind, thinks I, I'll look behind.
No bundle could I find upon my stick a-wobbling.
Inquiring for the rogue, they said my Connaught brogue.
It wasn't much in vogue on the rocky road to Dublin.


A coachman raised his hand as if myself was wanting,
I went up to a stand, full of cars for jaunting;
"Step up, my boy!" says he ; "Ah, ah I that I will with -pleasure,"
"And to the strawberry beds, I'll drive you at your leisure."
"A strawberry bed?" says I, "faith, that would be too high!"
"On one of straw I'll lie, and the berries won't be troubling;"
He drove me out as far, upon an outside car.
Faith! such jolting never wor on the rocky road to Dublin.


I soon got out of that, my spirits never failing,
I landed on the quay, just as the ship was sailing.
The captain at me roared, swore that no room had he.
But when I leaped on board, they a cabin found for Paddy.
Down among the pigs I played such rummy rigs,
Danced some hearty jigs, with water round me bubbling.
But when off Holyhead, I wished that I was dead,
Or safely put in bed, on the rocky road to Dublin.


The boys in Liverpool, when on the dock I landed.
Called myself a fool, I could no longer stand it;
My blood began to boil, my temper I was losing.
And poor old Erin's Isle, they all began abusing.
"Hurrah! my boys," says I, my shillelagh I let fly.
Some Galway boys were by, they saw I was a hobble in;
Then with a loud "hurrah !" they joined me in the fray.
Faugh-a-ballagh! clear the way for the rocky road to Dublin.


Traduction libre[modifier | modifier le code]

Par le joyeux mois de Juin, quand de chez moi je suis parti
Laissant les filles seules, tristes et le cœur brisé
J'ai serré la main de mon cher père, embrassé ma chère mère
Bu une pinte de bière, pour noyer mes larmes et mon chagrin
Puis parti récolter le grain, quittant ma terre natale
Coupai un prunelier pour chasser fantômes et gobelins
Avec une paire de chaussures neuves, couru par les tourbières
Sûr j'ai dû effrayer tous les chiens sur la route rocailleuse de Dublin


Car c'est la route rocailleuse, voilà la route de Dublin
Voilà la route rocailleuse, cap sur Dublin !


Le train était à portée, le conducteur dit qu'il en avait des pas chers
Mais évidemment le wagon à bagages était trop pour ma bigaille
J'étais en route pour l'Angleterre, ça n'allait pas m'arrêter
Car chaque étape de la route, que je m'étais dit, je la franchirais
Je n'ai ni soupiré ni gémi avant de voir Athlone
Une douleur dans mon tibia, qui fit bouillonner mon cœur
Et la peur du grand canon, regardant par-dessus la rivière Shannon
Je courus très vite sur la route rocailleuse de Dublin


À Mullingar cette nuit-là, je dormis si fatigué
Me levai au petit matin, l'esprit léger et désinvolte
Pris une goutte de pure, pour empêcher mon esprit de sombrer
C'est toujours une cure d'irlandais, quand il est tourmenté
De voir les filles sourire, et rire tout du long
À mon style comique me fit bouillonner le cœur
Elles demandaient si j'étais pris, quel était mon prix
Jusqu'à ce que je sois presque fatigué de la route rocailleuse de Dublin


À peine arrivé à Dublin, j'ai pensé qu'il était dommage
D'être bientôt privé d'une vue de cette belle ville
C'est alors que je me baladais, savourant sa qualité
Que mon balluchon fut volé, dans un quartier chic
Une pensée me traversa l'esprit, je regardai en arrière
Aucun balluchon ne se balançait au bout de mon bâton
M'enquérant du chenapan, on me dit que mon accent de Connaught
N'était pas très en vogue sur la route rocailleuse de Dublin


Un cocher leva la main comme s'il me demandait
Je montai sur une estrade, pleine de voitures pour les ballades
« Approche-toi, mon garçon », dit-il, « Ah ! Ça avec plaisir »
« Et aux lits de fraisier je te conduirai à loisir »
« Un lit de fraisier ? », dis-je, « ma foi, ce serait trop d'honneur »
« Sur un lit de paille je dormirai, et les baies ne dérangeront pas »
Il me conduisit en dehors, dans une voiture ouverte
Ma foi ! Des cahots tels qu'il n'y en avait pas sur la route rocailleuse de Dublin


Je m'en sorti rapidement, ne perdant jamais mes esprits
Atterri sur le quai alors que le bateau partait
Le capitaine me hurla qu'il n'avait plus de cabine
Mais quand j'eus bondi sur le pont, une cabine il me trouva
Une fois parmi les porcs j'ai triché au rami
Dansé quelques gigues joyeuses, l'eau bouillonnant autour de moi
Mais passé Holyhead, je souhaitai être mort
Ou à l'abri dans un lit, sur la route rocailleuse de Dublin


Les gars de Liverpool quand sur le dock j'accostai
Me traitèrent de minable, je ne pouvais plus le supporter
Mon sang se mit à bouillir, je perdais mon sang-froid
Et pauvre île d'Erin, ils commençaient à abuser
« Hourra, les gars », dis-je, faisant virevolter mon shillelagh
Quelques gars de Galway étaient là, ils virent que j'étais en mauvaise posture
Alors avec un puissant « Hourra ! », ils me rejoignirent dans la bagarre
« Faugh-a-ballagh ! » On dégagea la voie de la route rocailleuse de Dublin.

Interprétations récentes[modifier | modifier le code]

La plupart des interprétations du XXe siècle omettent le second et l'antépénultième couplets, et le refrain est remplacé par le suivant :

One two three four five,
Hunt the hare and turn her down the rocky road
And all the way to Dublin, whack follol de rah!


(Un deux trois quatre cinq,
Chassant le lièvre et le rabattant sur la route rocailleuse
Et tout au long de la route jusqu'à Dublin, « whack fol lol de rah ! »)


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Irish come-all-ye's; a repository of ancient Irish songs and ballads--comprising patriotic, descriptive, historical and humorous gems, characteristic of the Irish race (1901), Manus O'Connor.