RocknRolla
RocknRolla
| Titre québécois | Rock et escrocs |
|---|---|
| Réalisation | Guy Ritchie |
| Scénario | Guy Ritchie |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Dark Castle Entertainment |
| Pays d’origine | |
| Genre | Film de gangsters |
| Sortie | 2008 |
| Durée | 114 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
RocknRolla, ou Rock et escrocs au Québec, est le cinquième film du réalisateur britannique Guy Ritchie, sorti en France le 19 novembre 2008. Le film est un retour à la comédie de gangsters dans le style de ses deux premiers films Arnaques, crimes et botanique et Snatch : Tu braques ou tu raques.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
Caïd de la pègre londonienne, Lenny Cole travaille à l'ancienne, ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Uri Omovich, un oligarque russe, donne à Lenny un pot-de-vin de sept millions de livres pour qu'un permis de construire lui soit accordé, et lui prête son tableau porte-bonheur en gage de bonne foi, mais Stella, la comptable d'Omovich, engage deux petits malfrats, « One Two » et « Messe basse », pour dérober les sept millions. Tous deux y voient l'occasion de rembourser une forte somme qu'ils doivent à Lenny et accomplissent leur mission sans problèmes.
Dans le même temps, Lenny se fait voler le tableau que lui a prêté Omovich par son beau-fils, la rock star toxico Johnny Quid, qu'on croyait mort. Lenny charge Archy de retrouver le tableau alors que Uri débloque sept autres millions pour le pot-de-vin. Au cours d'une soirée donnée par son mari, un avocat homosexuel, Stella propose à One Two et à sa bande, « la Horde sauvage », de rééditer leur premier braquage. Bob « Gueule d'Ange », un autre membre de la bande, profite de la soirée pour séduire le mari de Stella, demandant en échange qu'il lui fournisse un document révélant le nom d'un informateur par la faute de qui plusieurs membres de la Horde sauvage ont dû purger des peines de prison. Archy et Lenny rendent visite aux agents de Quid, Mickey et Romain, et leur font comprendre qu'il est dans leur intérêt de retrouver Quid au plus vite.
One Two, Messe basse et Bob Gueule d'Ange volent une deuxième fois les sept millions d'Omovich mais l'argent est cette fois-ci gardé par deux gangsters russes et les trois complices ont toutes les peines du monde à leur échapper. Victor, le bras droit d'Omovich, soupçonne que Lenny est derrière le vol et Omovich organise alors une rencontre avec Lenny, sur un terrain de golf, à l'issue de laquelle il lui fait briser la jambe. Quid se fait à son tour voler le tableau par deux petits escrocs héroïnomanes, qui le vendent à Cookie, un autre membre de la Horde sauvage. Cookie le donne à One Two qui en fait à son tour cadeau à Stella, après avoir couché avec elle. Peu après, One Two est retrouvé par les deux hommes de main russes. Ils s'apprêtent à le torturer mais Archy et ses hommes, venus poser des questions à One Two sur le vol de l'argent d'Omovich, arrivent juste à temps pour le sauver. De leur côté, Mickey et Romain retrouvent Quid et l'emmènent avec eux. Omovich, qui est tombé amoureux de Stella, se rend chez elle pour la demander en mariage et a la surprise d'y découvrir son tableau. Il comprend que Stella l'a trahi et la fait tuer par Victor.
One Two, Messe basse et Bob Gueule d'Ange sont emmenés par Archy dans un entrepôt où les attend Lenny, dans un fauteuil roulant. Ils y retrouvent Quid ainsi que Mickey et Romain. Lenny tire sur son beau-fils alors que celui-ci était sur le point de révéler quelque chose à son sujet. En fouillant Bob Gueule d'Ange, Archy trouve le document que lui a donné l'avocat et sur lequel figure le nom de l'informateur, Sidney Shaw. Or, Archy est le seul à savoir que Sidney Shaw est un pseudonyme utilisé par Lenny. Comprenant que c'est à cause de Lenny qu'il a lui-même passé quelques années en prison, Archy fait plonger Lenny dans un bassin rempli d'écrevisses américaines et libère les membres de la Horde sauvage. Quid, Mickey et Romain, que d'autres hommes de Lenny allaient exécuter, réussissent de leur côté à tous les tuer avec l'aide finale de One Two et ses amis.
L'épilogue présente Quid qui sort d'une cure de désintoxication et est attendu par Archy. Archy lui donne le tableau d'Omovich, laissant entendre qu'il a éliminé le Russe, et Quid lui annonce qu'il veut devenir comme lui « un vrai RocknRolla ».
Fiche technique[modifier]
- Titre : RocknRolla
- Titre québécois : Rock et escrocs
- Réalisation : Guy Ritchie
- Scénario : Guy Ritchie
- Décors : Richard Bridgland
- Costumes : Suzie Harman
- Photographie : David Higgs
- Montage : James Herbert
- Musique : Steve Isles
- Production : Guy Ritchie, Joel Silver, Steve Clark-Hall et Susan Downey
- Société de production : Dark Castle Entertainment
- Société de distribution : Warner Bros. (Royaume-Uni, États-Unis), StudioCanal (France)
- Budget : 18 000 000 $
- Pays d'origine :
Royaume-Uni - Langue originale : anglais (quelques dialogues en russe)
- Format : Couleurs - 2,35:1 - DTS / Dolby Digital - 35 mm
- Genre : Film de gangsters, Comédie
- Durée : 114 minutes
- Dates de sortie :
Distribution[modifier]
- Gerard Butler (VF : Boris Rehlinger - VQ : Louis-Philippe Dandenault) : One Two
- Tom Wilkinson (VF : Richard Leblond - VQ : Vincent Davy) : Lenny Cole
- Thandie Newton (VF : Julie Dumas - VQ : Nathalie Coupal) : Stella
- Mark Strong (VF : Gérard Rinaldi - VQ : Jean-François Beaupré) : Archibald « Archy » Powell
- Idris Elba (VF : Jean-Paul Pitolin - VQ : Marc-André Bélanger) : « Messe basse »
- Tom Hardy (VF : Thibault Belfodil - VQ : Paul Sarrasin) : Bob « Gueule d'Ange »
- Toby Kebbell (VF : Emmanuel Garijo - VQ : Hugolin Chevrette) : Johnny Quid
- Karel Roden (VF : Dušan Vranić - VQ : Sylvain Hétu) : Uri Omovich
- Chris « Ludacris » Bridges (VF : Daniel Lobe - VQ : Éric Bruneau) : Mickey
- Jeremy Piven (VF : Lionel Tua - VQ : Tristan Harvey) : Romain
- Matt King : Cookie
- Geoff Bell : Fred
- Jimi Mistry (VF : Alexandre Gillet) : le Conseiller
- Michael Ryan (VF : Donald Reignoux) : Pete
- Dragan Micanovic : Victor
- Nonso Anozie (VF : Paul Borne - VQ : Thiéry Dubé) : Tank
- Gemma Arterton : June
- Jamie Campbell Bower : le rocker
Production[modifier]
Le tournage du film a débuté le 19 juin 2007 et a duré six semaines. Il s'est entièrement déroulé à Londres et dans ses alentours et Guy Ritchie a réussi à obtenir l'autorisation de tourner deux scènes dans le nouveau Wembley Stadium[1]. Les scènes de la confrontation finale entre les protagonistes du film ont été tournées à la Battersea Power Station.
Bande originale[modifier]
La musique du film est sortie en CD le 30 septembre 2008 sous le label Universal Music Group. Elle comporte seize morceaux et cinq extraits de dialogues du film.
- I'm a Man - Black Strobe
- Have Love, Will Travel - The Sonics
- Bankrobber - The Clash
- The Trip - Kim Fowley
- Ruskies - Steve Isles
- Outlaw - War
- Waiting for a Train - Flash and the Pan
- Rock & Roll Queen - The Subways
- The Gun - Lou Reed
- The Stomp - The Hives
- We Had Love - The Scientists
- Mirror in the Bathroom - The Beat
- Funnel of Love - Wanda Jackson
- Such a Fool - 22-20s
- Dopilsya - Sektor Gaza
- Negra Leono - Miguelito Valdés
Accueil[modifier]
Le film a rapporté 25 739 015 $ dans le monde entier (dont 8 915 788 au Royaume-Uni et 5 700 626 $ aux États-Unis)[2], ce qui représente un très modeste succès commercial. En France, seulement 80 917 spectateurs ont vu le film au cinéma[3].
Il recueille 59 % de critiques positives, avec une note moyenne de 6/10 et sur la base de 142 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[4]. Il obtient un score de 53/100, sur la base de 28 critiques, sur Metacritic[5]. En France, les critiques ont également été mitigées (2,8 étoiles sur 5 dans la revue de presse d'AlloCiné)[6]). Côté positif, Brazil met en avant le rythme et l'humour du film et « des scènes d'actions d'anthologie », Le Figaroscope estime que « Guy Ritchie a retrouvé l'énergie, l'inventivité et l'humour british de ses premiers films », L'Humanité évoque un film mêlant « cruauté, humour et virtuosité filmique », et Libération une comédie noire brillamment interprétée. Côté négatif, Le Nouvel Observateur évoque un « polar déjanté, sans rythme, sans logique, sans talent », Le Parisien « un scénario poussif et des dialogues verbeux » et Première un film qui « n'a rien à raconter ».
Distinctions[modifier]
Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[7].
Récompenses[modifier]
- Empire Award du meilleur film britannique en 2009.
Nominations[modifier]
- Empire Award de la meilleure bande-originale de film en 2009.
Autour du film[modifier]
- Avec ce film, Guy Ritchie tente de faire oublier les échecs d'À la dérive (2002) et Revolver (2005). Il revient ici à ses premiers amours, la comédie de gangsters loufoque à l'anglaise, qui avait fait son succès avec Arnaques, crimes et botanique (1998) et Snatch (2000).
- Le scénario d'une suite éventuelle du film a déjà été écrit et attend le feu vert des studios pour que la production soit lancée[8].
Notes et références[modifier]
- « RocknRolla - Documentaire « Le Londres de Guy Ritchie » », Warner Home Video, 2009, DVD
- (en) RocknRolla, Box Office Mojo
- RocknRolla, Lumière. Consulté le 10 janvier 2011
- (en) RocknRolla, Rotten Tomatoes
- (en) RocknRolla, Metacritic
- RocknRolla - Critiques Presse, AlloCiné
- (en) Awards for RocknRolla, Internet Movie Database
- « RocknRolla - Commentaires audio de Guy Ritchie et Danny Strong », Warner Home Video, 2009, DVD
Liens externes[modifier]
- (en) RocknRolla sur l’Internet Movie Database
- Rock'NRolla sur AlloCiné